pourrait expliquer la plus forte proportion de souches de ce type se développant sur le
milieu de Zobell lui-même relativement riche en matière organique.
La population B présente l’originalité de ne regrouper que des souches prélevées entre le 5
e
et le 7
e jour. Cela signifierait que la communauté présente au moment où les valeurs de
comptages sont les plus faibles est alors réduite à cette population caractérisée par de très
faibles capacités nutritionnelles, d’où leur difficulté à se développer sur le milieu de
comptage utilisé. La présence de quelques souches issues de l’eau de remplissage dans
cette partie du dendrogramme, confirme la présence de souche du même type dans l’eau
de remplissage. L’élément le plus intéressant de cette observation reste la disparition
complète durant cette phase des germes prototrophes fermentatifs tels ceux de la population A. Au 4
e jour d’élevage, de nombreux germes vibrioïdes et chitinolytiques avaient été
mis en évidence, à partir du 5
e jour ils disparaissent du milieu. Entre le 5
e jour et le 7
e jour
le milieu exerce une pression sélective sur les germes présentant des indices synthétiques
élevés, seuls les germes auxotrophes et peu versatiles semblent subsister dans le milieu
d’élevage. Les valeurs de comptages directs qui apparaissaient plus élevées à ce moment-là
mais avec des formes caractéristiques en chaînes et en filaments laissent supposer une
inadéquation du milieu de culture utilisé pour les dénombrements de bactéries viables.
Si l’on pouvait qualifier la population B de résistante, la population D caractéristique des
prélèvements effectués au 19
e jour apparaît comme une population de colonisation du
milieu d’élevage. En effet, la communauté qui a retrouvé un niveau quantitatif supérieur à
celle de l’eau de remplissage est constituée presque exclusivement de souches regroupées
dans la population D. Ces souches gardent néanmoins par leurs capacités nutritionnelles
faibles (tableau 2) une trace de la pression sélective exercée au cours des 10 premiers jours
de fonctionnement du système clos.
La population E dont les caractéristiques globales se rapprochent des caractéristiques de
la communauté issue du milieu naturel méditerranéen côtier (tableau 3) regroupe des
souches d’origines variées. La part des souches issues des différents échantillons se
regroupant dans cette partie du dendrogramme pourrait fournir une idée de la persistance
des souches typiquement marines dans l’eau d’élevage. Dans ce sens, on remarque qu’au
7
e mois, la communauté bactérienne hétérotrophe de l’eau d’élevage se compose uniquement de 2 des populations mises en évidence au cours de cette étude. La population A
représente alors 60 à 70 % des souches tandis que tous les autres germes se rattachent à la
population E.
CONCLUSION
Lors de cette expérience, l’utilisation des techniques de taxonomie numérique a permis de
préciser l’évolution d’une communauté bactérienne hétérotrophe dans un écosystème
marin clos. L’utilisation de cet écosystème à des fins aquacoles n’a pas entraîné une simple
juxtaposition des communautés apportées soit par l’eau de remplissage, soit par la
nourriture, soit par les animaux. Seule la période comprise entre TO et 4 jours reflète cette
juxtaposition. A partir du 5
e jour, un véritable état de crise apparaît au sein de la
communauté bactérienne hétérotrophe. Les bactéries apportées par la mise en place de
l’écosystème disparaissent et sont remplacées par une population bactérienne aux caractéristiques originales capable de se développer dans les conditions créées par les autres
composantes de l’écosystème. La disparition des souches de la population A est intéressante en aquaculture sans renouvellement d’eau dans le sens où elle permet une élimination de germes à potentialités pathogènes dès le début de l’expérience. Ceci ne se serait
certainement pas produit si l’apport des animaux et des germes associés avait eu lieu après
un “conditionnement” préalable des bacs et des filtres à sable (Spotte, 1970). Dans ce sens
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milieu de Zobell lui-même relativement riche en matière organique.
La population B présente l’originalité de ne regrouper que des souches prélevées entre le 5
e
et le 7
e jour. Cela signifierait que la communauté présente au moment où les valeurs de
comptages sont les plus faibles est alors réduite à cette population caractérisée par de très
faibles capacités nutritionnelles, d’où leur difficulté à se développer sur le milieu de
comptage utilisé. La présence de quelques souches issues de l’eau de remplissage dans
cette partie du dendrogramme, confirme la présence de souche du même type dans l’eau
de remplissage. L’élément le plus intéressant de cette observation reste la disparition
complète durant cette phase des germes prototrophes fermentatifs tels ceux de la population A. Au 4
e jour d’élevage, de nombreux germes vibrioïdes et chitinolytiques avaient été
mis en évidence, à partir du 5
e jour ils disparaissent du milieu. Entre le 5
e jour et le 7
e jour
le milieu exerce une pression sélective sur les germes présentant des indices synthétiques
élevés, seuls les germes auxotrophes et peu versatiles semblent subsister dans le milieu
d’élevage. Les valeurs de comptages directs qui apparaissaient plus élevées à ce moment-là
mais avec des formes caractéristiques en chaînes et en filaments laissent supposer une
inadéquation du milieu de culture utilisé pour les dénombrements de bactéries viables.
Si l’on pouvait qualifier la population B de résistante, la population D caractéristique des
prélèvements effectués au 19
e jour apparaît comme une population de colonisation du
milieu d’élevage. En effet, la communauté qui a retrouvé un niveau quantitatif supérieur à
celle de l’eau de remplissage est constituée presque exclusivement de souches regroupées
dans la population D. Ces souches gardent néanmoins par leurs capacités nutritionnelles
faibles (tableau 2) une trace de la pression sélective exercée au cours des 10 premiers jours
de fonctionnement du système clos.
La population E dont les caractéristiques globales se rapprochent des caractéristiques de
la communauté issue du milieu naturel méditerranéen côtier (tableau 3) regroupe des
souches d’origines variées. La part des souches issues des différents échantillons se
regroupant dans cette partie du dendrogramme pourrait fournir une idée de la persistance
des souches typiquement marines dans l’eau d’élevage. Dans ce sens, on remarque qu’au
7
e mois, la communauté bactérienne hétérotrophe de l’eau d’élevage se compose uniquement de 2 des populations mises en évidence au cours de cette étude. La population A
représente alors 60 à 70 % des souches tandis que tous les autres germes se rattachent à la
population E.
CONCLUSION
Lors de cette expérience, l’utilisation des techniques de taxonomie numérique a permis de
préciser l’évolution d’une communauté bactérienne hétérotrophe dans un écosystème
marin clos. L’utilisation de cet écosystème à des fins aquacoles n’a pas entraîné une simple
juxtaposition des communautés apportées soit par l’eau de remplissage, soit par la
nourriture, soit par les animaux. Seule la période comprise entre TO et 4 jours reflète cette
juxtaposition. A partir du 5
e jour, un véritable état de crise apparaît au sein de la
communauté bactérienne hétérotrophe. Les bactéries apportées par la mise en place de
l’écosystème disparaissent et sont remplacées par une population bactérienne aux caractéristiques originales capable de se développer dans les conditions créées par les autres
composantes de l’écosystème. La disparition des souches de la population A est intéressante en aquaculture sans renouvellement d’eau dans le sens où elle permet une élimination de germes à potentialités pathogènes dès le début de l’expérience. Ceci ne se serait
certainement pas produit si l’apport des animaux et des germes associés avait eu lieu après
un “conditionnement” préalable des bacs et des filtres à sable (Spotte, 1970). Dans ce sens
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