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Efflorescences toxiques des eaux côtières françaises :écologie, écophysiologie, toxicologie
..................................................................
.....
. .. .................... ................. .
hypothèse d' une action anthropique ne fai t pas
l' unanimité de la communauté scienti fique. Certai ns argumentent qu' il s'agi t d'artefacts :une plus
grande attention portée par les acteurs socio-économiques (sc ienti fiques, serv ices san ita ires,
exploitants des ressources marines) à ces événements, une util isati on accrue des eaux côtières
pour l' aq uaculture et donc une surveillance plus
poussée de la qualité des eaux seraien t les pri ncipales causes de cette augmentati on . Pour
d' autres, cette apparente expansion mondiale
serait le premier signe d' un réchauffement global. Des études à long term e, p lus nombreuses,
po urront sa ns doute départager ces différents
points de vue.
Q uoi qu' il en soit, depuis une v ingtaine d'années,
on ne peut plus considérer les nuisances causées
par le phytoplancton marin comme anecdotiques,
étant donnée l' importance des dommages causés
tant dans le domaine de la santé humaine que visà-v is des ressources et de l'écosystème marin.
La France était restée relativement épargnée jusqu' en 1983 , date à laquel le près de 3000 cas
d' intox icati ons de type DSP (Diarrhetic Shellfish
Poisoni ng) ont été enregistrés dans le Sud de la
Bretagne à la su ite de la co nsommati on de
mou les. L'organisme responsable appartenait au
genre D inophysis.
En 1984 un réseau de surveil lance a été mis en place sous la responsabi lité de I' IFREM ER, le long des
côtes françaises (atlantiques et méditerranéennes)
afi n d e détecter toute appa rition d 'espèces
toxiq ues. La mission de ce réseau de survei llance
dense, consiste en des observations et dénombrements d'espèces phytoplanctoniques ainsi qu'en
analyses de toxicité DSP et PSP.
Les résultats obtenus ont mo ntré une expansion
géographique des D inophysis le long des côtes
françaises. En 1984, seul le littoral de Normandie
et de la Bretagne était affecté. Depuis 1987, la
zone qui s'étend de l'estuaire de la Seine jusqu' à
l'estu aire de la Gironde a été régul ièrement touchée de même qu ' une grande parti e du littoral
méditerranéen (Belin, 1993).
En 1988 une toxic ité de type PSP a été observée
pour la première fois en France chez des moules
et des huîtres provenant de la côte à abers du
Nord de la Bretagne. L'espèce responsable a été
identifiée comme étant A lexandrium minutum
Halim. Depuis 1990 cette espèce est apparue également en M éditerranée à proximi té de la rade de
Toulon.
L'expansion des efflo rescences algales toxiques le
long des côtes fra nçaises, ainsi que la grande
efflorescence à Chrysochromu/ina po/y/epis survenue en 1988 dans les eaux scand inaves, ont
incité le ministère de l' Env iron nement, à mettre
en place un Programme National de recherche
concern ant les Effl orescences Algales Tox iques
(PNEAT). Le ministère de la Recherc he et de la
Technologie, le ministère de la Mer, I' IFREME R, se
sont joints ensuite au programme.
La France, relati vemen t épargnée, pu isque auc un
décès n' a été formellement reconnu, et touchée
récemment par de tels événem ents d' intox ication, a su donc mettre en pl ace rapidement deux
stru ctu res : un réseau de surveill ance (REPH Y)
géré par I' IFREMER, visant à garanti r pri ncipalement la sécurité des consommateurs, mais aussi
à acquérir des séries temporelles à long terme, et
un programme de recherc hes destiné à étudier la
taxinomie, la b iologie, l'écologie des algues nu isibles.
L'objectif du programme est d'accroître les
connaissances fondamentales sur les conditions
environnementales et les mécanismes qui
conduisent à des efflorescences toxiques ou nuisibles dans les eaux littorales françaises, pour une
meilleure prédiction de l'événement et de fo rmuler des conseils au niveau de la gestion des
ressources.
Dès la création du programme, le contenu scientifique a fait l'objet d' une concertation parmi les
scienti fiques représentant les divers laboratoires
impliqués dans l' étude du milieu m ar in . Des
actions prioritaires ont été définies et présentées
sous forme d'opérations c iblées. A partir des données fournies par I' IFREMER dans le cadre de son
réseau de surveillance (REPH Y), plusieurs espèces
ont été c lassées en fonction de leu r nui sance
potentielle :
- Alexa ndrium minutum, product eur de PSP,
toxines para lysantes ;
- Dinophysis spp., plusieurs espèces productrices
de DSP, toxines diarrhéiques ;
- Gymnodinium cf. nagasakiense (= Gyrodinium
aureolum = Gymnodin ium m ikimo to1) , espèce
ichtyotox ique ;
Efflorescences toxiques des eaux côtières françaises :écologie, écophysiologie, toxicologie
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hypothèse d' une action anthropique ne fai t pas
l' unanimité de la communauté scienti fique. Certai ns argumentent qu' il s'agi t d'artefacts :une plus
grande attention portée par les acteurs socio-économiques (sc ienti fiques, serv ices san ita ires,
exploitants des ressources marines) à ces événements, une util isati on accrue des eaux côtières
pour l' aq uaculture et donc une surveillance plus
poussée de la qualité des eaux seraien t les pri ncipales causes de cette augmentati on . Pour
d' autres, cette apparente expansion mondiale
serait le premier signe d' un réchauffement global. Des études à long term e, p lus nombreuses,
po urront sa ns doute départager ces différents
points de vue.
Q uoi qu' il en soit, depuis une v ingtaine d'années,
on ne peut plus considérer les nuisances causées
par le phytoplancton marin comme anecdotiques,
étant donnée l' importance des dommages causés
tant dans le domaine de la santé humaine que visà-v is des ressources et de l'écosystème marin.
La France était restée relativement épargnée jusqu' en 1983 , date à laquel le près de 3000 cas
d' intox icati ons de type DSP (Diarrhetic Shellfish
Poisoni ng) ont été enregistrés dans le Sud de la
Bretagne à la su ite de la co nsommati on de
mou les. L'organisme responsable appartenait au
genre D inophysis.
En 1984 un réseau de surveil lance a été mis en place sous la responsabi lité de I' IFREM ER, le long des
côtes françaises (atlantiques et méditerranéennes)
afi n d e détecter toute appa rition d 'espèces
toxiq ues. La mission de ce réseau de survei llance
dense, consiste en des observations et dénombrements d'espèces phytoplanctoniques ainsi qu'en
analyses de toxicité DSP et PSP.
Les résultats obtenus ont mo ntré une expansion
géographique des D inophysis le long des côtes
françaises. En 1984, seul le littoral de Normandie
et de la Bretagne était affecté. Depuis 1987, la
zone qui s'étend de l'estuaire de la Seine jusqu' à
l'estu aire de la Gironde a été régul ièrement touchée de même qu ' une grande parti e du littoral
méditerranéen (Belin, 1993).
En 1988 une toxic ité de type PSP a été observée
pour la première fois en France chez des moules
et des huîtres provenant de la côte à abers du
Nord de la Bretagne. L'espèce responsable a été
identifiée comme étant A lexandrium minutum
Halim. Depuis 1990 cette espèce est apparue également en M éditerranée à proximi té de la rade de
Toulon.
L'expansion des efflo rescences algales toxiques le
long des côtes fra nçaises, ainsi que la grande
efflorescence à Chrysochromu/ina po/y/epis survenue en 1988 dans les eaux scand inaves, ont
incité le ministère de l' Env iron nement, à mettre
en place un Programme National de recherche
concern ant les Effl orescences Algales Tox iques
(PNEAT). Le ministère de la Recherc he et de la
Technologie, le ministère de la Mer, I' IFREME R, se
sont joints ensuite au programme.
La France, relati vemen t épargnée, pu isque auc un
décès n' a été formellement reconnu, et touchée
récemment par de tels événem ents d' intox ication, a su donc mettre en pl ace rapidement deux
stru ctu res : un réseau de surveill ance (REPH Y)
géré par I' IFREMER, visant à garanti r pri ncipalement la sécurité des consommateurs, mais aussi
à acquérir des séries temporelles à long terme, et
un programme de recherc hes destiné à étudier la
taxinomie, la b iologie, l'écologie des algues nu isibles.
L'objectif du programme est d'accroître les
connaissances fondamentales sur les conditions
environnementales et les mécanismes qui
conduisent à des efflorescences toxiques ou nuisibles dans les eaux littorales françaises, pour une
meilleure prédiction de l'événement et de fo rmuler des conseils au niveau de la gestion des
ressources.
Dès la création du programme, le contenu scientifique a fait l'objet d' une concertation parmi les
scienti fiques représentant les divers laboratoires
impliqués dans l' étude du milieu m ar in . Des
actions prioritaires ont été définies et présentées
sous forme d'opérations c iblées. A partir des données fournies par I' IFREMER dans le cadre de son
réseau de surveillance (REPH Y), plusieurs espèces
ont été c lassées en fonction de leu r nui sance
potentielle :
- Alexa ndrium minutum, product eur de PSP,
toxines para lysantes ;
- Dinophysis spp., plusieurs espèces productrices
de DSP, toxines diarrhéiques ;
- Gymnodinium cf. nagasakiense (= Gyrodinium
aureolum = Gymnodin ium m ikimo to1) , espèce
ichtyotox ique ;
