0
Algue - levure
Eau
100%
0
Levure - PM 2
Eau
100% microflore
J 0
cuve J 6
F
J 12
cuve A
cuve B
Brachionus
Brachionus
Jo
cuve G
cuve Jg
F
J 12
cuve A
cuve B
Phénon 1 (Ps) Phénon 2 (Ps) Phénon 3 (Ps)
Autres Pseudomonsas Vibrio/ Aéromonas
Figure 2 : Composition de la microflore bactérienne de l’eau et des Brachionus des élevages G et F en
production normale et dans les élevages A et B lors des mortalités de Brachionus.
Cette masse de bactéries dans le contenu digestif des Brachionus est-elle digérée ? Le
phénon 1, apporté par les Brachionus au départ, se maintient à un niveau élevé. La
digestion des cellules de ce taxon, si elle existe, doit être très partielle puisqu’il persiste
dans ces organismes au cours du temps. Il est plus vraisemblable qu’il se multiplie dans les
Brachionus et peut être sur les pelotes fécales et ensemence l’eau à partir de ces foyers. La
différence nette dans l’élevage G entre la microflore de l’eau et celle des Brachionus
indique qu’il y a soit filtration sélective sans absorption du phénon 2 soit digestion du
phénon 2 et multiplication du phénon 3. L’augmentation du nombre de bactéries dans
l’eau peut masquer la présence du phénon 3 dans celle-ci. De toute façon, l’apport nutritif
direct des bactéries par leur digestion ne doit pas être le fait de toutes les espèces
bactériennes se développant dans les élevages. Yasuda (1980) n’a pu trouver que 2
bactéries sur 200 qui pouvaient, à elles seules, maintenir la production de Brachionus en
étant probablement digérées.
Le groupe Vibrio/ Aéromonas ne représente qu’une petite fraction de la microflore alors
que Yasuda (1980) avait identifié autour de 50 % de Vibrio dans l’eau. Nous-mêmes, dans
d’autres élevages, nous avons trouvé une plus grande représentation de ce groupe. Le
maintien dans le temps du phénon 1 quel que soit l’aliment est remarquable. La fixité de ce
phénon et l’abondance des bactéries rapprochent plus ce milieu d’un contenu intestinal
d’homéotherme que d’un biotope aquatique. Comme pour la microflore intestinale,
(Raibaud et Ducluzeau, 1979), les antagonismes entre bactéries et l’interaction hôtebactéries semblent avoir un rôle prépondérant pour déterminer la composition de la
microflore. L’influence de l’aliment, important chez les homéothermes, est peut-être
atténuée ici par la levure présente dans les deux régimes.
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