pour l’ensemble de la région, n’est plus observée sur le site de Gravelines depuis 1981
(Delesmont et Delattre 1982).
Figure 1 : Température de l’eau au
point digue (moyenne mensuelle)
Figure 2 : Dénombrement des vibrions
halophiles au point digue (moyenne
mensuelle)
En ce qui concerne maintenant la comparaison des concentrations à la prise et au rejet, il y
a lieu de distinguer deux périodes :
- Période hors chloration il s’agit de la saison froide, pendant laquelle la température à la
prise est inférieure à 10° C. On note qu’une multiplication - d’un facteur X4 en moyenne a
déjà eu lieu au rejet où la température ne dépasse pourtant pas 20° C. La multiplication se
poursuit en mer car les valeurs au point “Digue” sont de 30 % supérieures à celles du point
de rejet, ceci malgré la dilution d’un facteur 5 (déduite des échauffements résiduels).
- Période de chloration : la multiplication du vibrion n’a plus lieu dans la zone chlorée du
canal de rejet. Mais elle est importante au delà : le facteur de multiplication est voisin de
X20 entre les points “Rejet” et “Digue”.
Pour préciser l’étendue en mer du phénomène de multiplication observé à la digue, trois
campagnes de mesures ont été effectuées en 1983, comprenant chacune :
- une série de prélèvements lors de l’extension maximale du panache de rejet vers l’Ouest,
se terminant juste avant la renverse de courant, soit 2 heures avant la pleine mer ;
- une série symétrique vers l’Est, se terminant 4 heures après la pleine mer.
La carte 4 traduit les résultats de la campagne du 23 août 1983, la plus favorable du point
de vue des conditions d’observation. Le panache de rejet et sa dilution peuvent être suivis
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