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Eft7orescences toxiques des eaux côtières françaises :écologie, écophysiologie, toxicologie
propice à leur division cellu laire? Et/ou se multiplient-elles là uniquement en raison d' une plus
grande disponibilité des nutriments dissous ou des
proies ? Pour décrire la dynamique d'établi ssement des populations denses de Dinophysis spp,
il faudrait désormais entreprendre des recherches
utilisant à la fois le compteur de particules in situ
récemment mis au point par une équipe française
et des méthodes permettant de mesurer l'activité
métabolique et la vitesse de division des cellules.
Enfin , la possibilité de réduire le broutage par
empoisonnement différé, si elle était confirmée,
donnerait un éclairage nouveau à la présence de
toxine DSP chez ces dinoflagellés.
Cet aspect, important pour la compréhension des
mécanismes évolutifs, mériterait que l'on s'y attarde quelque peu, en poursuivant l'estimation de
l' importance des pertes dues aux micro-brouteurs,
notamment. En conclusion, il serait fondamentalement intéressant de déterminer si, globalement
ou par espèce, les Dinophysis spp. sont contrôlés
« top-dawn » comme les espèces algales, ou
contrôlés « bottom-up » comme le sont les microprédateurs. En d'autres termes, cela revient à
répondre à la question :sont-ils plus végétaux ou
plus animaux ?
Pour répondre au besoin de détermination de
l' activité réelle du phytoplancton, des méthodes
basées sur le taux de synthèse de l' ARN ont été
mises au point ; on peut actuellement mesurer le
taux de croissance in situ des espèces cibles. Pour
l' instant, néanmoins, l' utilisation de ces méthodes
avec Dinophysis spp . se limite à de rares tentatives ; à ce jour, un seul article publié rapporte de
telles données. Aussi bien pour la connaissance
fondamentale que pour les fondements de la surveillance, il apparaît pourtant clair que l' utilisation de ce type de méthodes devrait désormais
être général isée dans la recherche de terrain.
Par ailleurs, un progrès décisif a récemment été
réalisé dans le domaine de la détection des populations de D. acuminata à faible concentration
cellulaire, par la mise au point, en France, d' une
sonde polynucléot id ique. Cette sonde qui est
actuellement commercialisée permet de détecter
30 cellules.l- 1 sans interférence avec les autres
espèces phytoplanctoniques. Elle serait donc nettement plus sensible et beaucoup plus rapide que
les techniques d'immuno-fluorescence et l'analyse d' images.
Étant donné que plusieurs autres espèces du genre
sont productrices de toxine, la mise au point
d' autres sondes spécifiques représente actuel lement une priorité essentielle pour la surveillance.
Il conviendrait d' utiliser aussi ce type de méthode
de numération dans la recherche de terrain qui a
grand besoin de données numériques objectives se
rapportant aux stades précoces des blooms de
Oinophysis spp.
Eft7orescences toxiques des eaux côtières françaises :écologie, écophysiologie, toxicologie
propice à leur division cellu laire? Et/ou se multiplient-elles là uniquement en raison d' une plus
grande disponibilité des nutriments dissous ou des
proies ? Pour décrire la dynamique d'établi ssement des populations denses de Dinophysis spp,
il faudrait désormais entreprendre des recherches
utilisant à la fois le compteur de particules in situ
récemment mis au point par une équipe française
et des méthodes permettant de mesurer l'activité
métabolique et la vitesse de division des cellules.
Enfin , la possibilité de réduire le broutage par
empoisonnement différé, si elle était confirmée,
donnerait un éclairage nouveau à la présence de
toxine DSP chez ces dinoflagellés.
Cet aspect, important pour la compréhension des
mécanismes évolutifs, mériterait que l'on s'y attarde quelque peu, en poursuivant l'estimation de
l' importance des pertes dues aux micro-brouteurs,
notamment. En conclusion, il serait fondamentalement intéressant de déterminer si, globalement
ou par espèce, les Dinophysis spp. sont contrôlés
« top-dawn » comme les espèces algales, ou
contrôlés « bottom-up » comme le sont les microprédateurs. En d'autres termes, cela revient à
répondre à la question :sont-ils plus végétaux ou
plus animaux ?
Pour répondre au besoin de détermination de
l' activité réelle du phytoplancton, des méthodes
basées sur le taux de synthèse de l' ARN ont été
mises au point ; on peut actuellement mesurer le
taux de croissance in situ des espèces cibles. Pour
l' instant, néanmoins, l' utilisation de ces méthodes
avec Dinophysis spp . se limite à de rares tentatives ; à ce jour, un seul article publié rapporte de
telles données. Aussi bien pour la connaissance
fondamentale que pour les fondements de la surveillance, il apparaît pourtant clair que l' utilisation de ce type de méthodes devrait désormais
être général isée dans la recherche de terrain.
Par ailleurs, un progrès décisif a récemment été
réalisé dans le domaine de la détection des populations de D. acuminata à faible concentration
cellulaire, par la mise au point, en France, d' une
sonde polynucléot id ique. Cette sonde qui est
actuellement commercialisée permet de détecter
30 cellules.l- 1 sans interférence avec les autres
espèces phytoplanctoniques. Elle serait donc nettement plus sensible et beaucoup plus rapide que
les techniques d'immuno-fluorescence et l'analyse d' images.
Étant donné que plusieurs autres espèces du genre
sont productrices de toxine, la mise au point
d' autres sondes spécifiques représente actuel lement une priorité essentielle pour la surveillance.
Il conviendrait d' utiliser aussi ce type de méthode
de numération dans la recherche de terrain qui a
grand besoin de données numériques objectives se
rapportant aux stades précoces des blooms de
Oinophysis spp.
