2000) par remaniements successifs de la couverture sableuse superflcielle
et redéposition en quelques séquences élémentaires.
Par manque de mesures de courant sur une longue période, on ne
connaît pas encore, sur le plateau aquitain, l’impact sur le fond des
courants de retour occasionnés par les grandes tempêtes. Certains auteurs (Reimnitz et al, 1976 ; Cacchione et al., 1984) ont montré, sur la
plate-forme améncaine, dont l’hydrodynamisme est semblable à celui
du plateau aquitain, l’importance de ces courants sur la forme et la distribution des grandes formes sédimentaires. II n’y a pas de raison pour
que les processus soient différents sur les deux plates-formes. Ainsi, sur
le plateau inteme aquitain, les transits sédimentaires lors des fortes
tempêtes devraient se faire vers l’ouest, comme le laisse présager l’étude
des stmctures sédimentaires sur quelques carottes orientées. Cependant,
nous avons vu que, sur ces dernières quatorze années, les grandes formes sédimentaires avaient peu ou pas évolué, indiquant de faibles transits sédimentaires. Cette contradiction serait due au fait que, durant la
période considérée, il ne s’est pas produit de tempêtes à caractère exceptionnel. Les dernières grandes tempêtes signalées par Vassal (1980) sont
celles de 1966 et 1976.
Les transits les plus significatifs sont ceux liés au déplacement des dunes
sous-aquatiques. Ce sont des déplacements qui ont lieu vers le littoral et
ils ne dépassent pas, sur la période considérée, la centaine de mètres. Ces
mouvements sont très probablement provoqués par l’impact des grandes houles d’ouest générées par les fortes tempêtes annuelles ou décennales. Ainsi, si ce processus était unique, il ne devrait plus y avoir de sable sur le plateau interne et l’on devrait, par contre, trouver un stock
sableux important à proximité du littoral, ce qui est loin d’être le cas. II
doit donc exister un phénomène de compensation qui rétablit
l’équilibre du stock sableux. Ce phénomène est probablement lié aux
courants de retour de type «down welling» ou « rip currents» tels
qu’ils sont décrits par Reimnitz et al. (1976) et Cacchione et al. (1984).
Par ailleurs, la forme arquée des placages sableux sur la zone proximale
rappelle les contours de grandes dunes hydrauliques. Ces formes sédimentaires pourraient donc correspondre :
- soit à des corps sédimentaires avortés par insuffisance du stock sableux
disponible ou de l’espace d’accommodation ;
- soit à des corps sédimentaires érodés et arasés.
Conclusion
Sur le proche plateau interne aquitain, certaines formes sédimentaires,
comme les dunes sous-aquatiques dissymétriques, indiquent que le sédiment se déplace. La polarité (versant abrupt dirigé vers l’est) de ces
mégarides montre qu’elles se déplacent vers le littoral, provoquant un
transit sédimentaire de l’ordre de 10 à 100 m vers le continent. Dans
la zone de La Salie, l’étude comparative de l’imagerie sur quatorze ans
a montré que la position et la forme des placages sableux ont peu évo24
et redéposition en quelques séquences élémentaires.
Par manque de mesures de courant sur une longue période, on ne
connaît pas encore, sur le plateau aquitain, l’impact sur le fond des
courants de retour occasionnés par les grandes tempêtes. Certains auteurs (Reimnitz et al, 1976 ; Cacchione et al., 1984) ont montré, sur la
plate-forme améncaine, dont l’hydrodynamisme est semblable à celui
du plateau aquitain, l’importance de ces courants sur la forme et la distribution des grandes formes sédimentaires. II n’y a pas de raison pour
que les processus soient différents sur les deux plates-formes. Ainsi, sur
le plateau inteme aquitain, les transits sédimentaires lors des fortes
tempêtes devraient se faire vers l’ouest, comme le laisse présager l’étude
des stmctures sédimentaires sur quelques carottes orientées. Cependant,
nous avons vu que, sur ces dernières quatorze années, les grandes formes sédimentaires avaient peu ou pas évolué, indiquant de faibles transits sédimentaires. Cette contradiction serait due au fait que, durant la
période considérée, il ne s’est pas produit de tempêtes à caractère exceptionnel. Les dernières grandes tempêtes signalées par Vassal (1980) sont
celles de 1966 et 1976.
Les transits les plus significatifs sont ceux liés au déplacement des dunes
sous-aquatiques. Ce sont des déplacements qui ont lieu vers le littoral et
ils ne dépassent pas, sur la période considérée, la centaine de mètres. Ces
mouvements sont très probablement provoqués par l’impact des grandes houles d’ouest générées par les fortes tempêtes annuelles ou décennales. Ainsi, si ce processus était unique, il ne devrait plus y avoir de sable sur le plateau interne et l’on devrait, par contre, trouver un stock
sableux important à proximité du littoral, ce qui est loin d’être le cas. II
doit donc exister un phénomène de compensation qui rétablit
l’équilibre du stock sableux. Ce phénomène est probablement lié aux
courants de retour de type «down welling» ou « rip currents» tels
qu’ils sont décrits par Reimnitz et al. (1976) et Cacchione et al. (1984).
Par ailleurs, la forme arquée des placages sableux sur la zone proximale
rappelle les contours de grandes dunes hydrauliques. Ces formes sédimentaires pourraient donc correspondre :
- soit à des corps sédimentaires avortés par insuffisance du stock sableux
disponible ou de l’espace d’accommodation ;
- soit à des corps sédimentaires érodés et arasés.
Conclusion
Sur le proche plateau interne aquitain, certaines formes sédimentaires,
comme les dunes sous-aquatiques dissymétriques, indiquent que le sédiment se déplace. La polarité (versant abrupt dirigé vers l’est) de ces
mégarides montre qu’elles se déplacent vers le littoral, provoquant un
transit sédimentaire de l’ordre de 10 à 100 m vers le continent. Dans
la zone de La Salie, l’étude comparative de l’imagerie sur quatorze ans
a montré que la position et la forme des placages sableux ont peu évo24
