Une comparaison de mosaïques d’imagerie effectuées sur quatorze ans
(de 1984 à 1998) montre que les formes sédimentaires de grande taille
ont peu évolué dans leur contour général ; seuls certains détails, très localisés, indiquent des déplacements sédimentaires de l’ordre de 10 à 100
mètres maximum.
Les dunes sous-aquatiques
Ces formes sédimentaires sableuses, d’écho-faciès clair, de 10 à 100 m de
largeur et de 1 à 2 m d’amplitude, n’apparaissent que par contraste de
teintes de gris sur le faciès sombre (fig. 5). Ce sont des formes dissymétriques à crêtes arquées, allongées nord-sud et qui n’ont été observées
que sur la zone proximale. Elles présentent une face abrupte dirigée vers
l’est, indiquant une progression vers le littoral.
Figure 5 - Sonogrammes de sonar latéral et profils interprétés de sondeur montrant la morphologie des dunes
sous-aquatiques sur la partie proximale du plateau interne aquitain.
Les mégarides d’oscillation
Ces petites formes sédimentaires de 2 à 4 m de longueur d’onde et de 10
à 50 cm d’amplitude sont fréquentes sur l’écho-faciès sombre, où le
contraste de teintes de gris permet de bien les discerner.
Difficiles à repérer sur le faciès gris, elles y sont tout aussi fréquentes,
comme le montrent les photographies prises sur ces fonds. Ces corps
sédimentaires symétriques, à crêtes rectilignes et d’orientation nordsud, résultent de mouvements oscillatoires provoqués par les fortes
houles d’ouest.
Discussion
Les grandes formes sédimentaires en placage sableux se sont très probablement mises en place sous l’effet de courants de tempête (Cirac et al,
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