d’azote combiné.
Les productions d’hydrogène ont été évaluées avec des cellules non proliférantes incubées
dans un respiromètre de Warburg, sous atmosphère d’argon et soumises à une intensité
lumineuse de 10.000 lux. Chaque fiole contient 7,5 mg de proteines cellulaires. Le
compartiment central renferme une solution de KOH ou du tampon CO2. Les substrats,
sulfure (solution de Na 2 S.9H 2 O à 2,4 %), thiosulfate (solution à 100 mM) et acides
organiques sous forme de sels sodiques (solutions à 250 mM) sont introduits dans le
diverticule latéral. La teneur en sulfure de la solution de Na
2
S.9H
2
O est déterminée par
colorimétrie.
Les proteines sont dosées par la méthode de Lowry et col. (1951).
RÉSULTATS
Le dégagement d’hydrogène par E. BA1011 est sous la dépendance de la lumière, du
sulfure et du CO 2 (fig. 1 ). Le CO 2 exacerbe la production de gaz à la lumière en présence de
sulfure (courbe 2). Le dosage du sulfure contenu dans les fioles en fin d’expérience révèle
qu’aucune consommation de donneurs d’électrons ne se manifeste en l’absence de CO
2
.
Dans ces conditions, l’hydrogène formé doit être considéré comme une production sur les
substrats endogènes des cellules. En outre, la mobilisation des réducteurs endogènes n’a
lieu qu’avec le sulfure (courbe 3).
Figure 1 : Influence de la lumière, du
CO2 et du sulfure sur la production de
H2 par Ectohiorhodospira BA 1011.
Caractéristiques particulières de chaque système.
1. Lumière, tampon CO2, 0,2 ml de
solution de Na 2 S . 9H 2 O à 2,4 %
2. Lumière, KOH, 0,2 ml de solution de
Na 2 S . 9H 2 O
3. Lumière, tampon CO2
4. Obscurité, tampon CO2, 0,2 ml de
solution de Na 2 S . 9H 2 O
(d’après Matheron et Baulaigue, 1983).
Le sulfure, avec une activité spécifique de 15,2 µ litres de H
2
et un rendement de 0,71
//mole de H 2 , est une source privilégiée d’électrons pour E. BA1011 (tab. 1). Les activités
spécifiques et les rendements sur acides organiques restent plus faibles. L’addition simultanée de sulfure accroît la production d’hydrogène à partir du propionate et de l'acétate ;
les rendements passent pour le propionate de 0,05 à 0,23 //mole de H
2
mais seulement de
0,16 à 0,19 //mole de H
2
pour l’acétate, après déduction de l’hydrogène formé à partir du
sulfure.
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Les productions d’hydrogène ont été évaluées avec des cellules non proliférantes incubées
dans un respiromètre de Warburg, sous atmosphère d’argon et soumises à une intensité
lumineuse de 10.000 lux. Chaque fiole contient 7,5 mg de proteines cellulaires. Le
compartiment central renferme une solution de KOH ou du tampon CO2. Les substrats,
sulfure (solution de Na 2 S.9H 2 O à 2,4 %), thiosulfate (solution à 100 mM) et acides
organiques sous forme de sels sodiques (solutions à 250 mM) sont introduits dans le
diverticule latéral. La teneur en sulfure de la solution de Na
2
S.9H
2
O est déterminée par
colorimétrie.
Les proteines sont dosées par la méthode de Lowry et col. (1951).
RÉSULTATS
Le dégagement d’hydrogène par E. BA1011 est sous la dépendance de la lumière, du
sulfure et du CO 2 (fig. 1 ). Le CO 2 exacerbe la production de gaz à la lumière en présence de
sulfure (courbe 2). Le dosage du sulfure contenu dans les fioles en fin d’expérience révèle
qu’aucune consommation de donneurs d’électrons ne se manifeste en l’absence de CO
2
.
Dans ces conditions, l’hydrogène formé doit être considéré comme une production sur les
substrats endogènes des cellules. En outre, la mobilisation des réducteurs endogènes n’a
lieu qu’avec le sulfure (courbe 3).
Figure 1 : Influence de la lumière, du
CO2 et du sulfure sur la production de
H2 par Ectohiorhodospira BA 1011.
Caractéristiques particulières de chaque système.
1. Lumière, tampon CO2, 0,2 ml de
solution de Na 2 S . 9H 2 O à 2,4 %
2. Lumière, KOH, 0,2 ml de solution de
Na 2 S . 9H 2 O
3. Lumière, tampon CO2
4. Obscurité, tampon CO2, 0,2 ml de
solution de Na 2 S . 9H 2 O
(d’après Matheron et Baulaigue, 1983).
Le sulfure, avec une activité spécifique de 15,2 µ litres de H
2
et un rendement de 0,71
//mole de H 2 , est une source privilégiée d’électrons pour E. BA1011 (tab. 1). Les activités
spécifiques et les rendements sur acides organiques restent plus faibles. L’addition simultanée de sulfure accroît la production d’hydrogène à partir du propionate et de l'acétate ;
les rendements passent pour le propionate de 0,05 à 0,23 //mole de H
2
mais seulement de
0,16 à 0,19 //mole de H
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pour l’acétate, après déduction de l’hydrogène formé à partir du
sulfure.
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