Nous donnerons successivement une interprétation de ces sondages
ainsi que les informations chronologiques obtenues par datations au
14 C. Ensuite, nous effectuerons des corrélations permettant de saisir
Pévolution de l’ensemble du marais sur deux coupes comprenant les
principales carottes étudiées (fig. 2, 3).
Résultats
Ea carotte H 9602 témoigne à sa base d’une période d’érosion du substrat avec un degré d’énergie élevé. Ensuite, se développe une première
phase de comblement au cours de laquelle la communication at'ec la
mer est établie, permettant l’arrivée de faunes marines déplacées dans un
milieu saumâtre où le degré d’énergie est relativement peu élevé. Puis, le
dépôt de tourbes traduit l'établissement d’un marais où les eaux
probablement acides intcrdisent le développement d’une faune carbonatée. Ce dépôt s’étend entre 4 870 ± 50 ans BP (1,6m sur tourbes) et
3 740 ± 50 ans BP (55 cm sur tourbes). Enfin, au sommet, le marais est
envahi par des eaux continentales, les communications avec la mer sont
coupées.
La carotte H 9603 confirme qu’après une phase d’érosion du substrat calcaire, a licu le remplissage de la dépression par une alternance d’argiles et
de sables contenant quelques individus côtiers déplacés, témoins d’une période d’invasion marine. Ias tourbes ne sont ici présentes qu’à l’état de
traces. Les formations argilo-sableuses du sommet, d’où les faunes cotières
ont disparu, montrent la rupture des communications avec le milieu marin.
Après l’érosion des formations calcaires du substratum, la carotte L
9818 montre une période de mise en eau à la fois par établissement de
communications avec le milieu marin et par une alimentation en eau
douce de l’arrière-pays . Les sédiments déposés alors contiennent une faune
essentiellement saumâtre. Les argiles sableuses à 1,85 m ont fourni un âge
de 5 850 ± 40 ans BP (AMS sur ostracodes). La rupture progressive des
communications avec la mer se marque par un changement dans la composition des faunes qui deviennent dulçaquicoles. Par la suite, s’installe un
marais dépourvu de faune comme en témoigne la présence d’un niveau
de tourbe qui s’est développé entre 5 290 ± 50 ans BP (1,45 m sur tourbes)
et 3 630 ± 50 ans BP (20 cm sur tourbes). Au sommet de la carotte, se
produit une dernière entrée d’eau salée liée à unc ouverture très brève du
cordon dunaire, comme le souligne l’ostracofaune.
L 9908 témoigne au départ de conditions d’énergie élevées marquées surtout par des dépôts détritiques entre lesquels s’intercalent quelques phases
de décantation d’argiles. Puis, la dynamique de rempüssage devenant plus
faible, quelques faunes saumâtres et dulçaquicoles ont pu de développer.
Suit alors une période de marais datée entre 5 270±70ansBP (197,5200 cm sur tourbes) et 4 140±70ansBP (92,5-95 cm sur tourbes). Les
conditions du milieu ne permettent pas alors l’apparition de faunes
d’ostracodes. Une dernière phase d’invasion marine, probablement fugace, intervient ensuite, apportant des faunes côtières remaniées.
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ainsi que les informations chronologiques obtenues par datations au
14 C. Ensuite, nous effectuerons des corrélations permettant de saisir
Pévolution de l’ensemble du marais sur deux coupes comprenant les
principales carottes étudiées (fig. 2, 3).
Résultats
Ea carotte H 9602 témoigne à sa base d’une période d’érosion du substrat avec un degré d’énergie élevé. Ensuite, se développe une première
phase de comblement au cours de laquelle la communication at'ec la
mer est établie, permettant l’arrivée de faunes marines déplacées dans un
milieu saumâtre où le degré d’énergie est relativement peu élevé. Puis, le
dépôt de tourbes traduit l'établissement d’un marais où les eaux
probablement acides intcrdisent le développement d’une faune carbonatée. Ce dépôt s’étend entre 4 870 ± 50 ans BP (1,6m sur tourbes) et
3 740 ± 50 ans BP (55 cm sur tourbes). Enfin, au sommet, le marais est
envahi par des eaux continentales, les communications avec la mer sont
coupées.
La carotte H 9603 confirme qu’après une phase d’érosion du substrat calcaire, a licu le remplissage de la dépression par une alternance d’argiles et
de sables contenant quelques individus côtiers déplacés, témoins d’une période d’invasion marine. Ias tourbes ne sont ici présentes qu’à l’état de
traces. Les formations argilo-sableuses du sommet, d’où les faunes cotières
ont disparu, montrent la rupture des communications avec le milieu marin.
Après l’érosion des formations calcaires du substratum, la carotte L
9818 montre une période de mise en eau à la fois par établissement de
communications avec le milieu marin et par une alimentation en eau
douce de l’arrière-pays . Les sédiments déposés alors contiennent une faune
essentiellement saumâtre. Les argiles sableuses à 1,85 m ont fourni un âge
de 5 850 ± 40 ans BP (AMS sur ostracodes). La rupture progressive des
communications avec la mer se marque par un changement dans la composition des faunes qui deviennent dulçaquicoles. Par la suite, s’installe un
marais dépourvu de faune comme en témoigne la présence d’un niveau
de tourbe qui s’est développé entre 5 290 ± 50 ans BP (1,45 m sur tourbes)
et 3 630 ± 50 ans BP (20 cm sur tourbes). Au sommet de la carotte, se
produit une dernière entrée d’eau salée liée à unc ouverture très brève du
cordon dunaire, comme le souligne l’ostracofaune.
L 9908 témoigne au départ de conditions d’énergie élevées marquées surtout par des dépôts détritiques entre lesquels s’intercalent quelques phases
de décantation d’argiles. Puis, la dynamique de rempüssage devenant plus
faible, quelques faunes saumâtres et dulçaquicoles ont pu de développer.
Suit alors une période de marais datée entre 5 270±70ansBP (197,5200 cm sur tourbes) et 4 140±70ansBP (92,5-95 cm sur tourbes). Les
conditions du milieu ne permettent pas alors l’apparition de faunes
d’ostracodes. Une dernière phase d’invasion marine, probablement fugace, intervient ensuite, apportant des faunes côtières remaniées.
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