CoastGIS'99: geomatics and coastal environment
Figure 4
Partie centrale du bassin
ostréicole de MarennesOléron. Mise en relation de
l’emprise des concessions
ostréicoles (limites
du parcellaire en noir)
avec les classes
de contamination
correspondant à la figure 3.
La partie terrestre
est en blanc.
La seconde application fait référence à l’analyse de l’impact potentiel
des modifications quantitatives des flux d’eau douce dans le bassin
ostréicole de Marennes-Oléron en période d’étiage du fleuve Charente.
Dans cette région, compte tenu d’un développement très important
de l’agriculture irriguée sur le bassin versant depuis une dizaine d’années, le débit d’étiage du fleuve est tombé d’une douzaine de mètres
cubes par seconde à environ cinq mètres cubes par seconde. Il en résulte
des perturbations de la capacité trophique du bassin ainsi que la mise
en évidence d’anomalies dans le captage du naissain d’huîtres lors des
périodes d’étiage où le débit est particulièrement faible. Une partie
importante du captage s’effectue dans des zones où les chocs de salinité en été sont atténués et où un apport d’eau douce reste significatif,
par exemple celles proches de l’embouchure du fleuve. Dans cette
application, on a simulé par modélisation l’extension du panache d’eau
douce dans deux cas qui correspondent à la période d etiage entre mijuin et mi-juillet pour des débits moyens de 5 m’/s et 12 mètres cubes
par seconde. Afin de s’affranchir des variabilités spatio-temporelles de
l’extension des eaux douces en mer on a, à l’instar de ce qui a été présenté précédemment, produit une synthèse sur la période d’étiage qui
correspond à la moyenne des salinités instantanées obtenues dans chaque
maille du modèle. Par la suite, on a intégré la localisation des aires de
captage de naissain d’huîtres avec les résultats simulés (fig. 5).
La comparaison des deux situations présentées en figure 5 permet de
constater les différences d’extension du panache en mer, notamment vers
le sud, mais aussi en proche sortie d’estuaire. L’utilisation de fonctions
d’analyse spatiale sous SIG (extension Spatial Analyst d’ArcView) permet d'établir que, dans la situation d’un débit d’étiage de 12 m
3 /s,
507 h de zones de captage se situent dans la zone de salinité moyenne
comprise entre 33,5 et 34,5 pour mille. Dans la situation d’un débit
de 5 m3/s, cette surface se réduit à 232 hectares.
182
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Partie centrale du bassin
ostréicole de MarennesOléron. Mise en relation de
l’emprise des concessions
ostréicoles (limites
du parcellaire en noir)
avec les classes
de contamination
correspondant à la figure 3.
La partie terrestre
est en blanc.
La seconde application fait référence à l’analyse de l’impact potentiel
des modifications quantitatives des flux d’eau douce dans le bassin
ostréicole de Marennes-Oléron en période d’étiage du fleuve Charente.
Dans cette région, compte tenu d’un développement très important
de l’agriculture irriguée sur le bassin versant depuis une dizaine d’années, le débit d’étiage du fleuve est tombé d’une douzaine de mètres
cubes par seconde à environ cinq mètres cubes par seconde. Il en résulte
des perturbations de la capacité trophique du bassin ainsi que la mise
en évidence d’anomalies dans le captage du naissain d’huîtres lors des
périodes d’étiage où le débit est particulièrement faible. Une partie
importante du captage s’effectue dans des zones où les chocs de salinité en été sont atténués et où un apport d’eau douce reste significatif,
par exemple celles proches de l’embouchure du fleuve. Dans cette
application, on a simulé par modélisation l’extension du panache d’eau
douce dans deux cas qui correspondent à la période d etiage entre mijuin et mi-juillet pour des débits moyens de 5 m’/s et 12 mètres cubes
par seconde. Afin de s’affranchir des variabilités spatio-temporelles de
l’extension des eaux douces en mer on a, à l’instar de ce qui a été présenté précédemment, produit une synthèse sur la période d’étiage qui
correspond à la moyenne des salinités instantanées obtenues dans chaque
maille du modèle. Par la suite, on a intégré la localisation des aires de
captage de naissain d’huîtres avec les résultats simulés (fig. 5).
La comparaison des deux situations présentées en figure 5 permet de
constater les différences d’extension du panache en mer, notamment vers
le sud, mais aussi en proche sortie d’estuaire. L’utilisation de fonctions
d’analyse spatiale sous SIG (extension Spatial Analyst d’ArcView) permet d'établir que, dans la situation d’un débit d’étiage de 12 m
3 /s,
507 h de zones de captage se situent dans la zone de salinité moyenne
comprise entre 33,5 et 34,5 pour mille. Dans la situation d’un débit
de 5 m3/s, cette surface se réduit à 232 hectares.
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