Toxinogénèse
Culture de P. lima non axénique
1
(Cellules algales)
------------------------- Filtre Nuclépore 5 IJm -------------------- -- ---- -·
1
(Débris)
---- ---------- -------- Filtre Whatman GF/D 2,7 IJm - -----------------------1
(Cellules bactériennes)
------ -------- ----- ------Filtre Nuclépore 0,2 IJm ------------------------- --·
1
Filtrat
Figure 6 - Filtrations successives d 'une culture non axénique de P. lima.
Une contamination des bivalves par l' eau reste
donc possible. Il serait cependant intéressant de
confirmer la présence de la toxine par une analyse des extraits en spectrométrie de masse afin
de vérifier qu ' il ne s' agit pas d' une interférence
avec d'autres molécules lors de la dérivatisation
de l' AO (Rau sch et Morlaix, 1995).
Recherche du rôle des bactéries associées à P. lima dans la toxinogénèse
Les expériences ont été réalisées en utilisant huit
cultures provenant d' un même clone, quatre étant
axéniques (Berland et al. , 1972) et quatre non
axéniq ues. La concentration cellulaire de P. lima
est plus élevée en présence de bactéries pendant
la phase de croissance. En culture non axénique,
les durées correspondant à la phase de croissance
et à la phase stationnaires sont raccourcies de moitié par rapport à la culture axénique.
La multiplication des bactéries est accrue pendant
la croissance en phase exponentielle de l'algue.
Elles consommeraient les substa nces dissoutes
libérées dans le milieu à cette période. La densité
bactérienne s' accroît également en fin de phase de
sénescence de l'algue, probablement en raison de
l' utilisation de cellules mortes.
La production de tox ine a lieu principalement
pendant la phase de croissance lente (comme il a
été mentionné c i-dessus) et pendant la phase de
décroissance de l' algue. « Avant la décroissance
de P. lima, la production de toxines est identique
en présence et en l'absence de bactéries, ce qui
montre que pendant cette période, P. lima consti -
tue la source majeure de toxines. Par contre, pendant la décroissance du dinoflagellé, la culture
non axénique produit plus de toxines ... On
observe une augmentation d' environ 200.1 o- 3 j.Jg
de toxines, soit 30 % de la toxicité totale de la culture. Les bactéries semblent donc accroître la production de toxines par le dinoflagellé sénescent. »
(Rausch, 1993).
Cette augmentation observée dans la fraction cellulaire, et surtout dans la fraction aqueuse de la
culture, est significativement plus importante dans
les c ultures non axéniques (fi g. 7, p . 160).
Cependant, l' isolement des cellules par filtration
peut entraîner des pertes non négligeables d' AO
dans la phase soluble, et les bactéries ont la possibil ité de dégrader la toxine en produisant des
esters non détectés par CLHP. Aussi est-il difficile
d' identifier l'action des bactéries dans la biosynthèse de l' AO.
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