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f ((/orescences toxiques des eaux côtières françaises : écologie, écophysiologie, toxicologie
ou sur les facu ltés d' inhibition de l a croissance
des compétiteurs algaux ;
-recherche des conditions de croissance qui favorisent la biosynthèse des toxines et leur exsudation dans le milieu de culture.
L' étude des toxines associées aux proliférations
phytoplanctoniques s' est intensifiée depuis ces
vingt dernières années. Le rôle des bactéries dans
la synthèse de toxines paralysantes a été démontré de façon plus ou moins fo rmelle (Rau sch &
Lassus, 1991 ). Les arguments en faveur de l'origine bactérienne des toxines - hypothèse bactérienn e-, s'appuyaient sur :
- l' extension du caractère toxique des efflorescences algales (Steidinger & Baden, 1984 ; Gross,
1988 ; Anderson, 1 989) ;
- les variations de toxicité chez une même espèce
(Ballantine et al., 1988 ; Lee et al., 1989),
- la présence d' une toxi ne identique chez des
organismes très éloignés phylogénétiquement
(voir revue bibliographique dans Rausch & Lassus, 1991 ),
-l' absence de dinoflagellés lors de la contamination de bivalves par des toxines paralysantes
(Ogata et al., 1982, 1989) ou diarrrhéiques (Marcaillou-Le Baut & Masselin, 1990).
L' interaction phytoplancton-bactérie fondée sur la
régulation réciproque des excrétions et des développements semble la plus fréquemment invoquée
dans les travaux publiés (Rausch & Lassus, 1991 ).
L' amélioration des cl ic hés photographiques en
m icroscopie électronique et des méthodes immunocytochimiques, ont permis des recherches plus
fines sur la loca lisation des bactéries et des sites
de production des tox ines . Il a été observé des
proliférations bactériennes extracellulaires dans la
« phycosphère » (Larsson & Hagstrôm , 1982)
riche en excrétions produites par les cellules
phytoplanctoniques, ainsi que des bactéries fixées
sur la paroi externe des algues. Il semble que ces
bactéries fi xées aient la propriété de passer dans
la phase aqueuse et de pénétrer à l' intérieur des
ce ll ules alga les (bactéries endosymbiotiq ues),
comme l'ont révélé des observations en m icroscopie électronique (Silva, 1982).
L'objectif de cette étude était de chercher s'i l existe b ien des bactéries associées à Prorocentrum
lima en culture non axénique, de les isoler et de
vo ir si ces bactéries synthétisent l' acide okadaïque (AO). Ce composé est responsable des
intoxications par tox ines diarrhéiques (DSP) lors
des proliférations de Prorocentrum lima. La prem ière étape était donc de repérer et d' isoler des
souches bactériennes à partir d'une culture algale
(souche PL2V) non axénique. Les to xines ont
ensuite été recherchées dans les différents compartiments ainsi que dans la phase dissoute. Parallèlement, l' immunodétection a été appliquée au
repérage de l' AO à l'intérieur des cellules algales
et dans une culture axénique d' un même cl one.
Cette étude a été complétée par la recherche du
rôle éventu el des bactéries dans l a synthèse de
l' AO par les algues.
Conditions de production
et structure d'ichtyotoxines
de Gymnodinium cf.
nagasakiense (alias
Gyrodinium aureolum)
Détection et effets des toxines
La détection des substances actives excrétées par
le dinofl agellé Cymnodinium cf. nagasakiense
peut être effectu ée par l' identifica tion de leurs
effets sur l'écosystème marin ou par la détermination directe des toxi nes après leur extraction
du milieu.
Les toxines produites par Cymnodinium cf. nagasakiense ont été mises en évidence par leurs effets
nocifs sur le développement d'embryons et de
juvéniles de pectinidés (Erard-Le Denn et al.,
1990 ; Gentien et al., 1991 ), sur la croi ssance
d'autres espèces phytoplanctoniques (Gentien &
Arzu l, 1990) et par leur action hémolyti q ue et
cytolytique sur les membranes cellulaires de différentes cibles biologiques (Arzul et al., 1994).
Ces observations serai ent compatibles av ec la
production par les cellules algales d'agents cytolytiques. La nature non protéinique de la toxine a
été suggérée par Partensky et al. (1989) à partir
de tests sur cultures cellulaires humaines montrant que les extraits aqueux des microalgues
f ((/orescences toxiques des eaux côtières françaises : écologie, écophysiologie, toxicologie
ou sur les facu ltés d' inhibition de l a croissance
des compétiteurs algaux ;
-recherche des conditions de croissance qui favorisent la biosynthèse des toxines et leur exsudation dans le milieu de culture.
L' étude des toxines associées aux proliférations
phytoplanctoniques s' est intensifiée depuis ces
vingt dernières années. Le rôle des bactéries dans
la synthèse de toxines paralysantes a été démontré de façon plus ou moins fo rmelle (Rau sch &
Lassus, 1991 ). Les arguments en faveur de l'origine bactérienne des toxines - hypothèse bactérienn e-, s'appuyaient sur :
- l' extension du caractère toxique des efflorescences algales (Steidinger & Baden, 1984 ; Gross,
1988 ; Anderson, 1 989) ;
- les variations de toxicité chez une même espèce
(Ballantine et al., 1988 ; Lee et al., 1989),
- la présence d' une toxi ne identique chez des
organismes très éloignés phylogénétiquement
(voir revue bibliographique dans Rausch & Lassus, 1991 ),
-l' absence de dinoflagellés lors de la contamination de bivalves par des toxines paralysantes
(Ogata et al., 1982, 1989) ou diarrrhéiques (Marcaillou-Le Baut & Masselin, 1990).
L' interaction phytoplancton-bactérie fondée sur la
régulation réciproque des excrétions et des développements semble la plus fréquemment invoquée
dans les travaux publiés (Rausch & Lassus, 1991 ).
L' amélioration des cl ic hés photographiques en
m icroscopie électronique et des méthodes immunocytochimiques, ont permis des recherches plus
fines sur la loca lisation des bactéries et des sites
de production des tox ines . Il a été observé des
proliférations bactériennes extracellulaires dans la
« phycosphère » (Larsson & Hagstrôm , 1982)
riche en excrétions produites par les cellules
phytoplanctoniques, ainsi que des bactéries fixées
sur la paroi externe des algues. Il semble que ces
bactéries fi xées aient la propriété de passer dans
la phase aqueuse et de pénétrer à l' intérieur des
ce ll ules alga les (bactéries endosymbiotiq ues),
comme l'ont révélé des observations en m icroscopie électronique (Silva, 1982).
L'objectif de cette étude était de chercher s'i l existe b ien des bactéries associées à Prorocentrum
lima en culture non axénique, de les isoler et de
vo ir si ces bactéries synthétisent l' acide okadaïque (AO). Ce composé est responsable des
intoxications par tox ines diarrhéiques (DSP) lors
des proliférations de Prorocentrum lima. La prem ière étape était donc de repérer et d' isoler des
souches bactériennes à partir d'une culture algale
(souche PL2V) non axénique. Les to xines ont
ensuite été recherchées dans les différents compartiments ainsi que dans la phase dissoute. Parallèlement, l' immunodétection a été appliquée au
repérage de l' AO à l'intérieur des cellules algales
et dans une culture axénique d' un même cl one.
Cette étude a été complétée par la recherche du
rôle éventu el des bactéries dans l a synthèse de
l' AO par les algues.
Conditions de production
et structure d'ichtyotoxines
de Gymnodinium cf.
nagasakiense (alias
Gyrodinium aureolum)
Détection et effets des toxines
La détection des substances actives excrétées par
le dinofl agellé Cymnodinium cf. nagasakiense
peut être effectu ée par l' identifica tion de leurs
effets sur l'écosystème marin ou par la détermination directe des toxi nes après leur extraction
du milieu.
Les toxines produites par Cymnodinium cf. nagasakiense ont été mises en évidence par leurs effets
nocifs sur le développement d'embryons et de
juvéniles de pectinidés (Erard-Le Denn et al.,
1990 ; Gentien et al., 1991 ), sur la croi ssance
d'autres espèces phytoplanctoniques (Gentien &
Arzu l, 1990) et par leur action hémolyti q ue et
cytolytique sur les membranes cellulaires de différentes cibles biologiques (Arzul et al., 1994).
Ces observations serai ent compatibles av ec la
production par les cellules algales d'agents cytolytiques. La nature non protéinique de la toxine a
été suggérée par Partensky et al. (1989) à partir
de tests sur cultures cellulaires humaines montrant que les extraits aqueux des microalgues
