de vibrions dans l’eau (77 %) et dans les sédiments (23 %) restent identiques en période
chaude ou froide. Enfin, le biotype 5, saccharose-négatif, ne se développe pratiquement
que dans des eaux à très faible salinité c’est-à-dire dans la rivière et surtout en période
chaude.
En accord avec les auteurs américains (Colwell et coll., 1977) et européens tels Muller
(1980), Pujalte et coll. (1983), West et Lee (1982), on peut conclure que les vibrions
non-agglutinables se rencontrent principalement dans l’environnement au niveau des
eaux de surface douce et saumâtre (régions d’estuaire) avec une prolifération accentuée en
été. Ils peuvent être assimilés à des constituants de la microflore autochtone des rivières.
Une origine fécale paraît improbable, aucune corrélation avec le nombre de coliformes
fécaux, par exemple, ne peut être établie. Lee et coll en 1982 mettent l'accent sur les
relations possibles entre ces vibrions et les animaux surtout les oiseaux aquatiques
susceptibles de disséminer ces bactéries et d’en assurer la pérennité. Enfin, ils peuvent être
pathogènes. De nombreux auteurs citent des cas de gastro-entérites accompagnées ou
non de septicémie.
* A côté de ces vibrions, 257 souches de V. parahaemolyticus ont été isolées en nombre
sensiblement équivalent dans les eaux et les sédiments. Elles donnent toutes une réaction
de Kanagawa négative : absence d’hémolyse sur milieu de Wagatsuma (Miyamoto et al.,
1969) comme c’est le cas pour 99,5 % des souches isolées de l'environnement.
'
Les isolements effectués en période que l’on peut qualifier de chaude (température de l' eau
égale ou supérieure à 15°C) prédominent (72 %) aussi bien dans l’eau que dans les
sédiments. Lorsque les conditions thermiques se détériorent, la présence du vibrion se
raréfie dans les eaux, il subsiste dans les sédiments mais vraisemblablement en très faible
nombre car l’analyse habituelle des 5 g est négative alors que le traitement de plusieurs
centaines de g. le met en évidence.
L’examen de la localisation géographique révèle, pendant la période de mai à octobre, de
grandes similitudes avec les sites d’isolement de V. cholerae nag mais sa disparition de la
colonne d’eau en période froide le singularise nettement. Comme l’envisagent Kaneko et
Colwell (1973) ou Sochard et coll. (1979), cette bactérie survit pendant les conditions
défavorables dans les sédiments mais est également associée au zooplancton marin
(copépodes).
On admet classiquement que l’embouchure des rivières constitue le foyer de prédilection
de V. parahaemolyticus. Les résultats de nos recherches vont également dans ce sens, la
bactérie est encore isolée, en été, à cinq kilomètres en amont de l’estuaire de l’Eyre. On
pourrait hâtivement conclure avec Yasunaga (1964) que la source du vibrion parahémolytique est terrestre, déduction paradoxale pour ce vibrion que les premiers chercheurs
japonais ont qualifié de “pathogène halophile”. Cette déduction est contredite par le fait
que V. parahaemolyticus n’est jamais isolé d’une rivière non soumise au régime des
marées. Tous les prélèvements effectués au-delà de la portion du cours d’eau influencée
par les marées se sont révélés négatifs. Les travaux de Aiso et coll. cités par Kaneko et
Colwell (1973) permettent, peut-être, de comprendre la survie de cette bactérie en eau
pratiquement douce. Selon ces auteurs, l’optimum de concentration en NaCl influant sur
la croissance du vibrion dépend de la température. A 20°C, l’optimum se situe entre 0,5 et
1 %, à 37° à 3 % ; la croissance s’arrête pour une teneur inférieure à 0,05 %. Si l' on
extrapole ces observations à l’environnement naturel dans le bassin d’Arcachon où l’on
relève une température moyenne de la rivière ne dépassant que très rarement 20°C, on
peut concevoir une survie de courte durée de l’ordre d’un cycle de marée à de très faible
salinité. Il ne faut pas écarter, comme l’indiquent Sarkar et collaborateurs (1983), une
association possible avec le plancton d’eau douce.
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chaude ou froide. Enfin, le biotype 5, saccharose-négatif, ne se développe pratiquement
que dans des eaux à très faible salinité c’est-à-dire dans la rivière et surtout en période
chaude.
En accord avec les auteurs américains (Colwell et coll., 1977) et européens tels Muller
(1980), Pujalte et coll. (1983), West et Lee (1982), on peut conclure que les vibrions
non-agglutinables se rencontrent principalement dans l’environnement au niveau des
eaux de surface douce et saumâtre (régions d’estuaire) avec une prolifération accentuée en
été. Ils peuvent être assimilés à des constituants de la microflore autochtone des rivières.
Une origine fécale paraît improbable, aucune corrélation avec le nombre de coliformes
fécaux, par exemple, ne peut être établie. Lee et coll en 1982 mettent l'accent sur les
relations possibles entre ces vibrions et les animaux surtout les oiseaux aquatiques
susceptibles de disséminer ces bactéries et d’en assurer la pérennité. Enfin, ils peuvent être
pathogènes. De nombreux auteurs citent des cas de gastro-entérites accompagnées ou
non de septicémie.
* A côté de ces vibrions, 257 souches de V. parahaemolyticus ont été isolées en nombre
sensiblement équivalent dans les eaux et les sédiments. Elles donnent toutes une réaction
de Kanagawa négative : absence d’hémolyse sur milieu de Wagatsuma (Miyamoto et al.,
1969) comme c’est le cas pour 99,5 % des souches isolées de l'environnement.
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Les isolements effectués en période que l’on peut qualifier de chaude (température de l' eau
égale ou supérieure à 15°C) prédominent (72 %) aussi bien dans l’eau que dans les
sédiments. Lorsque les conditions thermiques se détériorent, la présence du vibrion se
raréfie dans les eaux, il subsiste dans les sédiments mais vraisemblablement en très faible
nombre car l’analyse habituelle des 5 g est négative alors que le traitement de plusieurs
centaines de g. le met en évidence.
L’examen de la localisation géographique révèle, pendant la période de mai à octobre, de
grandes similitudes avec les sites d’isolement de V. cholerae nag mais sa disparition de la
colonne d’eau en période froide le singularise nettement. Comme l’envisagent Kaneko et
Colwell (1973) ou Sochard et coll. (1979), cette bactérie survit pendant les conditions
défavorables dans les sédiments mais est également associée au zooplancton marin
(copépodes).
On admet classiquement que l’embouchure des rivières constitue le foyer de prédilection
de V. parahaemolyticus. Les résultats de nos recherches vont également dans ce sens, la
bactérie est encore isolée, en été, à cinq kilomètres en amont de l’estuaire de l’Eyre. On
pourrait hâtivement conclure avec Yasunaga (1964) que la source du vibrion parahémolytique est terrestre, déduction paradoxale pour ce vibrion que les premiers chercheurs
japonais ont qualifié de “pathogène halophile”. Cette déduction est contredite par le fait
que V. parahaemolyticus n’est jamais isolé d’une rivière non soumise au régime des
marées. Tous les prélèvements effectués au-delà de la portion du cours d’eau influencée
par les marées se sont révélés négatifs. Les travaux de Aiso et coll. cités par Kaneko et
Colwell (1973) permettent, peut-être, de comprendre la survie de cette bactérie en eau
pratiquement douce. Selon ces auteurs, l’optimum de concentration en NaCl influant sur
la croissance du vibrion dépend de la température. A 20°C, l’optimum se situe entre 0,5 et
1 %, à 37° à 3 % ; la croissance s’arrête pour une teneur inférieure à 0,05 %. Si l' on
extrapole ces observations à l’environnement naturel dans le bassin d’Arcachon où l’on
relève une température moyenne de la rivière ne dépassant que très rarement 20°C, on
peut concevoir une survie de courte durée de l’ordre d’un cycle de marée à de très faible
salinité. Il ne faut pas écarter, comme l’indiquent Sarkar et collaborateurs (1983), une
association possible avec le plancton d’eau douce.
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