Ces deux niveaux de tourbe sont apparemment l’indice du développement et du fonctionnement de marécages lors de fermetures du marais.
L’observadon détaillée de ces tourbes montre que leur sommet est
érodé. Les datations au
14 C réalisées au sommet de ces tourbes ne permettent donc pas de connaître avec précision la date à laquelle leur
développement a cessé.
Par conséquent, une période transgressive conduisant à l’arrêt de formation de la première génération de tourbières et à l’érosion du sommet de
ces fomiations ne peut être estimée qu’entre 3 500 et 2 100 ans BP, date
à laquelle la seconde génération de tourbes apparaît. L’hypothèse d’un
arrêt de développement de cette tourbière vers 2 800 ans BP peut ètre
avancée. En effet, c’est à cette période que l’on retrouve, dans l’estuaire de
la Gironde, plusieurs indicateurs d’un épisode dynamique exceptionnel,
marqué par la mise en place, vers 2 800 ans BP, du cordon coquillier de
Richard (Pontee et al., 1998; Massé et al, sous presse). De plus, dans les
marais estuariens situés à proximité de l’embouchure, des sédiments
datés de la même période montrent une tendance positive du niveau
marin (Massé et al., sous presse).
Au nord, le marais est occupé par un important corps sablo-graveleux. II
correspond au produit de l’érosion du substrat calcaire et a été mis en
place par une dynamique fluviatile élevée liée à la période de déglaciation (André, 1986).
Figure 2 - Coupe A à travers le marais.
La coupe B ne montre que le premier des deux épistxles de développement de
tourbe mis en évidence sur la coupe A (5 000-3 500 ans BP). On remarque
que le corps sédimentaire sablo-graveleux observé en tête de marais se
développe également sur sa marge orientale, où ces graviers ont été exploités sur le site de L 9909.
246
Précédent

- 244/368

Suivant