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E((/orescences toxiques des eaux côtières françaises : écologie, écophysiologie, toxicologie
- isolement et culture en laboratoire de phytoflagellés potentiellement nu isibles.
Les zones étudiées, initialement situées le long
des côtes de la Manche, ont été élargies en 1991
pour inclure des sites complémentaires sur le littoral méditerranéen.
Matériel et méthodes
Afin d' alerter nos partenaires potentiels et d'obteni r des échantillons d'efflorescences de phytoflagellés provenant de sites autres que ceux spécifiquement étudiés, une note d' information est transmise à tous les laboratoires publics d' études
marines. Des sc hémas illustra nt les flagellés à
rechercher sont fournis. Au fi l des années, les stations côtières de I'IFREMER se sont avérées être
les plus coopératives, même si des correspondants
privés ont également apporté leur contribution.
Les sites spécifiq uement ana l ysés - de m ai à
novembre- sont des zones sensibles (c' est-à-di re
des zones de conchyliculture ou de pisciculture),
ou bien des points de référence (voir zones en
pointillés sur la carte 1, p. 93) :
- Manche : Ouistreham, Luc-sur-Mer, Grandcamp, Granville,
- Méditerranée : Toulon, Sète, Banyuls, étang
d'Urbino en Corse.
Les échantillo ns sont examinés en mic roscop ie
optique et électron ique : microscopie optique,
avec co ntrast e interférentiel , pour les cellules
vivantes (voir planche 1, p. 94-95) ; microscopie
électronique à balayage (MES) avec ou sans point
critique (voir planche Il, p. 96-97, fig. 5-6 et 1-2,
respectivement); microscopie électro nique à
transmission (MET) pour exam iner les écail les
organiques comme celles du genre Chrysochromulina, après coloration négative ou ombrage
(voir planche Il, p. 96-97, fig. 3 et 4). Ces examens
détaill és à l' aide de méthodes sophistiquées de
microscopie électronique ne sont pas effectués
ailleurs que dans le contexte du PNEAT.
Les échantillons vivants peuvent être mis en culture si nécessaire ; des isolements sont réalisés et
des cultures unialgales établ ies dans la mesure
du possible.
Résultats
Expertise des échantillons
d'efflorescence et inventaires
systématiques
Les échantillons destinés à l' expertise sont transmis
soit à Caen (littoral Manche et Atlantique), soit à
Banyuls (Méditerranée, y compris la Corse). Au fi l
des années des échantillons de plus en plus nombreux ont été reçus de la France entière, et p lus
particulièrement de la côte atlan tique (voir cartes).
L' abondance de phytoflagellés ne se limite pas à
la période estivale et les proliférations peuvent se
produire pendant l' hiver. Des prélèvements nous
sont souvent envoyés pour av is ou identification
globale et ne sont pas nécessairement des échantillons provenant de blooms. Par ailleurs, outre les
phytoflagellés, d'autres échanti lions d 'espèces
planctoniques nous sont envoyés à des fins d' expertise (ex : dinoflagellés nus).
En règle générale, nous sommes sollici tées pour
identifier des espèces douteuses non prises en
compte par le REPHY (réseau de surveillance du
phytopl ancton) de I' IFREMER.
Deux cartes ill ustrent l'origine des échanti ll ons
d'eaux colorées analysées entre 1990 et 1996, la
carte 2 (p. 94) ayant trait exclusivement aux Raphidophycées (Heterosigma et Fibrocapsa). À partir
de ces données et des résultats obtenus grâce à nos
propres inventaires détaillés, une liste des espèces
toxiques ou potentiellem ent nuisibles a p u être
établ ie pou r la France. La liste de ces espèces est
présentée ci-dessous par ordre d' importance.
Heterosigma carterae (Hulburt) Taylor, Raphidophyceae (planche 1 p. 94-95, fig. 4-6). Connue
également sous le nom de Heterosigma akashiwo,
cette espèce ichtyotoxique n'avait jama is été
signalée en France avant notre étude, et elle a été
détectée pour la première fois à La Rochell e
(8/92), copro liférant avec le dinoflagell é vert
Gymnodinium « sp 1982 » (voir carte 2, p. 94). Elle
fut par la suite observée en Bretagne et en Normandie, toujours en fin d'été et généralement en
faibles concentrations. Un pic a été atteint à l'automne 1994 (Nézan et al., 1995) avec des efflorescences denses se développant dans d iverses
baies de Bretagne (j usqu'à 130 x 10 6 cellules 1- 1
E((/orescences toxiques des eaux côtières françaises : écologie, écophysiologie, toxicologie
- isolement et culture en laboratoire de phytoflagellés potentiellement nu isibles.
Les zones étudiées, initialement situées le long
des côtes de la Manche, ont été élargies en 1991
pour inclure des sites complémentaires sur le littoral méditerranéen.
Matériel et méthodes
Afin d' alerter nos partenaires potentiels et d'obteni r des échantillons d'efflorescences de phytoflagellés provenant de sites autres que ceux spécifiquement étudiés, une note d' information est transmise à tous les laboratoires publics d' études
marines. Des sc hémas illustra nt les flagellés à
rechercher sont fournis. Au fi l des années, les stations côtières de I'IFREMER se sont avérées être
les plus coopératives, même si des correspondants
privés ont également apporté leur contribution.
Les sites spécifiq uement ana l ysés - de m ai à
novembre- sont des zones sensibles (c' est-à-di re
des zones de conchyliculture ou de pisciculture),
ou bien des points de référence (voir zones en
pointillés sur la carte 1, p. 93) :
- Manche : Ouistreham, Luc-sur-Mer, Grandcamp, Granville,
- Méditerranée : Toulon, Sète, Banyuls, étang
d'Urbino en Corse.
Les échantillo ns sont examinés en mic roscop ie
optique et électron ique : microscopie optique,
avec co ntrast e interférentiel , pour les cellules
vivantes (voir planche 1, p. 94-95) ; microscopie
électronique à balayage (MES) avec ou sans point
critique (voir planche Il, p. 96-97, fig. 5-6 et 1-2,
respectivement); microscopie électro nique à
transmission (MET) pour exam iner les écail les
organiques comme celles du genre Chrysochromulina, après coloration négative ou ombrage
(voir planche Il, p. 96-97, fig. 3 et 4). Ces examens
détaill és à l' aide de méthodes sophistiquées de
microscopie électronique ne sont pas effectués
ailleurs que dans le contexte du PNEAT.
Les échantillons vivants peuvent être mis en culture si nécessaire ; des isolements sont réalisés et
des cultures unialgales établ ies dans la mesure
du possible.
Résultats
Expertise des échantillons
d'efflorescence et inventaires
systématiques
Les échantillons destinés à l' expertise sont transmis
soit à Caen (littoral Manche et Atlantique), soit à
Banyuls (Méditerranée, y compris la Corse). Au fi l
des années des échantillons de plus en plus nombreux ont été reçus de la France entière, et p lus
particulièrement de la côte atlan tique (voir cartes).
L' abondance de phytoflagellés ne se limite pas à
la période estivale et les proliférations peuvent se
produire pendant l' hiver. Des prélèvements nous
sont souvent envoyés pour av is ou identification
globale et ne sont pas nécessairement des échantillons provenant de blooms. Par ailleurs, outre les
phytoflagellés, d'autres échanti lions d 'espèces
planctoniques nous sont envoyés à des fins d' expertise (ex : dinoflagellés nus).
En règle générale, nous sommes sollici tées pour
identifier des espèces douteuses non prises en
compte par le REPHY (réseau de surveillance du
phytopl ancton) de I' IFREMER.
Deux cartes ill ustrent l'origine des échanti ll ons
d'eaux colorées analysées entre 1990 et 1996, la
carte 2 (p. 94) ayant trait exclusivement aux Raphidophycées (Heterosigma et Fibrocapsa). À partir
de ces données et des résultats obtenus grâce à nos
propres inventaires détaillés, une liste des espèces
toxiques ou potentiellem ent nuisibles a p u être
établ ie pou r la France. La liste de ces espèces est
présentée ci-dessous par ordre d' importance.
Heterosigma carterae (Hulburt) Taylor, Raphidophyceae (planche 1 p. 94-95, fig. 4-6). Connue
également sous le nom de Heterosigma akashiwo,
cette espèce ichtyotoxique n'avait jama is été
signalée en France avant notre étude, et elle a été
détectée pour la première fois à La Rochell e
(8/92), copro liférant avec le dinoflagell é vert
Gymnodinium « sp 1982 » (voir carte 2, p. 94). Elle
fut par la suite observée en Bretagne et en Normandie, toujours en fin d'été et généralement en
faibles concentrations. Un pic a été atteint à l'automne 1994 (Nézan et al., 1995) avec des efflorescences denses se développant dans d iverses
baies de Bretagne (j usqu'à 130 x 10 6 cellules 1- 1
