principal ement hétérotrophes ; ils ont observé
chez ces dernières la présence de pa rti cules
alga les ingérées dans les vac uoles alimentaires.
De même, Jacobson et Andersen (1994) ont
observé, dans la région de West Boothbay-Harbor, jusqu' à 6 % des O. acuminata et 36 % des O.
norvegica présentant des vac uoles qui contenaient des globules transparents d' aspect similaire à ceux de l'espèce incolore O. rotundata qui se
nourrit de ciliés (Hansen, 1991 ). D' autre part,
Granéli et al. (1995) rapportent avoir observé des
cel lu les de O . acuminata qui semblaient avoir
capturé un organisme ressemblant à une petite
cellule de Thalassiosira sp. et lsh imaru et al. (1988)
signa lent avoir obtenu des cultures de O. fortii et
de O. acuminata en les nourrissa nt avec une cryptomonade du genre Plagioselmis sp. Ces auteurs
ont obtenu en trois semaines 22 cellu les à partir
d' une seu le. Bien qu' il ne s' agisse pas là d' une
culture à proprement parl er, ce rés ultat est
important, car il étaye la possibilité d' une nutrition phagotrophe. Celle-ci a été antérieurement
soupçonnée par de nombreux auteurs en raison
de la capacité des cell ules de Oinophysis spp. à
perdre leurs pigments et à se diviser de manière
optimale en présence de petites particu les
vivantes ; aucun auteur, cependant, n' a observé
de figures indubitables de phagotrophie.
Par ai lleurs, Granéfi et al. (1993, 1995, sous presse) ont mesuré les taux d'absorption du carbone
à la lum ière et à l' obscurité des espèces autotrophes Ceratium fu rca, C. macroceros, C. tripos,
O. acuminata, O. acuta et O. norvegica provenant
du même assemblage naturel incubé in situ . Les
taux spécifiques par unité de biomasse d'ass imilation du carbone à l' obscurité pour les espèces
du genre Oinophysis étaient significativement
supérieurs à ceux des espèces du genre Ceratium.
Bien que la fi xation du carbone à la lumi ère
n'éta it pas systématiquement plus faible chez les
Oinoph ysis spp. par rapport aux Ceratium spp.,
l' absorption de carbone à l'obscurité a conduit
ces auteurs à suggérer un mode mixotrophe d' alimentati on pour les trois espèces de Oinophysis
concernées.
Q ue les espèces côtières du genre Oinophysis responsables des intoxications de type DSP soient
mixotrophes ne serait pas étonnant, étant donné
que les autres dinoflagellés le sont fréquemment
Dinophysis spp.
(Wilcox et Wedema yer, 1991 ; Schnepf et
Elbrachter, 1992 ; Bockstah ler et Coats, 1993).
Pour l' instant, toutefois, il n' existe aucune preuve
expérimentale directe de ce mode de nutrition
chez Oinophysis spp. En outre, certain s résultats
récents sont contradictoires. Hal legraeff et Lucas
(1988) et Lucas et Vesk (1990) n'ont pas observé
de vacuoles al imentaires chez O. acuminata et
O. fortii, alors que O. hastata et O. schuettii, deux
phagotrophes incolores recueillis sur les mêmes
échantillons, possèdent de grosses vacuoles. Hansen (1991) qui a observé O. rotundata en train de
percer la membrane d' un cilié à l'aide d' un tube
alimentai re et d'en aspirer le cytoplasme, n' a
jamais observé d'espèces de Oinophysis photosynthétiques en train d'ingérer des particules de
manière active. Berland et al . (1995b), qui ont
vérifié si les cellules de Oinophysis cf. acuminata
possédaient un équipement structurel leur permettant d' ingérer des particules, y compris des
proies, ont conclu que tel n'était pas le cas.
Les images qu' ils ont obtenues en microscopie
électronique n'ont révélé ni vacuoles al imentaires
ni corps résiduels. Su r cette base, ils ont conclu
que O. cf. acuminata n'a pas la capaci té d'ingérer et de digérer une proie entière, à moins que
l'équipement nécessaire ne puisse se former très
rapidement. Cette possibilité est actuell ement
douteuse, car personne encore n' a observé avec
cette espèce des activités de perçage ou des
figures de velum. En reva nche, des organites
observés par plusieurs auteurs ne laissent pas d' intriguer et de soutenir l' hypothèse d' une nutrition
phagotrophe.
Lucas et Vesk (1990) et Berl and et al. (1995b) ont
observé, dans la région du pore flagellaire de
O. acuminata, O. cf. acum inata et O. fortii, une
structure en forme de langue avec des bandes
microtubul aires, susceptible d' être un pédoncule
simplifié et réduit, un organite qui n'est pas rare
chez les Dinoflagellés. Lucas et Vesk (1990) avancent l' hypothèse qu 'elle pourrait découler d' une
perte de capacité phagotrophe. Cette suggestion
est remi se en question par les résultats obten us
par Jacobson et Andersen (1994) qui signalent la
même structure en pédoncule simplifié chez deux
espèces activement phagotrophes, dont O. rotundata, suggérant qu'elle pourrait être dévaginée et
fonctionnelle. Aucun pédoncule protubérant actif
n' a toutefoi s été observé à ce jour chez les
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chez ces dernières la présence de pa rti cules
alga les ingérées dans les vac uoles alimentaires.
De même, Jacobson et Andersen (1994) ont
observé, dans la région de West Boothbay-Harbor, jusqu' à 6 % des O. acuminata et 36 % des O.
norvegica présentant des vac uoles qui contenaient des globules transparents d' aspect similaire à ceux de l'espèce incolore O. rotundata qui se
nourrit de ciliés (Hansen, 1991 ). D' autre part,
Granéli et al. (1995) rapportent avoir observé des
cel lu les de O . acuminata qui semblaient avoir
capturé un organisme ressemblant à une petite
cellule de Thalassiosira sp. et lsh imaru et al. (1988)
signa lent avoir obtenu des cultures de O. fortii et
de O. acuminata en les nourrissa nt avec une cryptomonade du genre Plagioselmis sp. Ces auteurs
ont obtenu en trois semaines 22 cellu les à partir
d' une seu le. Bien qu' il ne s' agisse pas là d' une
culture à proprement parl er, ce rés ultat est
important, car il étaye la possibilité d' une nutrition phagotrophe. Celle-ci a été antérieurement
soupçonnée par de nombreux auteurs en raison
de la capacité des cell ules de Oinophysis spp. à
perdre leurs pigments et à se diviser de manière
optimale en présence de petites particu les
vivantes ; aucun auteur, cependant, n' a observé
de figures indubitables de phagotrophie.
Par ai lleurs, Granéfi et al. (1993, 1995, sous presse) ont mesuré les taux d'absorption du carbone
à la lum ière et à l' obscurité des espèces autotrophes Ceratium fu rca, C. macroceros, C. tripos,
O. acuminata, O. acuta et O. norvegica provenant
du même assemblage naturel incubé in situ . Les
taux spécifiques par unité de biomasse d'ass imilation du carbone à l' obscurité pour les espèces
du genre Oinophysis étaient significativement
supérieurs à ceux des espèces du genre Ceratium.
Bien que la fi xation du carbone à la lumi ère
n'éta it pas systématiquement plus faible chez les
Oinoph ysis spp. par rapport aux Ceratium spp.,
l' absorption de carbone à l'obscurité a conduit
ces auteurs à suggérer un mode mixotrophe d' alimentati on pour les trois espèces de Oinophysis
concernées.
Q ue les espèces côtières du genre Oinophysis responsables des intoxications de type DSP soient
mixotrophes ne serait pas étonnant, étant donné
que les autres dinoflagellés le sont fréquemment
Dinophysis spp.
(Wilcox et Wedema yer, 1991 ; Schnepf et
Elbrachter, 1992 ; Bockstah ler et Coats, 1993).
Pour l' instant, toutefois, il n' existe aucune preuve
expérimentale directe de ce mode de nutrition
chez Oinophysis spp. En outre, certain s résultats
récents sont contradictoires. Hal legraeff et Lucas
(1988) et Lucas et Vesk (1990) n'ont pas observé
de vacuoles al imentaires chez O. acuminata et
O. fortii, alors que O. hastata et O. schuettii, deux
phagotrophes incolores recueillis sur les mêmes
échantillons, possèdent de grosses vacuoles. Hansen (1991) qui a observé O. rotundata en train de
percer la membrane d' un cilié à l'aide d' un tube
alimentai re et d'en aspirer le cytoplasme, n' a
jamais observé d'espèces de Oinophysis photosynthétiques en train d'ingérer des particules de
manière active. Berland et al . (1995b), qui ont
vérifié si les cellules de Oinophysis cf. acuminata
possédaient un équipement structurel leur permettant d' ingérer des particules, y compris des
proies, ont conclu que tel n'était pas le cas.
Les images qu' ils ont obtenues en microscopie
électronique n'ont révélé ni vacuoles al imentaires
ni corps résiduels. Su r cette base, ils ont conclu
que O. cf. acuminata n'a pas la capaci té d'ingérer et de digérer une proie entière, à moins que
l'équipement nécessaire ne puisse se former très
rapidement. Cette possibilité est actuell ement
douteuse, car personne encore n' a observé avec
cette espèce des activités de perçage ou des
figures de velum. En reva nche, des organites
observés par plusieurs auteurs ne laissent pas d' intriguer et de soutenir l' hypothèse d' une nutrition
phagotrophe.
Lucas et Vesk (1990) et Berl and et al. (1995b) ont
observé, dans la région du pore flagellaire de
O. acuminata, O. cf. acum inata et O. fortii, une
structure en forme de langue avec des bandes
microtubul aires, susceptible d' être un pédoncule
simplifié et réduit, un organite qui n'est pas rare
chez les Dinoflagellés. Lucas et Vesk (1990) avancent l' hypothèse qu 'elle pourrait découler d' une
perte de capacité phagotrophe. Cette suggestion
est remi se en question par les résultats obten us
par Jacobson et Andersen (1994) qui signalent la
même structure en pédoncule simplifié chez deux
espèces activement phagotrophes, dont O. rotundata, suggérant qu'elle pourrait être dévaginée et
fonctionnelle. Aucun pédoncule protubérant actif
n' a toutefoi s été observé à ce jour chez les
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