CoastGIS’99: geomatics and coastal environment
Cette dernière peut être visuelle OLI sonore. Elle peut par exemple faire
clignoter la ligne de côte de l'image radar et la ligne de côte partielle
de la carte numérique la plus proche. Le couple de points (u;, v,) où la
dpdp est obtenue peut aussi être visualisé. Pour l'exemple de la figure 3,
si l’erreur maximale tolérée est inférieure à la dfdp( 1,22), l’alarme sera
déclenchée.
Conclusion
Cet algorithme a été codé en C++ et testé sur une Sun Ultra 3. Une
ligne de côte ( 1 935 points ou 34 km) issue d’une carre Shom à l'echelle
du 1/20 000 de la région de la pointe du Raz (Finistère, France) a été
utilisée comme jeu de données test. Les fragments de la ligne de côte
de l’image radar ont été simulés à partir de la première ligne. La position de chaque fragment a été biaisée et bruitée aléatoirement. Le temps
de calcul des distances de Fréchet discrètes partielles est de l'ordre
de cinq secondes, ce qui est compatible avec son utilisation en tant
qu’alarme à bord d'un navire associé à un radar.
Cet algorithme petit être utilisé pour les traits de côte du continent et
la grande majorité cles îles. Cependant, pour de petites îles, l’étape
d’extraction des lignes de côte de la carte numérique risque de renvoyer une ligne fermée sans relation d’ordre sur les points (ordre cyclique).
La distance de Fréchet discrète doit alors ètre adaptée.
Cet article a permis de concevoir une nouvelle alarme de précision pour
les lignes de côte. Dans cet objectif, la distance de Fréchet discrète
partielle mesurant l’écart entre deux lignes d’emprise différente a été
définie. Elle autorise aussi la détection des lignes partielles homologues.
Lcs incohérences entre la représentation cartographique et l’image radar
sont ainsi décelées. Cependant, la source de l’erreur (GPS, radar, carte
numérique) n’est pas fournie. Les opérateurs doivent donc connaître
les mesures appropriées à prendre lorsqu’un écart se présente. L’algorithme cle la distance de Fréchet discrète partielle ainsi défini peut aussi
être réutilisé pour apparier d’autres objets linéaires d’emprise différente (tronçons de route à différentes échelles...).
Les premiers résultats permettent d’envisager de tester cct outil en
situation réelle. Cette implémentation va renclre les systèmes de navigation plus sûrs en fournissant un contrôle embarquc cle la précision
géométrique dcs lignes de côte. Elle autorisera aussi une meilleure
interconnexion entre le radar, le dGPS et l’ECDIS, ce qui va dans le sens
des serveurs de données d’environnement global (Le Gouic, 1998).
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