Au cours de la phase II, débutée le 3 mai, le maximum de densité algale a été atteint le 9
mai, à un niveau sensiblement inférieur à celui du premier “bloom” (52 mg.l-1Chl.a). La
population phytoplanctonique était alors très différente, plus diversifiée, avec des espèces
de plus grande taille : Leptocylindrus danicus et divers Chaetoceros surtout, mais également de nombreuses autres espèces de diatomées, en nombre plus réduit. Le nombre de
flagellés était également élevé (environ 10 6 cellules l' 1 ).
U.F.C. ml' 1
Figure 3 : Variations du nombres (unités formant des colonies) des bactéries hétrérotrophes, des vibrionacées et
des pseudomonadacées dans l'eau du bac expériemental du 13 avril au 13 mai.
Croissance des bactéries hétérotrophes :
On retrouve dans une certaine mesure pour ces bactéries les deux phases précédentes
(fig- 3).
En phase I, le nombre des germes hétérotrophes cultivables sur milieu de Zobell est reste
faible (5000 à 10000 UFC/ ml) jusqu’au 27 avril, tout comme celui des vibrionacées et des
pseudomonadacées. A la fin de la phase I, les trois groupes de bactéries se sont développés, modérément, vraisemblablement en raison de l’enrichissement du milieu par les
substances organiques issues de la lyse de la biomasse algale, puis ont rapidement décliné
dans l’interphase. Au-delà du 27 avril, la population hétérotrophe totale s’est développée
à peu près régulièrement, alors que les deux autres groupes ne l’ont fait qu à partir du 7
mai.
Production de substances antibactériennes :
Deux périodes d’activité antibactérienne, se recouvrant partiellement, ont été observées
dans l’eau du bassin (inhibiteurs dissous) (fig. 4A) : l’une en fin de phase I (maximum le 27
avril), l’autre dès le début de la phase II (maximum le 3 mai). Les vibrions utilisés pour les
tests n’étaient sensibles qu’aux antibiotiques libérés au cours de la première période, les
pseudomonadacées et les germes terrestres l’étant plus nettement pendant la seconde.
Au cours de ces deux périodes, la biomasse algale contenait également des substances
inhibitrices hydrosolubles (fig. 4B). La première période d’activité des cellules correspon366
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