dépendent que de la matière organique libérée par le phytoplancton et de la compétition
nutritionnelle interspécifique. Si de telles relations sont bien démontrées (Bell, Mitchell,
1972 ; Martin, Lelong, 1984) elles sont insuffisantes pour expliquer différents détails et en
particulier la disparition des vibrions en période de croissance du phytoplancton ou
d’augmentation de son taux d’excrétion. La prise en compte de l’existence de substances
antibactériennes excrétées ou liées aux cellules algales (2
e hypothèse) permet une meilleure représentation de la dynamique observée avec des périodes d’inhibition des vibrions
sensibles. Ce phénomène avait déjà été évoqué par différents auteurs (Sieburth, 1968 ;
Simidu et al, 1971 ; Koguré et al, 1979), pour qui la sensibilité des vibrions aux antimétabolites produits par les diatomées expliquerait la disparition de ces organismes lorsque les
algues sont en croissance active. La simulation montre que c’est effectivement pendant
cette période que la concentration d’antimétabolites excrétés est la plus importante. Nous
avons pu vérifier la présence de ces substances dans l’eau des bassins dans ces conditions et
leur activité in vitro envers certains vibrions (Gauthier et al, 1984 : présent volume).
Figure 3 : Contribution du zooplancton et des bactéries aux processus de
régénération (simulation).
On peut simuler ces processus en supprimant ou non l’activité du zooplancton (système maintenu à l'obscurité pour éliminer l’assimilation du phytoplancton). La technique consiste à isoler des échantillons d’eau (taux de
dilution W = 0) dans la phase d’évolution de l’écosystème choisie et à suivre
le devenir des organismes et des composés chimiques dans les conditions
expérimentales citées.
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nutritionnelle interspécifique. Si de telles relations sont bien démontrées (Bell, Mitchell,
1972 ; Martin, Lelong, 1984) elles sont insuffisantes pour expliquer différents détails et en
particulier la disparition des vibrions en période de croissance du phytoplancton ou
d’augmentation de son taux d’excrétion. La prise en compte de l’existence de substances
antibactériennes excrétées ou liées aux cellules algales (2
e hypothèse) permet une meilleure représentation de la dynamique observée avec des périodes d’inhibition des vibrions
sensibles. Ce phénomène avait déjà été évoqué par différents auteurs (Sieburth, 1968 ;
Simidu et al, 1971 ; Koguré et al, 1979), pour qui la sensibilité des vibrions aux antimétabolites produits par les diatomées expliquerait la disparition de ces organismes lorsque les
algues sont en croissance active. La simulation montre que c’est effectivement pendant
cette période que la concentration d’antimétabolites excrétés est la plus importante. Nous
avons pu vérifier la présence de ces substances dans l’eau des bassins dans ces conditions et
leur activité in vitro envers certains vibrions (Gauthier et al, 1984 : présent volume).
Figure 3 : Contribution du zooplancton et des bactéries aux processus de
régénération (simulation).
On peut simuler ces processus en supprimant ou non l’activité du zooplancton (système maintenu à l'obscurité pour éliminer l’assimilation du phytoplancton). La technique consiste à isoler des échantillons d’eau (taux de
dilution W = 0) dans la phase d’évolution de l’écosystème choisie et à suivre
le devenir des organismes et des composés chimiques dans les conditions
expérimentales citées.
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