- elles peuvent enfin résulter de la déformation de sédiments déjà déposés
à la faveur du jeu de failles de tassement ou d’écoulements gravitaires en
masse des types « creeping, sliding ou slumping» (O’Leaty & Laine, 1996 ;
Gardner et al, 1999) ; elles se rencontrent alors sur les pentes des reliefs
sous-marins et sont fréquentes sur les pentes des marges continentales.
Pour chaque processus, les dunes présentent des morphologies similaires qui varient de formes symétriques où l’agjradation des dépôts est
prédominante, jusqu’à des formes fortement dissymétriques où les
processus de progradation-migration sont largement dominants. Dans
ce dernier cas, la géométrie des réflecteurs souligne une migration plus
ou moins active des dépôts, orientée indifféremment vers le haut ou
vers le bas de la pente.
Enfin, à l’échelle d’une série sédimentaire constituée par l’accumulation
de générations de dunes, des variations spatiotemporelles importantes
de la morphologie et des géométries des dunes sont observées, quel que
soit le processus de construction prédominant mis en jeu.
Aussi, l’identification des dunes sédimentaires et leur interprétation en
termes de processus est-elle souvent délicate à partir des seules données
sismiques (morphologie et géométrie).
Un exemple, pris sur la marge aquitaine, illustre les difficultés posées
par l’interprétation de ces structures.
Le champ de dunes du plateau landais : localisation
et morphologie des dunes
Un champ de dunes sédimentaires géantes (fig. 1) avait été mis en évidence sur le haut de la pente continentale du plateau landais par Stride
et al. (1969) et Kenyon et al. (1978), sur des images de sonar latéral. II a
été interprété par ces auteurs comme résultant d’un glissement de type
« slump ». Ce champ est actuellement en cours d'étude dans le cadre du
programme ITSAS (P. Cirac), à partir de données acoustiques (bathymétriques et sismiques, flg. 2, 3).
Le champ de dunes, situé au sommet de la pente continentale, entre 400
et 1000 m de profondeur, a une extension nord-sud de 40 à 50 km et
une largeur de 5 à 15 kilomètres. En surface, les dunes présentent des
crêtes sub-parallèles, de forme irrégulièrement ondulée et de direction
(10°N à 35°N) très faiblement oblique par rapport au bord du plateau.
Elles ont des dimensions variables avec des longueurs d’onde de 800 à
1600 m et des amplitudes de 20 à 70 mètres. En sub-surface, elles affectent une série épaisse d’environ 250 à 300 m, d’âge probable plioquaternaire et présentent une migration vers l’amont.
II n’existe que très peu d’informations sur la lithologie de la série dont
les dépôts quaternaires récents sont constitués de sédiments argilosilteux. L’ensemble de la série tertiaire-quatemaire pourrait ètre affectée
par une tectonique salifère soulignée par la présence de diapirs (Cholet
et aL, 1968 ; Valerv et al., 1971).
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à la faveur du jeu de failles de tassement ou d’écoulements gravitaires en
masse des types « creeping, sliding ou slumping» (O’Leaty & Laine, 1996 ;
Gardner et al, 1999) ; elles se rencontrent alors sur les pentes des reliefs
sous-marins et sont fréquentes sur les pentes des marges continentales.
Pour chaque processus, les dunes présentent des morphologies similaires qui varient de formes symétriques où l’agjradation des dépôts est
prédominante, jusqu’à des formes fortement dissymétriques où les
processus de progradation-migration sont largement dominants. Dans
ce dernier cas, la géométrie des réflecteurs souligne une migration plus
ou moins active des dépôts, orientée indifféremment vers le haut ou
vers le bas de la pente.
Enfin, à l’échelle d’une série sédimentaire constituée par l’accumulation
de générations de dunes, des variations spatiotemporelles importantes
de la morphologie et des géométries des dunes sont observées, quel que
soit le processus de construction prédominant mis en jeu.
Aussi, l’identification des dunes sédimentaires et leur interprétation en
termes de processus est-elle souvent délicate à partir des seules données
sismiques (morphologie et géométrie).
Un exemple, pris sur la marge aquitaine, illustre les difficultés posées
par l’interprétation de ces structures.
Le champ de dunes du plateau landais : localisation
et morphologie des dunes
Un champ de dunes sédimentaires géantes (fig. 1) avait été mis en évidence sur le haut de la pente continentale du plateau landais par Stride
et al. (1969) et Kenyon et al. (1978), sur des images de sonar latéral. II a
été interprété par ces auteurs comme résultant d’un glissement de type
« slump ». Ce champ est actuellement en cours d'étude dans le cadre du
programme ITSAS (P. Cirac), à partir de données acoustiques (bathymétriques et sismiques, flg. 2, 3).
Le champ de dunes, situé au sommet de la pente continentale, entre 400
et 1000 m de profondeur, a une extension nord-sud de 40 à 50 km et
une largeur de 5 à 15 kilomètres. En surface, les dunes présentent des
crêtes sub-parallèles, de forme irrégulièrement ondulée et de direction
(10°N à 35°N) très faiblement oblique par rapport au bord du plateau.
Elles ont des dimensions variables avec des longueurs d’onde de 800 à
1600 m et des amplitudes de 20 à 70 mètres. En sub-surface, elles affectent une série épaisse d’environ 250 à 300 m, d’âge probable plioquaternaire et présentent une migration vers l’amont.
II n’existe que très peu d’informations sur la lithologie de la série dont
les dépôts quaternaires récents sont constitués de sédiments argilosilteux. L’ensemble de la série tertiaire-quatemaire pourrait ètre affectée
par une tectonique salifère soulignée par la présence de diapirs (Cholet
et aL, 1968 ; Valerv et al., 1971).
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