avancée, sur la base des résultats de Weise et Rheinheimer (1978), pour expliquer la
présence de bactéries fixées à des particules. Dans le cas de la rade de Brest, les valeurs
obtenues en numérations totales sont très importantes comparativement aux résultats
habituellement rencontrés en milieu marin ou même estuarien. Elles peuvent résulter de
l’association de deux phénomènes : d’une part, l’enrichissement du milieu en matière
organique excrétée par le phytoplancton et, d’autre part, la présence de particules inertes
pouvant absorber ces substances dissoutes. L’origine de ces particules ne semble être ni
phytoplanctonique ni sédimentaire. En effet, elles ne correspondent pas à des cellules
algales et le phénomène est surtout développé en surface.
Les derniers résultats ont illustré également des différences de comportement entre
bactéries libres et fixées. La croissance bactérienne s’accompagne d’un accroissement du
volume cellulaire (Torrella et Morita, 1981). Les auteurs ayant observé une division plus
intense des bactéries fixées aux particules (Pedros-Alio et Brock, 1983) notent aussi que
ces bactéries ont des dimensions supérieures à celles des bactéries libres au même moment
(Kirchman, 1983). Jacq et al. (1985) observent bien que les bactéries fixées, au moment du
bloom, sont plus grandes que les bactéries libres de la période hivernale, mais observent
également que ces bactéries fixées sont plus petites que les bactéries libres des mêmes
échantillons. De telles différences de comportement, également signalées par Cammen et
Walker ( 1982) ne permettent pas non plus de proposer une loi générale. Les dénombrements de bactéries par épifluorescence, permettent certes une bonne appréciation de
l’abondance des peuplements bactériens et de certains aspects de leur comportement
(liaison avec les particules, pourcentages de cellules en division). Les mesures de biomasse
et des volumes cellulaires renseignent en partie sur l’état physiologique des bactéries.
Néanmoins, ces méthodes ont l’inconvénient de rassembler en une catégorie unique des
peuplements bactériens qui sont souvent extrêmement diversifiés, tant sur le plan taxonomique que physiologique et dont les composants ne peuvent répondre de façon
identique à un événement donné. L’étude des relations entre bactéries et matière particulaire passe nécessairement par l’emploi simultané de techniques microbiologiques variées,
incluant l’étude des structures des peuplements. Cependant, compte tenu de la difficulté et
du coût de ces études, la connaissance de la distribution dans l’espace et le temps des divers
types bactériens constitue un préalable nécessaire.
AZAM F., FENCHEL T., FIELD J. G., GRAY J. S., MEYER-REIL L.A. and THINGSTAD F., 1983. The ecological role of
water-column microbes in the sea - Mar. Ecol. Prog. Ser., 10: 257-263.
CAMMEN L.M. and WALKER S.A., 1982. Distribution and activity of attached and free-living suspended bacteria
in the Bay of Fundy - Canadian Journal of Fisheries and Aquatic Sciences, 39(12): 1655-1663.
FUKAMI K., SIMIDU U. and TAGA N., 1981. Fluctuation of the communities of heterotrophic bacteria during the
decomposition process of phytoplankton . J. Exp. Mar. Biol. Ecol., 55: 171 -184.
GOULDER R., 1977. Attached and free bacteria in an estuary with abundant suspended solids - J. Appl.
Bacteriol., 43:399-405.
HANSON R.B. et WIEBE W J., 1977. Heterotrophic activity associated with particulate size fraction in a Spartina
alterniflora salt-marsh estuary. Sapelo island, Georgia, U.S.A., and the continental shelf waters - Mar. Biol.,
42: 321-330.
JACQ E. et PRIEUR D., 1985. Distribution comparée des bactéries libres et fixées aux particules au niveau du
système frontal d’Ouessant - Oceanis, 11 (3): 223-234.
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présence de bactéries fixées à des particules. Dans le cas de la rade de Brest, les valeurs
obtenues en numérations totales sont très importantes comparativement aux résultats
habituellement rencontrés en milieu marin ou même estuarien. Elles peuvent résulter de
l’association de deux phénomènes : d’une part, l’enrichissement du milieu en matière
organique excrétée par le phytoplancton et, d’autre part, la présence de particules inertes
pouvant absorber ces substances dissoutes. L’origine de ces particules ne semble être ni
phytoplanctonique ni sédimentaire. En effet, elles ne correspondent pas à des cellules
algales et le phénomène est surtout développé en surface.
Les derniers résultats ont illustré également des différences de comportement entre
bactéries libres et fixées. La croissance bactérienne s’accompagne d’un accroissement du
volume cellulaire (Torrella et Morita, 1981). Les auteurs ayant observé une division plus
intense des bactéries fixées aux particules (Pedros-Alio et Brock, 1983) notent aussi que
ces bactéries ont des dimensions supérieures à celles des bactéries libres au même moment
(Kirchman, 1983). Jacq et al. (1985) observent bien que les bactéries fixées, au moment du
bloom, sont plus grandes que les bactéries libres de la période hivernale, mais observent
également que ces bactéries fixées sont plus petites que les bactéries libres des mêmes
échantillons. De telles différences de comportement, également signalées par Cammen et
Walker ( 1982) ne permettent pas non plus de proposer une loi générale. Les dénombrements de bactéries par épifluorescence, permettent certes une bonne appréciation de
l’abondance des peuplements bactériens et de certains aspects de leur comportement
(liaison avec les particules, pourcentages de cellules en division). Les mesures de biomasse
et des volumes cellulaires renseignent en partie sur l’état physiologique des bactéries.
Néanmoins, ces méthodes ont l’inconvénient de rassembler en une catégorie unique des
peuplements bactériens qui sont souvent extrêmement diversifiés, tant sur le plan taxonomique que physiologique et dont les composants ne peuvent répondre de façon
identique à un événement donné. L’étude des relations entre bactéries et matière particulaire passe nécessairement par l’emploi simultané de techniques microbiologiques variées,
incluant l’étude des structures des peuplements. Cependant, compte tenu de la difficulté et
du coût de ces études, la connaissance de la distribution dans l’espace et le temps des divers
types bactériens constitue un préalable nécessaire.
AZAM F., FENCHEL T., FIELD J. G., GRAY J. S., MEYER-REIL L.A. and THINGSTAD F., 1983. The ecological role of
water-column microbes in the sea - Mar. Ecol. Prog. Ser., 10: 257-263.
CAMMEN L.M. and WALKER S.A., 1982. Distribution and activity of attached and free-living suspended bacteria
in the Bay of Fundy - Canadian Journal of Fisheries and Aquatic Sciences, 39(12): 1655-1663.
FUKAMI K., SIMIDU U. and TAGA N., 1981. Fluctuation of the communities of heterotrophic bacteria during the
decomposition process of phytoplankton . J. Exp. Mar. Biol. Ecol., 55: 171 -184.
GOULDER R., 1977. Attached and free bacteria in an estuary with abundant suspended solids - J. Appl.
Bacteriol., 43:399-405.
HANSON R.B. et WIEBE W J., 1977. Heterotrophic activity associated with particulate size fraction in a Spartina
alterniflora salt-marsh estuary. Sapelo island, Georgia, U.S.A., and the continental shelf waters - Mar. Biol.,
42: 321-330.
JACQ E. et PRIEUR D., 1985. Distribution comparée des bactéries libres et fixées aux particules au niveau du
système frontal d’Ouessant - Oceanis, 11 (3): 223-234.
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