Littoral
Modélisation numérique des courants
de la côte bretonne
Dominique Obaton, Pierre Garreau
Ifremer, Del/AO, BP 70, 29280 Plouzané
Introduction
Le but de cette étude est de connaître de façon détaillée les courants
sur l'ensemble du littoral breton. Le meilleur moyen est d’utiliser un
modèle numérique avec une maille de calcul, c’est-à-dire une distance
entre deux points de calcul, la plus petite possible afin d’être capable
de déterminer les phénomènes physiques de petite échelle. On sera
alors à même de connaître la dynamique en tous les points du domaine
littoral et à tout instant.
On distingue l’hydrodynamique à court terme, qui concernera ici un
cycle de marée et donc un mouvement périodique des masses d’eau, de
celle à long terme superposée à la précédente et qui correspond à la
dérive des masses d’eau au fil des marées. Cette hydrodynamique à long
terme intéresse particulièrement les biologistes. En effet, une masse
d’eau peu renouvelée indique une sensibilité écologique de la zone.
Des matières minérales et organiques transportées par les rivières ou rejetées directement sur le littoral restent aux embouchures de ces rivières
et aux lieux de ces rejets. Si les masses d’eau y sont peu renouvelées, il
y a un risque d’eutrophisation et de développement algal.
Dans un premier temps, nous présentons et décrivons le modèle.
Ensuite, la dynamique des masses d’eau au cours d’un cycle, puis à
long terme sur plusieurs cycles de marée, est étudiée et interprétée sur
l’ensemble du littoral breton.
Description du modèle
L’ensemble du modèle couvre le littoral breton de 5,58°W à l,4l°W
en longitude et de 47,06°N à 49,38°N en latitude (fig. 1, p. 338).
Lorsque les fonds marins et la côte sont représentés de façon réaliste
et que la dynamique du milieu est connue au large, l’intégration des
équations de la mécanique cles fluides permet de connaître la dynamique
sur le domaine, soit l’élévation de la surlace libre et la vitesse, en tout
lieu et à tout instant.
Le domaine d’étude est découpé en mailles carrées de 300 m de côté.
C’est en chacune de ces mailles qu’est connue la bathymétrie et que se
font les calculs. Les fonds marins et la côte (fig. 1, p. 3.38) sont ceux mesurés et répertoriés par le service hydrographique et océanographique de
la Marine (Shom). La dynamique sur le littoral breton est essentiellement
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Modélisation numérique des courants
de la côte bretonne
Dominique Obaton, Pierre Garreau
Ifremer, Del/AO, BP 70, 29280 Plouzané
Introduction
Le but de cette étude est de connaître de façon détaillée les courants
sur l'ensemble du littoral breton. Le meilleur moyen est d’utiliser un
modèle numérique avec une maille de calcul, c’est-à-dire une distance
entre deux points de calcul, la plus petite possible afin d’être capable
de déterminer les phénomènes physiques de petite échelle. On sera
alors à même de connaître la dynamique en tous les points du domaine
littoral et à tout instant.
On distingue l’hydrodynamique à court terme, qui concernera ici un
cycle de marée et donc un mouvement périodique des masses d’eau, de
celle à long terme superposée à la précédente et qui correspond à la
dérive des masses d’eau au fil des marées. Cette hydrodynamique à long
terme intéresse particulièrement les biologistes. En effet, une masse
d’eau peu renouvelée indique une sensibilité écologique de la zone.
Des matières minérales et organiques transportées par les rivières ou rejetées directement sur le littoral restent aux embouchures de ces rivières
et aux lieux de ces rejets. Si les masses d’eau y sont peu renouvelées, il
y a un risque d’eutrophisation et de développement algal.
Dans un premier temps, nous présentons et décrivons le modèle.
Ensuite, la dynamique des masses d’eau au cours d’un cycle, puis à
long terme sur plusieurs cycles de marée, est étudiée et interprétée sur
l’ensemble du littoral breton.
Description du modèle
L’ensemble du modèle couvre le littoral breton de 5,58°W à l,4l°W
en longitude et de 47,06°N à 49,38°N en latitude (fig. 1, p. 338).
Lorsque les fonds marins et la côte sont représentés de façon réaliste
et que la dynamique du milieu est connue au large, l’intégration des
équations de la mécanique cles fluides permet de connaître la dynamique
sur le domaine, soit l’élévation de la surlace libre et la vitesse, en tout
lieu et à tout instant.
Le domaine d’étude est découpé en mailles carrées de 300 m de côté.
C’est en chacune de ces mailles qu’est connue la bathymétrie et que se
font les calculs. Les fonds marins et la côte (fig. 1, p. 3.38) sont ceux mesurés et répertoriés par le service hydrographique et océanographique de
la Marine (Shom). La dynamique sur le littoral breton est essentiellement
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