Polymorphisme moléculaire des populations
atlantiques et méditerranéennes d’océanite
tempête Hydrobates petagicus
Christine CagnonO, Béatrice Lauga(1), Frank d’Amicoh),
Jacques NisserP), Jean-Claude ThibaultF), Jean d’Elbée (4) ,
Georges Hémery)
5 ), Claude Mouchès
(1)
(1) Université de Pau et des Pays de l’Adour, UFR Sciences et Technologies,
laboratoire d'écologie moléculaire, Parc Montaury. BP 155, 64601 Anglet, France
(2)Centre de recherches sur la biologie des populations d’oiseaux, 55 rue Buffon,
75005 Paris, France
(3) Parc naturel régional de Corse, BP 417, 20184 Ajaccio Cedex, France
(4) Laphy, CERS/Musée de la mer, BP 89, 64202 Biarritz, France
(5) Muséum national d’histoire naturelle, centre de recherches sur la biologie
des populations d'oiseaux, station maritime, plateau de I’Atalaye, 64202 Biarritz, France
christine.cagnon@univ-pau.fr
Résumé
I xcs zones de reproduction de l’océanite tempête Hydrobates pelagicus se limitent à l’Atlantique nord oriental et à la Méditerranée occidentale. Les
colonies atlantiques semblent actuellement totalement isolées géographiquement des méditerranéennes, aucun échange ni déplacement de ces oiseaux entre la Méditerranée et l’Atlantique n’ayant été observé depuis plusieurs décennies. La distinction de deux sous-espèces, H. p. pelagicus pour
l’Atlantique et H. p. melitensis pour la Méditerranée, a été proposée en 1985
par Hémery & d’Elbée sur la base de différences morphologiques, en
particulier celles de la taille du bec.
Des colonies atlantiques et une colonie méditerranéenne ont été comparées entre elles par l’analyse de marqueurs moléculaires. Sur la base de la
séquence nucléotidique du gène mitochondrial codant pour le cytochrome b, les colonies atlantiques montrent un faible polymorphisme.
Les individus de la colonie méditerranéenne sont, eux, semblables entre
eux et diffèrent des individus atlantiques. L’approche moléculaire
confirme donc l’existence de deux entités biologiques distinctes, se situant
sur le plan taxonomique au niveau minimum de la sous-espèce. Elle suggère qu’il n’y a pas eu d’échange génétique récent entre ces deux métapopulations. D’autres marqueurs moléculaires so nr en cours d’analyse pour
étudier la stmcturation au sein des deux sous-espèces.
Abstract
The storm petrel Hydrobates pelagicus reproduction area is limited to the
north oriental Atlantic Ocean and the occidental Mediterranean Sea.
The Atlantic colonies seem to be completely isolated geographically
from the Mediterranean ones, since no exchange and no moving
have been observed in decades. In 1985, Hémery & d’Elbée proposed
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