En octobre et novembre 1981, l’oxygène a été détecté jusqu’à 3,50 mètres de profondeur
(fig. 3). L’oxycline et l’halocline coïncidaient, mais toutefois, le sulfure a été analysé à l’état
de traces à partir de 3,25 mètres de profondeur, laissant suggérer une faible diffusion de
ces deux composés à travers l’halocline. Dès la période holomictique, le sulfure qui s’était
accumulé dans l’hypolimnion est mélangé dans toute la colonne d’eau, au détriment de
l’oxygène dissous qui n’est détecté que dans les eaux de surface. La colonne d’eau est
totalement aérée lorsque le sulfure est oxydé ; celui-ci n’est détecté que dans le dernier
mètre de profondeur et ses valeurs sont très faibles.
Variations saisonnières des biomasses et activités
Pendant la période de stratification, une population dense de bactéries phototrophes a été
observée à l’interface entre l’épilimnion et l’hypolimnion tandis que les bactéries hétérotrophes aérobies (B.H.A.) et les bactéries sulfo-oxydantes aérobies étaient surtout abondantes dans l’épilimnion (fig. 8). La figure 4 présente l’évolution, entre juin 1981 et avril
1982, du nombre de B.H.A. dans toute la colonne d’eau. Les nombres les plus élevés ont
été enregistrés pendant la période de stratification, dans les eaux de surface. Au cours de
la période sèche, ce nombre diminue fortement, laissant suggérer un “lavage” par l’eau de
mer qui pénètre en lagune. Effectivement, le rapport entre les dénombrements sur le
milieu salé et le milieu doux (MA/NA) augmente à cette période (fig. 5). De même,
l’activité des B.H. A., mise en évidence par le temps de doublement cellulaire, augmente
pendant la saison sèche, dès la période de mélange des eaux (fig.6). Pendant cette période,
E
? o
ô
h.
Figure 4 : Répartition verticale des bactéries hétérotrophes aérobies de juin 1981
à avril 1982, dans l’eau de la
station de prélèvement en baie
de Biétri. Les ronds noirs correspondent aux dénombrements sur milieux Marine
Agar, les ronds blancs aux
dénombrements sur milieu Nutrient Agar.
log nombre de colonies bactériennes par
Figure 5 : Evolution du rapport des dénombrements sur milieu salé (MA) et sur milieu
doux (NA), de juin 1981 à mai 1982, dans l’eau
de surface (ronds) et le sédiment (triangles) de
la station de prélèvement en baie de Biétri.
Figure 6 : Evolution de la production de bactéries hétérotrophes aérobies (diagrammes)
exprimée en log. du nombre de cellules produites par ml et par jour, et temps de doublement cellulaire (ronds noirs) exprimé en heures,
dans l’eau de surface de la station de prélèvement en baie de Biétri, de juin 1981 à mai 1982.
163
Précédent

- 151/628

Suivant