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EfOorescences toxiques des eaux côtières françaises : écologie. écophysiologie, toxicologie
Phénomène d'efflorescence
Initiation et ensemencement
Comme pour de nombreux dinoflagellés, la formation de kystes de résistance a été suspectée
dès les premières efflorescences dans les abers
bretons. À cette date, la 1 ittérature ne contenait
aucune donnée sur le kyste de cette espèce.
Cependant, la présence dans les séd iments, de
kystes de résistance, a pu être établie après des
expériences d' incubation de sédiments qui ont
produit des cellu les végétatives.
Dans un premier temps une méthode de dénombrement statistique de kystes a été mise au point
(méthode de dilution ou MPN) (Erard-Le Denn et
Boulay, 1995). Elle a permis d' identifier le kyste et
d'estimer sa concentration dans les séd iments.
Le kyste de résistance d'A. minutum (fig. 3) est de
petite taille par rapport aux autres kystes de dinaflagellés observés dans les sédiments. De 20 à
25 1-1m de diamètre, il est de forme arrondie en vue
apicale et rén ifo rme en vue latérale. Sa surface
membranaire est lisse et légèrement décollée du
contenu cel lulaire dense et granuleux. Ce kyste
est similaire à celui décrit par Bolch (1991) en
Austra lie, mais différent du kyste temporaire
(fig. 4) produit au laboratoire, qui est plus petit et
dont la surface membranaire est plus fine.
En 1989, cinq stations situées dans les abers bretons, ont été échantil lonnées mensuellement
(Erard-Le Denn, 1991 b). Ces prélèvements ont
permis de montrer que les kystes étaient présents
toute l'année dans les sédiments, à des concentrations pouvant atteindre 24 000 kystes par gramme
de sédiment après les proliférations esti vales.
Figure 3 - Kyste de résistance d'A. minutum.
.·
• •
• . 1
10 m
Figure 4- Kyste temporaire d'A. minutum.
La mise en évidence d' une relation entre contamination de la colonne d'eau et richesse de5 sédiments en kystes a incité à amplifier les observations; ainsi en 1990, un éc hantillonnage a été
effectué tout au long des côtes bretonnes. Cette
cartogra phie sédimentaire a fa it ressortir deux
zones à ri sques : la baie de Lannion et la baie de
Morlaix (fig. 5).
Figure 5 - Cartographie sédimentaire le long des côtes bretonnes : 0 pas de kystes ; e 170 kystes/g de sédiment (valeurs
MPN).
Compte tenu du stock de kystes dans les sédiments de la baie de Morlaix et de leur rôle dans
l' inoculation de la colonne d' eau, la baie de Morlaix a été choisie comme site d' étude privilégié.
La problématique à résoudre éta it de m ieux
connaître la répartition et le niveau d'enfouissement des kystes ai nsi que l'évolution des stades
pélagiques. La baie de Morlaix (fig. 6 p. 59) est
un site bien connu au niveau sédimentaire et
bathymétrique (L'Yavanc et Bassou let, 1991 ).
En 1991, une disparité de répartition des ky~tes a
été montrée avec une zone d' accumul ation
EfOorescences toxiques des eaux côtières françaises : écologie. écophysiologie, toxicologie
Phénomène d'efflorescence
Initiation et ensemencement
Comme pour de nombreux dinoflagellés, la formation de kystes de résistance a été suspectée
dès les premières efflorescences dans les abers
bretons. À cette date, la 1 ittérature ne contenait
aucune donnée sur le kyste de cette espèce.
Cependant, la présence dans les séd iments, de
kystes de résistance, a pu être établie après des
expériences d' incubation de sédiments qui ont
produit des cellu les végétatives.
Dans un premier temps une méthode de dénombrement statistique de kystes a été mise au point
(méthode de dilution ou MPN) (Erard-Le Denn et
Boulay, 1995). Elle a permis d' identifier le kyste et
d'estimer sa concentration dans les séd iments.
Le kyste de résistance d'A. minutum (fig. 3) est de
petite taille par rapport aux autres kystes de dinaflagellés observés dans les sédiments. De 20 à
25 1-1m de diamètre, il est de forme arrondie en vue
apicale et rén ifo rme en vue latérale. Sa surface
membranaire est lisse et légèrement décollée du
contenu cel lulaire dense et granuleux. Ce kyste
est similaire à celui décrit par Bolch (1991) en
Austra lie, mais différent du kyste temporaire
(fig. 4) produit au laboratoire, qui est plus petit et
dont la surface membranaire est plus fine.
En 1989, cinq stations situées dans les abers bretons, ont été échantil lonnées mensuellement
(Erard-Le Denn, 1991 b). Ces prélèvements ont
permis de montrer que les kystes étaient présents
toute l'année dans les sédiments, à des concentrations pouvant atteindre 24 000 kystes par gramme
de sédiment après les proliférations esti vales.
Figure 3 - Kyste de résistance d'A. minutum.
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10 m
Figure 4- Kyste temporaire d'A. minutum.
La mise en évidence d' une relation entre contamination de la colonne d'eau et richesse de5 sédiments en kystes a incité à amplifier les observations; ainsi en 1990, un éc hantillonnage a été
effectué tout au long des côtes bretonnes. Cette
cartogra phie sédimentaire a fa it ressortir deux
zones à ri sques : la baie de Lannion et la baie de
Morlaix (fig. 5).
Figure 5 - Cartographie sédimentaire le long des côtes bretonnes : 0 pas de kystes ; e 170 kystes/g de sédiment (valeurs
MPN).
Compte tenu du stock de kystes dans les sédiments de la baie de Morlaix et de leur rôle dans
l' inoculation de la colonne d' eau, la baie de Morlaix a été choisie comme site d' étude privilégié.
La problématique à résoudre éta it de m ieux
connaître la répartition et le niveau d'enfouissement des kystes ai nsi que l'évolution des stades
pélagiques. La baie de Morlaix (fig. 6 p. 59) est
un site bien connu au niveau sédimentaire et
bathymétrique (L'Yavanc et Bassou let, 1991 ).
En 1991, une disparité de répartition des ky~tes a
été montrée avec une zone d' accumul ation
