l’occurence température et chlorophylle a sont représentées sur les figures 6a et 6b. On
observe une zone stratifiée à l’ouest de la radiale (stations 274, 273) et une thermocline à
30 mètres de profondeur. Exception faite d’une poche d’eau à 14°C en surface, la colonne
d’eau est thermiquement homogène (températures inférieures à 14°C) à l’est de la station
271, jusqu’à la station 269. Les concentrations de chlorophylle a sont maximales au
niveau de la station 273 au-dessus de la thermocline (4 mg 1-1 ), en surface au niveau de la
poche d’eau à 14°C mentionnée ci-dessus (2//g F 1 ), ainsi qu’au niveau de la station 268 à
une profondeur de 25-30 mètres. La distribution des bactéries totales et fixées est
représentée sur les figures 6c et 6d. En zone stratifiée, les dénombrements de bactéries
décroissent de la surface (5.10 5 cellules ml -1 ) à la thermocline (5.10 4 cellules ml -1). En
zone homogène, de fortes concentrations (3.10 5 cellules ml -1 ) sont notées d une part en
surface (0 à 10 m) au niveau de la station 269, d’autre part au fond à la station 270. La
distribution des bactéries fixées est quelque peu différente (Fig. 6d). En zone stratifiée,
aucune bactérie n’est observée sous la thermocline. Ce type de bactéries est essentiellement réparti en trois taches. La première est située en surface, en zone frontale à la station
271, mais les bactéries fixées ne représentent que 2 à 2,5 % de la population totale. Les
deux autres sont situées en zone mélangée, en surface au niveau de la station 269 et en
profondeur entre les stations 270 et 269. Dans ces deux cas, la population fixée correspond respectivement à 17,7 % et à 9 % des bactéries totales.
DISCUSSION ET CONCLUSIONS
La proportion de bactéries observées liées aux particules est extrêmement variable et de
nombreux cas de figures ont été signalés. En rade de Brest, les bactéries fixées représentent de 10 à 50% de la population totale. Leur augmentation suit l’augmentation de
l’ensemble du peuplement bactérien, et est contemporaine des poussées phytoplanctoniques (Jacq et al., 1985). Au niveau du système frontal d’Ouessant, les phénomènes sont
plus complexes et varient selon la nature des masses d’eaux. En zone stratifiée, les
bactéries fixées aux particules disparaissent sous la thermocline. En zone mélangée, les
bactéries fixées sont présentes en surface et en profondeur, et cette distribution diffère
quelque peu de celle des bactéries totales. Les pourcentages les plus forts sont voisins de
17 %. Dans la littérature, les résultats obtenus sont également très variables. Ainsi, Linley
et Field ( 1982) notent la constance du pourcentage des bactéries fixées ( 10 %) qui ne varie
pas malgré les fluctuations de l’abondance totale. A l’opposé, Cammen et Walker (1982)
observent que le pourcentage des bactéries fixées varie de 8 à 94 % en baie de Fundy selon
la période de l’année, et la localisation de la station. Ces auteurs estiment que la proportion des bactéries fixées est corrélée à l’abondance des particules en suspension. A
l’évidence, il ne se dégage pas des différents travaux sur cette question de règle générale et
l’abondance des particules ne constitue pas le facteur toujours déterminant. La qualité des
particules concernées, ou plus simplement feur nature, doit être prise en compte. Linley et
Field (1982) décrivent, dans les systèmes d’upwelling d’Afrique du Sud, divers types de
particules, ou d’agglomérats bactériens. Certains de ces agglomérats semblent dépendre
de la présence de phytoplancton, bien que les cellules phytoplanctoniques ne constituent
pas le support des bactéries, que l’on trouve rarement fixées au phytoplancton vivant
(Azam et al., 1983). Par contre, au cours de la dégradation des cellules phytoplanctoniques, les bactéries se fixent aux cellules mortes (Fukami et al., 1981). Au niveau du
système frontal d’Ouessant, Jacq et Prieur (1985), observent certaines relations entre la
présence de bactéries fixées et des concentrations importantes de chlorophylle. Cependant, le phytoplancton n’est pas le seul mis en cause, car en profondeur, en zone
homogène, c’est une remise en suspension du sédiment (Jacq et Prieur, 1985) qui est
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observe une zone stratifiée à l’ouest de la radiale (stations 274, 273) et une thermocline à
30 mètres de profondeur. Exception faite d’une poche d’eau à 14°C en surface, la colonne
d’eau est thermiquement homogène (températures inférieures à 14°C) à l’est de la station
271, jusqu’à la station 269. Les concentrations de chlorophylle a sont maximales au
niveau de la station 273 au-dessus de la thermocline (4 mg 1-1 ), en surface au niveau de la
poche d’eau à 14°C mentionnée ci-dessus (2//g F 1 ), ainsi qu’au niveau de la station 268 à
une profondeur de 25-30 mètres. La distribution des bactéries totales et fixées est
représentée sur les figures 6c et 6d. En zone stratifiée, les dénombrements de bactéries
décroissent de la surface (5.10 5 cellules ml -1 ) à la thermocline (5.10 4 cellules ml -1). En
zone homogène, de fortes concentrations (3.10 5 cellules ml -1 ) sont notées d une part en
surface (0 à 10 m) au niveau de la station 269, d’autre part au fond à la station 270. La
distribution des bactéries fixées est quelque peu différente (Fig. 6d). En zone stratifiée,
aucune bactérie n’est observée sous la thermocline. Ce type de bactéries est essentiellement réparti en trois taches. La première est située en surface, en zone frontale à la station
271, mais les bactéries fixées ne représentent que 2 à 2,5 % de la population totale. Les
deux autres sont situées en zone mélangée, en surface au niveau de la station 269 et en
profondeur entre les stations 270 et 269. Dans ces deux cas, la population fixée correspond respectivement à 17,7 % et à 9 % des bactéries totales.
DISCUSSION ET CONCLUSIONS
La proportion de bactéries observées liées aux particules est extrêmement variable et de
nombreux cas de figures ont été signalés. En rade de Brest, les bactéries fixées représentent de 10 à 50% de la population totale. Leur augmentation suit l’augmentation de
l’ensemble du peuplement bactérien, et est contemporaine des poussées phytoplanctoniques (Jacq et al., 1985). Au niveau du système frontal d’Ouessant, les phénomènes sont
plus complexes et varient selon la nature des masses d’eaux. En zone stratifiée, les
bactéries fixées aux particules disparaissent sous la thermocline. En zone mélangée, les
bactéries fixées sont présentes en surface et en profondeur, et cette distribution diffère
quelque peu de celle des bactéries totales. Les pourcentages les plus forts sont voisins de
17 %. Dans la littérature, les résultats obtenus sont également très variables. Ainsi, Linley
et Field ( 1982) notent la constance du pourcentage des bactéries fixées ( 10 %) qui ne varie
pas malgré les fluctuations de l’abondance totale. A l’opposé, Cammen et Walker (1982)
observent que le pourcentage des bactéries fixées varie de 8 à 94 % en baie de Fundy selon
la période de l’année, et la localisation de la station. Ces auteurs estiment que la proportion des bactéries fixées est corrélée à l’abondance des particules en suspension. A
l’évidence, il ne se dégage pas des différents travaux sur cette question de règle générale et
l’abondance des particules ne constitue pas le facteur toujours déterminant. La qualité des
particules concernées, ou plus simplement feur nature, doit être prise en compte. Linley et
Field (1982) décrivent, dans les systèmes d’upwelling d’Afrique du Sud, divers types de
particules, ou d’agglomérats bactériens. Certains de ces agglomérats semblent dépendre
de la présence de phytoplancton, bien que les cellules phytoplanctoniques ne constituent
pas le support des bactéries, que l’on trouve rarement fixées au phytoplancton vivant
(Azam et al., 1983). Par contre, au cours de la dégradation des cellules phytoplanctoniques, les bactéries se fixent aux cellules mortes (Fukami et al., 1981). Au niveau du
système frontal d’Ouessant, Jacq et Prieur (1985), observent certaines relations entre la
présence de bactéries fixées et des concentrations importantes de chlorophylle. Cependant, le phytoplancton n’est pas le seul mis en cause, car en profondeur, en zone
homogène, c’est une remise en suspension du sédiment (Jacq et Prieur, 1985) qui est
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