to distinguish two subspecies, based on morphometrical differences:
H. p.pelagicus for the Adantic and H.p. melitensis for the Mediterranean.
Some Atlantic colonics and one Mediterranean colony were compared
with the analysis of molecular markers. On the base of the nucleotidic sequence of the mitochondrial gene for the cytochrome b, the Atlantic colonies show a slight polymorphism. The individuals of the Mediterranean
colony are similar between them but are different from the Adantic individuals. Thus, the molecular approach confirms the existence of two distinct biological entities, at the minimum level of the subspecies. This suggests that no genetic exchange took place recently between these two
metapopulations. The analysis of other molecular markers are in progress
for the study of the structuration inside these two subspecies.
Introduction
L’océanite tempête Hydrobates pelagcus est un oiseau pélagique de petite taille.
Visible à terre au moment de la période de reproduction, de mai à septembre
environ, il niche dans des terriers naturels situés sur des falaises ou des îlots
(Hémery, 1991). les zones de reproduction (fig. 1) se limitent à l’Atlantique
Nord oriental et à la Méditerranée occidentale (Hémery, 1994).
Les colonies atlantiques semblent actuellement totalement isolées géographiquement des méditerranéennes, aucun échange ni aucun déplacement
entre la Méditerranée ct l’Atlantique n’ayant été observé depuis plusieurs dizaines d’années. En 1985, Hémery & d’Elbée ont pu montrer des différenccs morphologiques, en particulier gtace à des mesures sur le bec, entre les
oiseaux de ces deux métapopulations. La distinction de deux sous-espèces
est depuis proposée : Hydmbatespekgicus pelagicus pour l’Atlantique et Hydmbates pekgicus melitensis pour la Méditerranée.
Nous avons récemment entrepris d’étudier la diversité génétique de ces
populations d’oiseaux au niveau moléculaire, en analysant les variations
des séquences d’ADN. Selon le niveau de variation étudié (colonie, population, métapopulation ou espèce) différentes séquences du génome seront
explorées. Notre premier objectif consistant à évaluer la diversité présente
dans l’espèce, nous avons choisi de travailler avec l’ADN mitochondrial
(ADN mt). Celui-ci possède en effet une vitesse d’évolution 5 à 10 fois supérieure à celle de l’ADN nucléaire (Brown et al., 1979). L’avantage de
l’ADN mt, outre cette vitesse d'évolution, est que l’on n’observe ni réassortiment ni recombinaison lors de la transmission à la descendance
(transmission maternelle pour la majorité des espèces). Les mutations
fixèes sont donc sélectivement neutres et l’analyse de ces mutations peut
donner une notion dc temps dans la mesure où elles se fixent de façon
régultère (Hillis & Motitz, 1990). On parle d’horloge moléculaire. L’ADN
mt se trouve donc être l’outil le plus approprié pour réaliser des phylogénies d’cspcces ou de sous-espèccs, ou pour comparer des populations
entre elles (Avise, 1989 ; Wenink et al., 1993 ; Austin, 1996 ; Nunn et ai,
1996 ; Mundy et al, 1997 ; Questiau et ai, 1998 ; Nunn & Stanley, 1998).
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