directs en épifluorescence et bactéries hétérotrophes marines s’explique par l’hétérogénéité de la population bactérienne présente dans le milieu naturel. D’une part, le comptage direct en épifluorescence prend en compte toutes les cellules quel que soit leur état
physiologique (cellules inactives ou mortes, par exemple). D’autre part, les communautés
microbiennes naturelles comprennent un grand nombre d’espèces qui ne sont pas aptes à
se développer sur les milieux de culture proposés.
En ce sens, le comptage direct en immunofluorescence est plus précis, mais les valeurs
obtenues dépendent directement des fluctuations du nombre des entéropathogènes déversés dans l’eau de mer par l’égout, nombre qui varierait au gré de plusieurs facteurs
incontrolables (saisons, mini-épidémies, courantologie, etc...).
Si, dans son principe, la méthode est fiable, le marqueur bactérien par contre, devrait être
défini différemment. Pour ce travail qui avait pour objectif la comparaison de méthodes
de comptage, la présence dans le commerce du sérum nonavalent (Institut Pasteur
Production) a plus influencé notre choix que le marqueur bactérien lui-même. La
recherche de un ou plusieurs marqueurs de pollution bactérienne est à réaliser.
L’influence éventuelle du formol (utilisé pour la conservation des échantillons) sur les
réactions antigéniques a été testée par des comptages de la souche 026B6. L’échantillon
formolé a permis de dénombrer 3,2 10
5 cellules par ml, tandis que l’échantillon non
formolé présente 4,2 10
5 cellules par ml. Dans les conditions expérimentales que nous
avons définies il ne semble pas que le formol ait influencé les comptages.
Deux autres problèmes d’ordre technique se sont posés lors de l’étude de l’eau de mer
naturelle. Le premier problème dû au bruit de fond observé avec le sérum fluorescent
utilisé a été rapidement résolu grâce à l’emploi déjà mentionné de gélatine hydrolysée.
Le second problème rencontré est lié au volume de l’échantillon à filtrer. Etant donné la
très grande spécificité du sérum utilisé, et la concentration cellulaire en eau de mer, il est
nécessaire de filtrer un volume d’au moins 100 ml pour obtenir des résultats statistiquement exploitables. De tels volumes n’ont pu être filtrés, l’importante quantité de matériel
particulaire en suspension dans cette eau littorale entraînant le colmatage du filtre.
CONCLUSION
Dans le cadre de la recherche de techniques nouvelles de traceurs de pollution bactérienne
des eaux marines, recherches qui se révèlent aujourd’hui indispensables, le dénombrement par microscopie en immunofluorescence apparaît comme une voie d’avenir
prometteuse.
Les techniques immunologiques présentent à la fois l’avantage et l’inconvénient d’une
grande spécificité dans la mise en évidence du traceur bactérien choisi. Ainsi, pour une
exploitation maximale de ces techniques nouvelles, il convient de rechercher des bactéries
ayant une réelle signification tant du point de vue épidémiologique que du point de vue
écologique. Le premier point implique que cette ou ces espèces bactériennes présentent un
pouvoir pathogène. La signification écologique est essentiellement liée au temps de survie
et au mode de dispersion de ces bactéries dans le milieu marin.
Les travaux ultérieurs devront être intégrés dans un programme plus vaste de recherche et
d’application de nouveaux indicateurs biologiques de pollution. Ces travaux devront
reposer à la fois sur des bases bactériologiques (temps de survie des bactéries, réaction
immunologiques dans les diverses conditions du milieu naturel, ...) et sur des bases
écologiques (stratégie d’échantillonnage et exploitation des résultats).
519
physiologique (cellules inactives ou mortes, par exemple). D’autre part, les communautés
microbiennes naturelles comprennent un grand nombre d’espèces qui ne sont pas aptes à
se développer sur les milieux de culture proposés.
En ce sens, le comptage direct en immunofluorescence est plus précis, mais les valeurs
obtenues dépendent directement des fluctuations du nombre des entéropathogènes déversés dans l’eau de mer par l’égout, nombre qui varierait au gré de plusieurs facteurs
incontrolables (saisons, mini-épidémies, courantologie, etc...).
Si, dans son principe, la méthode est fiable, le marqueur bactérien par contre, devrait être
défini différemment. Pour ce travail qui avait pour objectif la comparaison de méthodes
de comptage, la présence dans le commerce du sérum nonavalent (Institut Pasteur
Production) a plus influencé notre choix que le marqueur bactérien lui-même. La
recherche de un ou plusieurs marqueurs de pollution bactérienne est à réaliser.
L’influence éventuelle du formol (utilisé pour la conservation des échantillons) sur les
réactions antigéniques a été testée par des comptages de la souche 026B6. L’échantillon
formolé a permis de dénombrer 3,2 10
5 cellules par ml, tandis que l’échantillon non
formolé présente 4,2 10
5 cellules par ml. Dans les conditions expérimentales que nous
avons définies il ne semble pas que le formol ait influencé les comptages.
Deux autres problèmes d’ordre technique se sont posés lors de l’étude de l’eau de mer
naturelle. Le premier problème dû au bruit de fond observé avec le sérum fluorescent
utilisé a été rapidement résolu grâce à l’emploi déjà mentionné de gélatine hydrolysée.
Le second problème rencontré est lié au volume de l’échantillon à filtrer. Etant donné la
très grande spécificité du sérum utilisé, et la concentration cellulaire en eau de mer, il est
nécessaire de filtrer un volume d’au moins 100 ml pour obtenir des résultats statistiquement exploitables. De tels volumes n’ont pu être filtrés, l’importante quantité de matériel
particulaire en suspension dans cette eau littorale entraînant le colmatage du filtre.
CONCLUSION
Dans le cadre de la recherche de techniques nouvelles de traceurs de pollution bactérienne
des eaux marines, recherches qui se révèlent aujourd’hui indispensables, le dénombrement par microscopie en immunofluorescence apparaît comme une voie d’avenir
prometteuse.
Les techniques immunologiques présentent à la fois l’avantage et l’inconvénient d’une
grande spécificité dans la mise en évidence du traceur bactérien choisi. Ainsi, pour une
exploitation maximale de ces techniques nouvelles, il convient de rechercher des bactéries
ayant une réelle signification tant du point de vue épidémiologique que du point de vue
écologique. Le premier point implique que cette ou ces espèces bactériennes présentent un
pouvoir pathogène. La signification écologique est essentiellement liée au temps de survie
et au mode de dispersion de ces bactéries dans le milieu marin.
Les travaux ultérieurs devront être intégrés dans un programme plus vaste de recherche et
d’application de nouveaux indicateurs biologiques de pollution. Ces travaux devront
reposer à la fois sur des bases bactériologiques (temps de survie des bactéries, réaction
immunologiques dans les diverses conditions du milieu naturel, ...) et sur des bases
écologiques (stratégie d’échantillonnage et exploitation des résultats).
519
