production primaire...) réalisées dans le cadre de ce programme ont
examiné la possibilité et l’importance du recyclage de ce contaminant
par le phytoplancton (Boutier et al., 2001). Les conditions et l’importance
de l’enlèvement de cadmium dissous par les cellules phytoplanctoniques
reste à quantifier car, s’il existe un modèle hydrodynamique permettant
d’évaluer l’impact des eaux girondines sur le bassin de Marennes (Lazure
&Jégou, 1998), il faut que le comportement de l’élément dissous transporté par le modèle soit proche de la consemativité ou que la durée des
périodes (saisons) où cet élément est « intégré » par le phytoplancton soit
faible.
La relation production primaire-cycle de cadmium a déjà été démontrée
par des travaux essentiellement menés en milieu océanique ou en laboratoire. La mise en évidence du rôle du phytoplancton en zone côtière
est beaucoup plus difficile, du fait de la non-stationnarité du svstème, de
la multiplicité et de la variabilité temporelle des sources (d’éléments nutritifs et de cadmium).
Dans cette optique, nous avons utilisé une méthode complémentaire
basée sur l’incubation, en conditions quasi in siht, d’échantillons marqués (
109 Cd et
14 C) lors de campagnes réalisées en hiver et en période de
bloom. Ce tycpe d’approche a déjà été utilisé en Méditerranée (Wollast &
Loijens, 1989).
Le but de cette communication est de présenter les résultats de cette approche qui permet une évaluation qualitaüve (type d’interaction : sorption passive et/ou assimiiation active) et quantitative (contribution de
l’activité phytoplanctonique à l’appauvrissement de cadmium dissous).
Matériel et méthodes
Cette étude repose sur trois campagnes réalisées en conditions climatiques et hydrologiques très contrastées (tab.).
Avant chaque échantillonnage, réalisé au début du jour, la colonne d’eau
est caractérisée par des profils de sonde (T, S, turbidité, fluorimétrie). En
fonction des profils, des prélèvements d’eau (bouteille Niskin) sont effectués à différentes profondeurs. À bord, les prélèvements sont rapidement
sous-échantilltjnnés en vue de l’analyse de différents paramètres et de
l’ajout des radioelcments (
109 Cd,
14 C). En ce qui conceme le
109 Cd, chaque
niveau prélevé est réparti dans trois flacons d’incubation en polycarbonate
(50 ml par flacon). Un seul des flacons est transparent, les deux autres
sont noirs et totalement opaques. Dans chaque flacon, 100 pl d’une solution de
109 Cd (dans HCl 0,1 M) est ajouté. Cet ajout correspond à une activité comprise entre 300 et 600 Bq en fonction de la campagne. La réalisation d’étalons lors de chaque campagne (ajout de 100µl de solution de
marquage directement dans un flacon de comptage contenant 50 ml
d’eau distillée) a permis de cctnnaître avec une bonne précision l’activité
de
109 Cd introduite dans l’échantillon. La quantité de cadmium (
109 Cd +
entraîneur stable) ainsi ajoutée dans chaque échantillon est très inférieure
à celle qui était présente initialement dans le milieu. On rajoute en plus,
61
examiné la possibilité et l’importance du recyclage de ce contaminant
par le phytoplancton (Boutier et al., 2001). Les conditions et l’importance
de l’enlèvement de cadmium dissous par les cellules phytoplanctoniques
reste à quantifier car, s’il existe un modèle hydrodynamique permettant
d’évaluer l’impact des eaux girondines sur le bassin de Marennes (Lazure
&Jégou, 1998), il faut que le comportement de l’élément dissous transporté par le modèle soit proche de la consemativité ou que la durée des
périodes (saisons) où cet élément est « intégré » par le phytoplancton soit
faible.
La relation production primaire-cycle de cadmium a déjà été démontrée
par des travaux essentiellement menés en milieu océanique ou en laboratoire. La mise en évidence du rôle du phytoplancton en zone côtière
est beaucoup plus difficile, du fait de la non-stationnarité du svstème, de
la multiplicité et de la variabilité temporelle des sources (d’éléments nutritifs et de cadmium).
Dans cette optique, nous avons utilisé une méthode complémentaire
basée sur l’incubation, en conditions quasi in siht, d’échantillons marqués (
109 Cd et
14 C) lors de campagnes réalisées en hiver et en période de
bloom. Ce tycpe d’approche a déjà été utilisé en Méditerranée (Wollast &
Loijens, 1989).
Le but de cette communication est de présenter les résultats de cette approche qui permet une évaluation qualitaüve (type d’interaction : sorption passive et/ou assimiiation active) et quantitative (contribution de
l’activité phytoplanctonique à l’appauvrissement de cadmium dissous).
Matériel et méthodes
Cette étude repose sur trois campagnes réalisées en conditions climatiques et hydrologiques très contrastées (tab.).
Avant chaque échantillonnage, réalisé au début du jour, la colonne d’eau
est caractérisée par des profils de sonde (T, S, turbidité, fluorimétrie). En
fonction des profils, des prélèvements d’eau (bouteille Niskin) sont effectués à différentes profondeurs. À bord, les prélèvements sont rapidement
sous-échantilltjnnés en vue de l’analyse de différents paramètres et de
l’ajout des radioelcments (
109 Cd,
14 C). En ce qui conceme le
109 Cd, chaque
niveau prélevé est réparti dans trois flacons d’incubation en polycarbonate
(50 ml par flacon). Un seul des flacons est transparent, les deux autres
sont noirs et totalement opaques. Dans chaque flacon, 100 pl d’une solution de
109 Cd (dans HCl 0,1 M) est ajouté. Cet ajout correspond à une activité comprise entre 300 et 600 Bq en fonction de la campagne. La réalisation d’étalons lors de chaque campagne (ajout de 100µl de solution de
marquage directement dans un flacon de comptage contenant 50 ml
d’eau distillée) a permis de cctnnaître avec une bonne précision l’activité
de
109 Cd introduite dans l’échantillon. La quantité de cadmium (
109 Cd +
entraîneur stable) ainsi ajoutée dans chaque échantillon est très inférieure
à celle qui était présente initialement dans le milieu. On rajoute en plus,
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