48 h, dans le tube digestif en présence de CMC et d’azide de sodium, la quantité d’oses
réducteurs reste voisine de celle mesurée dans le tube digestif témoin. Elle correspond aux
sucres provenant de la digestion ayant précédé l’expérience.
Dans le tube digestif à CMC et chloramphénicol, la quantité d’oses réducteurs est
multipliée de 1,1 à 2,8 par rapport au témoin. Le chloramphénicol, en neutralisant une
partie de la microflore, a permis à une sous-population cellulolytique, jusque là restreinte,
de proliférer en dégradant la cellulose. Les oses réducteurs libres augmentent car la
microflore capable de les utiliser est absente.
Dans le tube digestif à CMC, le niveau de ces oses est plus important et atteint 2,3 à 3,6 fois
celui du témoin. A 72 h, la nécrose du tube digestif, impossible à maintenir en survie
au-delà, libère des glucides constitutifs. La prolifération bactérienne est à son maximum
dans le tube digestif témoin et à CMC. Cet accroissement s’accompagne d’une utilisation
métabolique bactérienne des oses, utilisation qui reste quasi nulle en présence des
antibiotiques.
A 20°C, nous observons la même évolution mais l’élévation de température se traduit par
une augmentation plus rapide aussi bien de la cellulolyse que de la microflore utilisatrice
des sucres réducteurs.
10 degrés C
Planche 1 : influence de l’azide de sodium et du chloramphénicol sur la microflore du tube digestif de Teredo
navalis L.
Les histogrammes indiquent la concentration d’oses réducteurs en fonction du temps par rapport à la quantité
d’oses réducteurs d’un tube digestif témoin.
Ana : Azide de sodium.
CMC : Carboxyméthylcellulose.
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