CoastGis’99: geomatics and coastal environment
De la description du contexte régional à celle de l’unité paysagère, la
difficulté réside dans la sûreté des choix opérés pour représenter les
informations pertinentes à un niveau scalaire adéquat. Bien qu’il existe
un lien fonctionnel étroit entre elles, trois échelles d etude s’imposent pour
comprendre la dynamique littorale actuelle de l’archipel des Bijagos :
- le niveau régional : à ce niveau se dégagent le contexte hydroclimatique
global et le cadre structural, responsables des grands types de paysage
et de morphogenèse ;
- le niveau du delta : selon la situation dans l’ensemble sédimentaire, un
site est plus ou moins exposé à la houle ou aux agents estuariens (courants de marée et débit fluvial);
- le niveau local où des facteurs ponctuels peuvent interférer avec les
deux précédentes échelles.
• La prise en compte de la durée dépend de l’ordre de grandeur des
formations étudiées et de leur vitesse d’évolution. À une approche multiscalaire est donc forcément associée une approche multi-temporelle.
Deux échelles temporelles d'étude ont été fixées :
- le court terme est analysé à partir des données de terrain (1994 et 1995),
des photographies aériennes (1981) et des images satellitaires (1973,
1990, 1995). L’exploitation de la base d’inlormation géographique
décrit, dans certains cas, les potentialités d’érosion, d’accumulation ou
de stabilité du trait de côte en fonction des interactions entre les milieux
supratidaux, tidaux et infratidaux;
- le long terme est apprécié à partir de l’étude des formes littorales dans
leur succession et leur organisation spatiale.
Exploitation des couches d’information de la BIG
L’organigramme présenté en figure 2 synthétise les couches d’information employées pour l’étude des formations littorales ainsi que la
démarche adoptée pour en extraire les informations utiles.
• La couverture morphobathymétrique, produite à partir de la combinaison de la bathymétrie numérisée et de l’interprétation de la
mosaïque d’images, a servi de base à la définition de paramètres décrivant l’extension de la zone des 10 m, la situation dans l’archipel, la
situation à l’échelle locale et la largeur de l’estran. Les paramètres quantitatifs ont été mesurés à l’aide des outils du logiciel Arc/Info ; les paramètres qualitatifs ont été définis par interprétation directe. La présence ou l’absence des bancs prélittoraux ainsi que l’extension de la zone
des 10 m (petits fonds) permettent de qualifier le niveau de protection
ou d’exposition des différentes parties du littoral. La largeur de l’estran
fournit une indication sur l’importance des apports sédimentaires ou
des modes de redistribution. Les paramètres ont été codés selon les
modalités rencontrées sur l’archipel. Ils ont ensuite été utilisés pour réaliser une segmenration de la zone intertidale décrivant les différents types
de milieux littoraux.
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