CoastGIS’99: geomatics and coastal environment
n’est mis en œuvre (drague, sondeur latéral, sonar, magnétomètre..
l'échantillonnage transversal réalisé ne permet que de dresser une morphologie générale des fonds et l'échantillonnage longitudinal, le long
du profil de sonde, aura privilégié les points hauts.
A travers cet exemple, on voit très bien que l’utilisation de données
géographiques suppose que l’on connaisse la façon dont elles ont été
acquises afin de pouvoir estimer la confiance que l’on peut apporter
pour l’utilisation projetée.
De plus, il est essentiel de savoir la façon dont ces données géographiques
ont ensuite été traitées pour être mises à disposition. Si cette mise à
disposition se fait à travers une carte marine, le cartographe aura généralisé les données de sorte que le navigateur soit incité à utiliser les zones
les plus sûres. La figure 3 montre le résultat d’une modélisation hydrodynamique utilisant dans un cas les données observées et, dans l’autre
cas, ces mêmes données interprétées par un cartographe marin. Dans les
deux cas, les paramètres d’évaluation de la qualité du modèle mathématique
sont satisfaisants mais les courants sont, eux, très différents.
Figure 3
Modélisation des courants :
à gauche bathymétrie
originale, à droite
bathymétrie de la carte
marine.
L'imprécision des références
Pour illustrer cet aspect des références, prenons un dernier exemple :
celui des décrets et arrêtés relatifs au domaine maritime. Cette réglementation est essentielle en matière de gestion du littoral puisqu’elle
permet de protéger, d’exploiter, de contrôler, de développer, d’aménager ou d’organiser une zone à lecologie fragile. Les SIG côtiers destinés
à divers responsables (ministères, collectivités territoriales, concessionnaires...) doivent intégrer ces aspects réglementaires, à la fois dans
le constat des situations mises en place et dans la préparation de leur
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