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f((/orescences toxiques des eaux côtières françaises : écologie, écophysiologie, toxicologie
1.5
.....
1.5
1
, 1.0
.~
,
-
1.0
><
0.5
Cil
E
~
0.5
600
Figure 4 : Variations en fonction de la température et de l'éclairement, de la vitesse de croissance maximale.
Facteurs chimiques (azote)
N. inorganique
La couc he de mélange n' est pas un environnement stable et les processus physiologiques du
phytoplancton sont adaptés à ces fluctuations.
Sous ces conditions non stables, les cinétiques
d' absorptio n et de stockage des nutriments
deviennent extrêmement complexes, en raison du
nombre important d' interrelations physiologiques
au sein de la cellule et des priorités données à la
synthèse des différents constituants cellulaires qui
diffèrent d' une espèce à l'autre. Il existe une grande diversité de type d' adaptation, un temps de
latence dans la croissance, une brusque accélération de l'absorption d'éléments nutritifs, pouvant différer d' une espèce à l' autre.
Sciandra (1991) a évalué en chémostat l'adaptation de P. minimum (clone provenant de la collection UTEX, Université du Texas) à divers
régimes de fluctuation d' azote inorganique, en
l'occurrence des nitrates, lesquels sont apportés
en mode discontinue à une fréquence de un, deux
ou trois jours. En comparaison avec un régime
d' apport continu de nitrates, il est apparu que le
ta ux de croissance de P. minimum n'est pas affecté quand les apports se font tous les un ou deux
jours. Des taux d'absorption d' abord retardés puis
relativement stabilisés ont été également obtenus
au cours de chaque impu lsion ce qui reflète une
adaptation, à moyen terme, des processus d' assimilation cellulaire à un apport discontinu d'éléments nutritifs. C'est cette adaptation qui permet
à P. minimum de maintenir une vitesse de croissance constante. Par contre avec un apport un
jour sur trois, le taux d'assimilation maximal entre
chaque impulsion s' est accru considérablement
mais n'était pas suffisant pour maintenir le taux de
croissance initial. À ces faibles fréquences, croissance et absorption étaient fortement découplées.
Une longue période (un jour) entre un nouvel
apport d'azote et la croissance suggère que cette
espèce a la capacité d' accumuler de la rges
réserves intracellulaires de nu triments. Co llas
(1986) a suggéré que ce type de stockage en
réponse à des apports discontinus d'éléments
nutritifs présente un avantage écologique lorsque
la fréquence des impulsions est inférieure au taux
de division cellulaire comme cela peut être le cas
pour des impulsions de nitrates, par exemple au
voisinage de la nitracline, qui peuvent prése ter
des périodes de l'ordre de 48 heures (Klein and
Coste, 1984).
P. minimum dispose également d' une capacité à
mainteni r des taux d' absorption élevés pendant
la phase nocturne (Paasche et al., 1984). Cette
faculté peut permettre de découpler dans le temps
la photosynthèse (proche de la surface pendant le
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Facteurs chimiques (azote)
N. inorganique
La couc he de mélange n' est pas un environnement stable et les processus physiologiques du
phytoplancton sont adaptés à ces fluctuations.
Sous ces conditions non stables, les cinétiques
d' absorptio n et de stockage des nutriments
deviennent extrêmement complexes, en raison du
nombre important d' interrelations physiologiques
au sein de la cellule et des priorités données à la
synthèse des différents constituants cellulaires qui
diffèrent d' une espèce à l'autre. Il existe une grande diversité de type d' adaptation, un temps de
latence dans la croissance, une brusque accélération de l'absorption d'éléments nutritifs, pouvant différer d' une espèce à l' autre.
Sciandra (1991) a évalué en chémostat l'adaptation de P. minimum (clone provenant de la collection UTEX, Université du Texas) à divers
régimes de fluctuation d' azote inorganique, en
l'occurrence des nitrates, lesquels sont apportés
en mode discontinue à une fréquence de un, deux
ou trois jours. En comparaison avec un régime
d' apport continu de nitrates, il est apparu que le
ta ux de croissance de P. minimum n'est pas affecté quand les apports se font tous les un ou deux
jours. Des taux d'absorption d' abord retardés puis
relativement stabilisés ont été également obtenus
au cours de chaque impu lsion ce qui reflète une
adaptation, à moyen terme, des processus d' assimilation cellulaire à un apport discontinu d'éléments nutritifs. C'est cette adaptation qui permet
à P. minimum de maintenir une vitesse de croissance constante. Par contre avec un apport un
jour sur trois, le taux d'assimilation maximal entre
chaque impulsion s' est accru considérablement
mais n'était pas suffisant pour maintenir le taux de
croissance initial. À ces faibles fréquences, croissance et absorption étaient fortement découplées.
Une longue période (un jour) entre un nouvel
apport d'azote et la croissance suggère que cette
espèce a la capacité d' accumuler de la rges
réserves intracellulaires de nu triments. Co llas
(1986) a suggéré que ce type de stockage en
réponse à des apports discontinus d'éléments
nutritifs présente un avantage écologique lorsque
la fréquence des impulsions est inférieure au taux
de division cellulaire comme cela peut être le cas
pour des impulsions de nitrates, par exemple au
voisinage de la nitracline, qui peuvent prése ter
des périodes de l'ordre de 48 heures (Klein and
Coste, 1984).
P. minimum dispose également d' une capacité à
mainteni r des taux d' absorption élevés pendant
la phase nocturne (Paasche et al., 1984). Cette
faculté peut permettre de découpler dans le temps
la photosynthèse (proche de la surface pendant le
