CoastGis'99: geomatics and coastal environment
• La couche d’information sur la nature de l’estran, produite à
partir de classifications d’images Spot, décrit la nature de l’estran en
trois classes : sableux, sablo-vaseux et rocheux. Elle a donné lieu à la
mesure de deux paramètres, calculés en combinant ces trois classes et
la segmentation décrite au paragraphe précédent :
- les faciès de la zone intertidale : dans chacun des polygones de la segmentation a été calculé le pourcentage de la surface occupée par les
trois classes identifiées;
- le type de haut-estran : la distinction entre la nature du haut-estran et
l’estran a été réalisée afin de prendre en compte des changements
éventuels entre le haut et le bas de la zone intertidale (situations assez
fréquemment observées sur le terrain). Pour chaque polygone de la
segmentation, on considère la limite terre-estran de ce polygone, et on
lui associe l’occurrence de chacune des trois classes de nature de l’estran,
mesurée à partir des polygones situés au contact de la limite, et donc
caractéristiques du haut-estran.
Les pourcentages ainsi calculés sont affectés à l’étiquette du polygone,
en tant qu’attributs thématiques.
• La couche d’information sur l’occupation des sols a été produite
pour la carte de synthèse de l’environnement de l’archipel des Bijagos
à 1/50 000. Elle a permis l’analyse des types de contacts estran-terre
(étendus à la mangrove). L’analyse de cette couche d’information a donné
lieu à la mesure du type de contact terrestre obtenu, d’une manière
analogue à la précédente. L’occurrence de chacune des classes d’occupation du sol a été calculée et affectée à letiquette du polygone, en
tant qu’attributs thématiques. Deux attributs ont été ajoutés au type
de contact terre-estran : les falaises et l’extension de la mangrove. C’est
dans l’esprit de privilégier la dynamique du milieu que la mangrove
et les tannes n’ont pas été intégrés à la zone intertidale. Le contact
terre-mangrove est un contact peu dynamique ou seul un exhaussement lent des sols peut modifier l’environnement en laissant petit à petit
la place aux tannes. Par contre, le contact mangrove-estran présente une
grande dynamique et constitue la partie qui réagit la première aux
modifications de l’environnement (nouvelle colonisation, recul).
Analyses spatiales
Les analyses mises en œuvre pour exploiter la BIG sont essentiellement
fondées sur l’étude des relations spatiales entre les objets. Compte tenu
des choix initiaux, il est nécessaire de pouvoir mettre en relation la
ligne de contact entre la terre et l’estran, représentée par un vecteur, et
la zone intertidale adjacente, représentée par un polygone. En outre, si
l’on considère les relations terre-estran-petits-fonds comme un espace
continu en interaction dynamique, il est indispensable d’analyser les
liens de dépendance « verticale » entre ces différentes composantes en
considérant ces ensembles dynamiques dans leur continuité spatiale
« horizontale ».
Pour ce faire, on utilise les propriétés topologiques de la représentation des objets sous forme de vecteurs et de surfaces thématiques afin
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