CoastGIS’99: geomatics and coastal environment
On voit à travers cet exemple du trait de côte qu’il s’agit de bien définir ce qu’on entend par une notion particulière, et sur quelles références
géographiques on s’appuie pour la définir. Cependant, il ne faut pas
oublier que, si la définition d’une notion peut être stable dans le temps
(encore faut-il le vérifier), celle de référence géographique varie avec les
évolutions technologique et méthodologique.
L’évolution des méthodes et techniques
À chaque époque, on essaie d'obtenir un compromis raisonnable entre
la satisfaction des besoins recensés et les moyens à consacrer à cette tâche.
Pour revenir à la détermination des altitudes, il était demandé à Bourdalouë d'établir un réseau de premier ordre de 25 000 km, avec un intercalaire représentant, lui, 840000 km de nivellement relatif. Au rythme
honorable de 1 500 km par an, il y avait là plusieurs siècles de travaux !
(Levallois, 1987).
La technologie ne permettant pas la satisfaction idéale des besoins à une
époque donnée, on ajuste la méthodologie employée pour obtenir un
compromis acceptable.
La réutilisation de données anciennes suppose donc que l’on se penche
sur la façon dont elles ont été acquises et traitées. En matière de morphologie
des fonds, la plupart des levés anciens a été réalisée pour assurer la sécurité de la navigation. La conduite des levés et leur exploitation privilégient la recherche et la représentation des sondes les plus courtes,
et une description fine des axes de navigation. Il est des cas où cette
distorsion ne nuit pas à une exploitation actuelle des informations
anciennes, par exemple pour le suivi temporel de la migration des dunes
de sable du Pas-de-Calais. II est des cas où, au contraire, une réutilisation des données anciennes peut être de nature à fausser les résultats cles
études sur une thématique connexe, par exemple l’hydrodynamique
littorale pour laquelle, d’une part, la modélisation n’a que faire des routes
les plus fréquentées et, d’autre part, la pertinence des résultats est
contrainte par les zones de moindre connaissance.
Le triplet (X, Y, 2) indique qu’à la position X, Y, la profondeur est de Z
mètres. Ce n’est pas suffisant pour une exploitation claire de cette information. Lepoque clu levé permet de connaître la technologie donnant accès
a une mesure de la profondeur et de la position, ainsi que les corrections
qui ont été appliquées : marée, célérité du son, étalonnage du moyen de
localisation, etc. Elle permet de connaître les règles méthodologiques
qui ont eté appliquées dans la définition des routes de sonde, dans la
mise en œuvre éventuelle des moyens de détection complémentaires et
dans le choix des sondes à conserver. Le type de levé (reconnaissance,
hydrographie générale, levé d’une route d’accès à un port, levé d’une voie
recommandée...) permet d’estimer la probabilité qu’au voisinage de la
sonde il y ait ou non des têtes plus courtes. L’échelle du levé donne une
idée de la densité des travaux, de la précision relative de localisation. Ce
sont des informations essentielles qui constituent un cadre de référence
et qui, dans les fichiers numériques, se traduisent en métadonnées.
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