conservativité de ce paramètre lors du mélange des eaux de la Cironde
et de l’eau marine du plateau continental.
Figure 1 - Position des stations et salinités lors des campagnes Biomet li et III.
La somme NC), + N() 2 est beaucoup plus élevée en Charente qu’en Gironde (fig. 2). La dilution de la Charente dans le pertuis d’Antioche est
également représentée par une droite, ce qui traduit le comportement
conseivatit de ce paramètre (Boyle et al.i, 1974). Cette droite coupe la
droite de dilution de la Gironde non pas au niveau des points représentatifs de l’eau de mer du plateau mais en un point intermédiaire caractéristique du panache girondin. Ceci montre que le terme salin du mélange n’est pas l’eau de mer du plateau continental mais une eau côtière
fortement influencée par la Gironde.
Dans la Gironde et sur le plateau, les concentrations en cadmium varient linéairement de 0,64 à 0,07 nM/1 entre les salinités 16 et 35,6. Le
cadmium est donc conservatif à cette époque. Jv même comportement
est observé dans le panache de la Charente et le pertuis, bien que la régression soit moins significative (r=0,27, p<0,l) car les concentrations
varient peu au cours du mélange : de 0,18 à 0,20 nM/1 entre les salinités
17,9 er 32,47 (fig. 2).
Ln mars, les particules prélevées sur le plateau sont beaucoup plus riches
en carbone organique (min. : 2,2 %, max. : 10,5 %, moy. : 8,8 %) et
pauvres en aluminium (min. : 1,2 %, max. : 8,2 %, moy. : 3,8 %).
Ceci traduit sans doute une origine biologique et pourrait expliquer
qu’elles sont plus riches en cadmium que lors de la campagne de janvier
(min. : 3,6 nM/g, max. : 12,7 nM/g, moy. : 8,3 nM/g).
On observe ègalement à cette époque un fort déficit en N() 3 + N( ), sur
le plateau (fig. 2) qui suggère, en accord avec la forte composante organique des particules et l’épuisement des phosphates, (non représentès
ici), une importante activité phytoplanctonique.
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