Afin d’analyser le polymorphisme de séquence du gène mitochondrial du
cytochrome b, nous avons purifié par amplification génique (PCR), grâce à des
amorces nucléotidiques spécifiques, une portion de 970 pb correspondant à
la presque-totalité de ce gène (1123 pb ; fig. 2). L’amplification a été réalisée
sur l’ADN total de différents oiseaux d’Atlantique et de Méditerranée. Chaque
fragment obtenu a été séquencé sur séquenceur automatique.
Résultats
Le tableau 2 présente tous les sites polymorphes trouvés sur ces 970 pb
du gène du cvtochrome b de l’ADN mt. ( )n note neuf sites polymorphes sur
les 970 positions analysées, dus uniquement à des substitutions de bases.
Ixs quinze océanites tempêtes analysés sont regroupés en quatre haplotypes. L’haplotype 1 est trouvé chez neuf des océanites tempêtes atlantiques sur les onze oiseaux atlantiques analysés. Les deux haplotypies 2 et 3
sont caractérisés par une seule substitution de base par rapport à
l’haplotype 1. Ces deux haplotvpes sont, pour chacun d’entre eux, trout és
chez un seul oiseau atlantique : un oiseau de Biarritz, originaire de l’îlot du
Bouccalot, et un oiseau séquencé précédemment par Nunn & Stanlev
(1998), provenant des îles heroc, archipel du nord de l’Lurope qui est le
site majeur pour la reproduction des océanites tempête. L’haplotype 4 est,
lui, différentde l’haplotype 1 en sept posirions et est présent chez tous les
oiseaux corses analysés.
Tableau 2 - Sites polymorphes dans le gène mitochondrial du cytochrome b des individus
analysés.
Atlantique
Lorient
rc
VO fN
c
un
o
c
CH
00
rq
T
00
oo
(N
T
■'t
Tt rA
ILL u
> 822
rrn oo
A
Banneg
haplotype 1
Biarritz (3 sur 4)
Biarritz (1 sur 4)
G
haplotype 2
Féroé (Nunn
A
haplotype 3
Méditerranée
& Stanley, 1998)
Corse
T T T C
A G c,
haplotvpe 4
Discussion et conclusion
( )n note donc a priori une différence nette entre les deux métapopulations
atlantiquc et méditerranéenne, confirmant ainsi les études morphologiques effectuées par Hémcry & d’Llbée (1985) sur la taille et la forme du
bec. II est possible d’évaluer l’isolement génétique à environ 200 000 ans.
Ce résultat correspond, sur le plan taxonomique, au niveau minimum de
la sous-espèce.
Nos résultats montrent d’ores et déjà une hétérogénéité de la métapopulation atlantique. Ia population de Banneg semble homogène. Ln revanche,
161
cytochrome b, nous avons purifié par amplification génique (PCR), grâce à des
amorces nucléotidiques spécifiques, une portion de 970 pb correspondant à
la presque-totalité de ce gène (1123 pb ; fig. 2). L’amplification a été réalisée
sur l’ADN total de différents oiseaux d’Atlantique et de Méditerranée. Chaque
fragment obtenu a été séquencé sur séquenceur automatique.
Résultats
Le tableau 2 présente tous les sites polymorphes trouvés sur ces 970 pb
du gène du cvtochrome b de l’ADN mt. ( )n note neuf sites polymorphes sur
les 970 positions analysées, dus uniquement à des substitutions de bases.
Ixs quinze océanites tempêtes analysés sont regroupés en quatre haplotypes. L’haplotype 1 est trouvé chez neuf des océanites tempêtes atlantiques sur les onze oiseaux atlantiques analysés. Les deux haplotypies 2 et 3
sont caractérisés par une seule substitution de base par rapport à
l’haplotype 1. Ces deux haplotvpes sont, pour chacun d’entre eux, trout és
chez un seul oiseau atlantique : un oiseau de Biarritz, originaire de l’îlot du
Bouccalot, et un oiseau séquencé précédemment par Nunn & Stanlev
(1998), provenant des îles heroc, archipel du nord de l’Lurope qui est le
site majeur pour la reproduction des océanites tempête. L’haplotype 4 est,
lui, différentde l’haplotype 1 en sept posirions et est présent chez tous les
oiseaux corses analysés.
Tableau 2 - Sites polymorphes dans le gène mitochondrial du cytochrome b des individus
analysés.
Atlantique
Lorient
rc
VO fN
c
un
o
c
CH
00
rq
T
00
oo
(N
T
■'t
Tt rA
ILL u
> 822
rrn oo
A
Banneg
haplotype 1
Biarritz (3 sur 4)
Biarritz (1 sur 4)
G
haplotype 2
Féroé (Nunn
A
haplotype 3
Méditerranée
& Stanley, 1998)
Corse
T T T C
A G c,
haplotvpe 4
Discussion et conclusion
( )n note donc a priori une différence nette entre les deux métapopulations
atlantiquc et méditerranéenne, confirmant ainsi les études morphologiques effectuées par Hémcry & d’Llbée (1985) sur la taille et la forme du
bec. II est possible d’évaluer l’isolement génétique à environ 200 000 ans.
Ce résultat correspond, sur le plan taxonomique, au niveau minimum de
la sous-espèce.
Nos résultats montrent d’ores et déjà une hétérogénéité de la métapopulation atlantique. Ia population de Banneg semble homogène. Ln revanche,
161
