GERBAM — Deuxième Colloque International de Bactériologie marine — CNRS, Brest, 1-5 octobre 1984
IFREMER, Actes de Colloques, 3, 1986, pp. 499-505
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ÉCOLOGIE DES VIBRIONS PATHOGÈNES
A. DODIN, M. DOSSO, coll. tech. de M. GUILLOU
Institut Pasteur, 25 rue du Docteur-Roux, 75015 PARIS (FRANCE)
RÉSUMÉ - Il n’existe aucun test biochimique permettant de définir la pathogénécité d’une bactérie, encore
moins pour les Vibrionaceae. Du fait du grand nombre de bactéries voisines de ce groupe, il est nécessaire de
définir l’action physiopathologique de ces bactéries pour en faire le diagnostic. Deux caractères essentiels sont à
retenir pour faire du germe isolé le responsable de la maladie :
1) Le facteur d’attachement : la détermination en est difficile mais la double diffusion en gélose devrait simplifier
la méthode ;
2) La recherche de toxine cholérique ou d’une partie commune avec la toxine cholérique (toxine LT ou ST d’E.
coli). Ici encore, des techniques simplifiées peuvent être mises en œuvre.
L’acquisition d’un plasmide responsable du facteur d’attachement ou de la production de la toxine chez des
Vibrionaceae non pathogènes est à l’origine de certaines épidémies en France et dans le monde, l’acquisition de
plasmides se faisant dans des conditions bien particulières. Fréquemment, les épidémies dues à des germes
banaux (Aeromonas hydrophila en Afrique) font suite à des épidémies de choléra. C’est pourquoi il est
nécessaire de bien connaître la carte de répartition des bactéries génétiquement susceptibles d’être pathogènes,
d’une part, le vibrion cholérique ubiquiste quant à ses sites écologiques hors épidémie, d’autre part, des vibrions
halophiles présents essentiellement dans les milieux salés aqueux côtiers ou lagunaires, hôtes très fréquents des
fruits de mer d’où des intoxications alimentaires, des Vibrionaceae contaminants normaux de certaines eaux
d’alimentation.
Une place particulière doit être faite à certains vibrions halophiles contaminant des orifices naturels (oreilles,
sinus) ou même septicémiques.
ABSTRACT - There exists no biochimical test allowing to define the pathogenicity of a bacterium, still less for a
Vibrionaceae. From the great number of bacteria closely related to this group, it is necessary to define the
physiopathological action of these bacteria to make up a diagnosis. Two essential characters are to be retained
to hold responsible an isolated germ, for an illness :
1) the binding factor, the identification is difficult but a double diffusion of agar should simplify the method ;
2) the search for the choleric toxin or a common part of the choleric toxin (toxin LT or ST of E. coli). Here
again, simplified techniques may be used.
The acquirement of a plasmid responsable for the binding factor or for the toxin production of the non
pathogenic Vibrionaceae is the origin of certain epidemic diseases in France and in the world, acquiring the
plasmid is acheaved in very particular conditions. Frequently, epidemics are due to banal germs (Aeromonas
hydrophila of Africa) lead to cholera out breaks. That is why, it is necessary to have a thorough knowledge of
the distribution mappe of bacteria genetically capable of being pathogenic :
- on one hand, the ubiquist choleric vibrio regarding their ecologycal sites out of the disease outbreak :
- on the other hand, the halophilous vibrio essentially present in the marine or lagoon environments, frequently
host of seafoods resulting in food intoxication, Vibrionaceae normal contaminants of certain drinking water.
A particular place must be reserved to certain halophilous vibrio which contaminate natural orifices (ears,
sinus) or even septicaemia.
INTRODUCTION
C’est un monde bien étrange que celui des Vibrions, plus encore quand il s’agit des
Vibrions pathogènes.
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