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Ei,1or~cence5 toxiques des e,wx cô,ières françaIses : écolo8ie, écophys iofogÎe, toxicologie
Étude de la contamination
naturelle de poissons
carnivores par l'acide
okadaïque
Les observations épidémiologiques des in toxications ciguatériques par poissons posent la question
de la nature des toxines en causes, en particulier
dans des régio ns comme le golfe du Mex ique et la
mer des Caraïbes. En effet, l'étiologie de l' intoxication cigua térîq ue da ns ces zones est souve nt
compliquée par un syndrome di arrhéique. L' hypothèse d' un processus de contaminat ion de la
chaîne alimenta ire par l'AO nécessite la vérification de deux étapes:
- une contam ination phytoplancton/poissons herbivores i
- une bioaccumul ation poissons herbivores/poissons carnivores. La première étape n'a pu être que
partiellement vérifiée, à titre expérimental, sur le
poisson-demoiselle et avec des cultures toxiques
de P. concavum.
Des études complémentaires étaient nécessa ires.
Celles-ci ont visé à confirmer la toxigénicité en
AO de souches sauvages de quelques dinoflagellés récoltées au large de l'île de Saint-Barthélémy
(An tilles fra nçaises) et à évaluer la contamination
éventuelle par l'AO, et/ou la part de cette conta -
mination dans une contamination de type ciguatérique, dans des poissons ca rni vores récoltés
dans la même zone.
Trois souches de dinoflagellés indigènes ont été
isolées et mises en cu lture: P. lima (SB01), Amphidinium carterae (SB03) et A. klebsii (SB05). Les
conditions de culture étaient les sui vantes : eau de
mer vieill ie de salinité 35 %0, stérilisée et enrichie
pour former un milieu ES-MPP, photopériode :
12/12, température 27 oc. Au bout de 30 - 35
jours, les cellules sont collectées après décantation
et centrifugation, pu is conservées à - 20 oc.
Les poissons analysés ont tout d'abord été prélevés autour de l'île de Saint-Barthélémy: carangue
jaune (Caranx bartholomaeO, vierge à carreau x
(Mycteroperca venenosa) et barracuda (Sphyraena barracuda). Ces espèces appartiennent à trois
familles im portantes dans l'ép idém iologie de la
cigu ate ra , Une deuxième séri e a été ensuite prélevée dans la même zone, mais plus au large:
vieille blanche (Epinephelus morio), barra cuda ,
lune (Alectis crinitus), bouc à nègres (Lutjanus
analis), dorade (Coryphaena hippurus), bonite
blanche (A uxis thaza rd) et thon rélé (Euthynnus
pelamis).
L'extraction des microalgues a été pratiquée sur
culots décongelés (extraits méthanoliques
concentrés par évaporationl , et l'extraction des
ciguatoxi nes à partir de la chair des poisso ns a
été menée sur 50 à 60 g préalablement congelés
selon la méthode « rapide" (extraction méthanol iq ue, lavage à l' hexa ne, extraction à l'éther et
résidu conservé dans le méthanol à - 20 OC ).
Pour l 'extraction/purifi cation rapide des pol yethers tox iques englobant l' AO et les CTX , la
méth ode soum ise à brevet « REM " a été util isée
(Park 1994). De pl us, trois échantillons de poissons non toxiques provena nt de zones tempérées
chaudes ont été utilisés pour être supplémentés
par l'AO, afin d'étudier la limite de détection et
le rendement de dosage de l'AO en CLHP. L'évaluat ion de la tox icité des extraits a été opérée au
moyen de plusieurs tests standards: test souris
(DLM 24 heures!. cytotox icité sur lignée BHK21
C13 (Fessard et al., 1994) et quantification par le
test du rouge neu tre (C I 50 déterminée au lecteur
de plaque!. biotest moustique (Bourdeau, 1994)
(DL 50) et biotest mouche (Labrousse et Bourdeau, ' 993) pour les chairs de poissons.
En ce qui concerne les moyens de détection, le test
Ciguatect™ ou « Sol id-Pha se Immunobead
assay » (Park et al., 1992 ) a été utili sé pour la
ciguatoxine (CTX), l'AO et les composés associés,
le test immunoenzymatiq ue (ElA) Rougier Bio-tech
pour l'AO (S hestow sky et al. , '992 ) et enfin le
dosage en CLHP-FL, pour l'AO et ses déri vés,
selon la méthode de Lee et al., (1987) déjà citée.
La culture en masse des dinofl agellés a permis
d'obtenir de très bons rendements en matière première « toxinogène ' . Les résultats des tests de toxicité, comparés à la toxicité de référence de Gambierdiseus toxieus, montrent que (tabl. 1 p. 181)
G. toxieusest 27 fois plus toxique que P. lima el125
fois plus que les deux souches d' Amphidinium.
Ei,1or~cence5 toxiques des e,wx cô,ières françaIses : écolo8ie, écophys iofogÎe, toxicologie
Étude de la contamination
naturelle de poissons
carnivores par l'acide
okadaïque
Les observations épidémiologiques des in toxications ciguatériques par poissons posent la question
de la nature des toxines en causes, en particulier
dans des régio ns comme le golfe du Mex ique et la
mer des Caraïbes. En effet, l'étiologie de l' intoxication cigua térîq ue da ns ces zones est souve nt
compliquée par un syndrome di arrhéique. L' hypothèse d' un processus de contaminat ion de la
chaîne alimenta ire par l'AO nécessite la vérification de deux étapes:
- une contam ination phytoplancton/poissons herbivores i
- une bioaccumul ation poissons herbivores/poissons carnivores. La première étape n'a pu être que
partiellement vérifiée, à titre expérimental, sur le
poisson-demoiselle et avec des cultures toxiques
de P. concavum.
Des études complémentaires étaient nécessa ires.
Celles-ci ont visé à confirmer la toxigénicité en
AO de souches sauvages de quelques dinoflagellés récoltées au large de l'île de Saint-Barthélémy
(An tilles fra nçaises) et à évaluer la contamination
éventuelle par l'AO, et/ou la part de cette conta -
mination dans une contamination de type ciguatérique, dans des poissons ca rni vores récoltés
dans la même zone.
Trois souches de dinoflagellés indigènes ont été
isolées et mises en cu lture: P. lima (SB01), Amphidinium carterae (SB03) et A. klebsii (SB05). Les
conditions de culture étaient les sui vantes : eau de
mer vieill ie de salinité 35 %0, stérilisée et enrichie
pour former un milieu ES-MPP, photopériode :
12/12, température 27 oc. Au bout de 30 - 35
jours, les cellules sont collectées après décantation
et centrifugation, pu is conservées à - 20 oc.
Les poissons analysés ont tout d'abord été prélevés autour de l'île de Saint-Barthélémy: carangue
jaune (Caranx bartholomaeO, vierge à carreau x
(Mycteroperca venenosa) et barracuda (Sphyraena barracuda). Ces espèces appartiennent à trois
familles im portantes dans l'ép idém iologie de la
cigu ate ra , Une deuxième séri e a été ensuite prélevée dans la même zone, mais plus au large:
vieille blanche (Epinephelus morio), barra cuda ,
lune (Alectis crinitus), bouc à nègres (Lutjanus
analis), dorade (Coryphaena hippurus), bonite
blanche (A uxis thaza rd) et thon rélé (Euthynnus
pelamis).
L'extraction des microalgues a été pratiquée sur
culots décongelés (extraits méthanoliques
concentrés par évaporationl , et l'extraction des
ciguatoxi nes à partir de la chair des poisso ns a
été menée sur 50 à 60 g préalablement congelés
selon la méthode « rapide" (extraction méthanol iq ue, lavage à l' hexa ne, extraction à l'éther et
résidu conservé dans le méthanol à - 20 OC ).
Pour l 'extraction/purifi cation rapide des pol yethers tox iques englobant l' AO et les CTX , la
méth ode soum ise à brevet « REM " a été util isée
(Park 1994). De pl us, trois échantillons de poissons non toxiques provena nt de zones tempérées
chaudes ont été utilisés pour être supplémentés
par l'AO, afin d'étudier la limite de détection et
le rendement de dosage de l'AO en CLHP. L'évaluat ion de la tox icité des extraits a été opérée au
moyen de plusieurs tests standards: test souris
(DLM 24 heures!. cytotox icité sur lignée BHK21
C13 (Fessard et al., 1994) et quantification par le
test du rouge neu tre (C I 50 déterminée au lecteur
de plaque!. biotest moustique (Bourdeau, 1994)
(DL 50) et biotest mouche (Labrousse et Bourdeau, ' 993) pour les chairs de poissons.
En ce qui concerne les moyens de détection, le test
Ciguatect™ ou « Sol id-Pha se Immunobead
assay » (Park et al., 1992 ) a été utili sé pour la
ciguatoxine (CTX), l'AO et les composés associés,
le test immunoenzymatiq ue (ElA) Rougier Bio-tech
pour l'AO (S hestow sky et al. , '992 ) et enfin le
dosage en CLHP-FL, pour l'AO et ses déri vés,
selon la méthode de Lee et al., (1987) déjà citée.
La culture en masse des dinofl agellés a permis
d'obtenir de très bons rendements en matière première « toxinogène ' . Les résultats des tests de toxicité, comparés à la toxicité de référence de Gambierdiseus toxieus, montrent que (tabl. 1 p. 181)
G. toxieusest 27 fois plus toxique que P. lima el125
fois plus que les deux souches d' Amphidinium.
