Les échantillons d’eau de mer qnt été fixés dès le prélèvement au formaldéhyde à 3 %.
L’observation et la numération des bactéries ont été réalisées en microscopie à épifluorescence (Bausch and Lomb “Balplan”) après coloration à l’acridine orange selon la technique de Hobbie et al. (1977). Pour chaque échantillon, les nombres de bactéries libres, de
bactéries fixées sur des particules et de cellules en division ont été obtenus. La somme de
ces valeurs constitue le nombre de bactéries totales. Parallèlement aux paramètres
bactériologiques, les paramètres physicochimiques et phytoplanctoniques ont été mesurés. Ils ont fait l’objet de publications dans le cas de la mer d’Iroise (Le Corre, 1985) et de la
rade de Brest (Quéguiner et Tréguer, 1984).
RÉSULTATS
Variations temporelles en rade de Brest
Pendant toute la période étudiée, la colonne d’eau (30 mètres) présente une homogénéité
verticale, en ce qui concerne la température et la salinité, en raison d’un brassage intense
dû aux courants de marée. L’évolution du nombre total de bactéries pendant la période
étudiée est représentée sur la figure 2. D’octobre à mars, l’abondance des bactéries fluctue
très peu et demeure à environ 10 5 cellules ml" 1 . Deux valeurs maximales sont observées,
respectivement les 24 mars et 22 avril, particulièrement à basse mer et en surface. La
densité bactérienne atteint alors 6.10 8 cellules ml -1 . En dehors de ces deux pics, les
bactéries fixées aux particules sont présentes mais ne représentent que 10% du peuplement total. Elles sont isolées sur des particules et de petite taille. Au moment où les valeurs
maximales des bactéries sont observées, les pourcentages de bactéries fixées sur des
particules augmentent jusqu’à former 50 % du peuplement total (fig. 3). Ces bactéries
fixées sont de plus grande taille et apparaissent souvent sous forme de microcolonies,
résultant de divisions actives. Une série de prélèvements réalisés à midi solaire donne des
résultats similaires qui sont corrélés de façon significative aux mesures de production
primaire effectuées au même moment (fig. 4). Les mesures des volumes cellulaires des
bactéries libres et fixées, échantillonnées au moment de la poussée de phytoplancton,
indiquent des comportements différents de ces deux fractions du peuplement bactérien.
Les bactéries libres ont un volume cellulaire qui s’échelonne de 0,05 à 0,65 µm 3 pour une
valeur moyenne de 0,237 µm 3 . Les bactéries fixées ont, elles, un volume cellulaire qui
s’échelonne de 0,05 à 0,40 µm 3 pour une valeur moyenne de 0,124 /un 3 (fig. 5a et 5b).
Avant les poussées phytoplanctoniques, le volume cellulaire moyen était de 0,09 µm 3 .
Figure 2 : Evolution annuelle du nombre total de
bactéries par ml à basse mer (surface et fond) et à
haute mer.
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