Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
Les objectifs majeurs de ce programme étaient de comprendre les mécanismes de transfert des polluants vers les cours d'eau et par les cours d’eau
vers le littoral. Dans ce cadre, le programme visait à identifier les variables
et les paramètres qui influencent ces transferts, qu’ils soient météorologiques, géologiques, hydrologiques, agronomiques... et de quantifier et hiérarchiser leurs influences. Parallèlement, étaient étudiées les
possibilités de modifier et de réduire les transferts, ou d’améliorer les phénomènes de dépollution naturelle (zones humides, eaux souterraines... ).
Par ailleurs, des travaux ont porté sur la mesure cle l’efficacité d’un
marais littoral pour réduire les marées vertes sur les plages situées en
aval. Un inventaire des sites propices à l'aménagement de tels marais
à l’échelle du littoral breton a été réalisé. Ces travaux ont èté conduits
sur deux bassins versants : celui du Coët-Dan à Naizin dans le Morbihan, suivi depuis plus de vingt ans par le Cemagref, et celui du
Kerharo, tributaire de la baie cle Douarnenez dans le Finistère. Sur les
zones littorales correspondantes, les flux d’azote apportés à la mer par
les ruisseaux ont été suivis ainsi que leur relation avec l’importance cles
marées vertes qui s'y développent chaque année.
Les travaux ont porté sur le nitrate, du fait de la dégradation de la qualité des eaux destinées à l’alimentation en eau potable et de son influence
directe sur le développement des algues vertes, ainsi que sur le phosphore, responsable cle l’eutrophisation des eaux douces. Des travaux
ont été conduits sur les pesticides et les bactéries d’intérêt sanitaire
provenant cles élevages, sujets peu étudiés jusqu’alors. Ce programme
ne visait pas à ètre exhaustif. Il a porté sur les paramètres dont l’influence
sur la qualité des milieux avait ète mise en èvidence.
Nitrate
L’augmentation des concentrations de nitrate dans les eaux de surface
de Bretagne a commencé il y a plusieurs décennies. Depuis lors, elle a
constitué une préoccupation, puis un problème majeur, pour la potabilisation de l'eau puisque 80 % des eaux consommèes dans la région
proviennent de prises d’eaux superficielles.
L’azote, qu'il soit sous forme de nitrate ou d’ammoniaque, est nècessaire, comme le phosphore, à l’apparition de l’eutrophisation en eau
douce, bien que le second élément soit le facteur limitant du phénomène.
En milieu marin, la situation est généralement inverse et c’est l’azote
qui règle l’importance de l’eutrophisation. Celle-ci peut revêtir une
forme phytoplanctonique ou benthique selon les conditions du milieu,
notamment l’èclairement. Dans le deuxième cas, il s’agit de ce qui est
couramment appelé « marée verte ».
L’origine de l'augmentation massive des teneurs en nitrate dans les
cours d’eau est très majoritairement agricole (> 75 %). L’intensification de l’agriculture et notamment des élevages en est la cause principale. Ceci est d’autant plus vrai que les effluents des agglomèrations
sont de mieux en mieux traitès en station d’épuration.
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Les objectifs majeurs de ce programme étaient de comprendre les mécanismes de transfert des polluants vers les cours d'eau et par les cours d’eau
vers le littoral. Dans ce cadre, le programme visait à identifier les variables
et les paramètres qui influencent ces transferts, qu’ils soient météorologiques, géologiques, hydrologiques, agronomiques... et de quantifier et hiérarchiser leurs influences. Parallèlement, étaient étudiées les
possibilités de modifier et de réduire les transferts, ou d’améliorer les phénomènes de dépollution naturelle (zones humides, eaux souterraines... ).
Par ailleurs, des travaux ont porté sur la mesure cle l’efficacité d’un
marais littoral pour réduire les marées vertes sur les plages situées en
aval. Un inventaire des sites propices à l'aménagement de tels marais
à l’échelle du littoral breton a été réalisé. Ces travaux ont èté conduits
sur deux bassins versants : celui du Coët-Dan à Naizin dans le Morbihan, suivi depuis plus de vingt ans par le Cemagref, et celui du
Kerharo, tributaire de la baie cle Douarnenez dans le Finistère. Sur les
zones littorales correspondantes, les flux d’azote apportés à la mer par
les ruisseaux ont été suivis ainsi que leur relation avec l’importance cles
marées vertes qui s'y développent chaque année.
Les travaux ont porté sur le nitrate, du fait de la dégradation de la qualité des eaux destinées à l’alimentation en eau potable et de son influence
directe sur le développement des algues vertes, ainsi que sur le phosphore, responsable cle l’eutrophisation des eaux douces. Des travaux
ont été conduits sur les pesticides et les bactéries d’intérêt sanitaire
provenant cles élevages, sujets peu étudiés jusqu’alors. Ce programme
ne visait pas à ètre exhaustif. Il a porté sur les paramètres dont l’influence
sur la qualité des milieux avait ète mise en èvidence.
Nitrate
L’augmentation des concentrations de nitrate dans les eaux de surface
de Bretagne a commencé il y a plusieurs décennies. Depuis lors, elle a
constitué une préoccupation, puis un problème majeur, pour la potabilisation de l'eau puisque 80 % des eaux consommèes dans la région
proviennent de prises d’eaux superficielles.
L’azote, qu'il soit sous forme de nitrate ou d’ammoniaque, est nècessaire, comme le phosphore, à l’apparition de l’eutrophisation en eau
douce, bien que le second élément soit le facteur limitant du phénomène.
En milieu marin, la situation est généralement inverse et c’est l’azote
qui règle l’importance de l’eutrophisation. Celle-ci peut revêtir une
forme phytoplanctonique ou benthique selon les conditions du milieu,
notamment l’èclairement. Dans le deuxième cas, il s’agit de ce qui est
couramment appelé « marée verte ».
L’origine de l'augmentation massive des teneurs en nitrate dans les
cours d’eau est très majoritairement agricole (> 75 %). L’intensification de l’agriculture et notamment des élevages en est la cause principale. Ceci est d’autant plus vrai que les effluents des agglomèrations
sont de mieux en mieux traitès en station d’épuration.
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