Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
des cultures témoins réalisées de façon identique mais sans ajout d’herbicide. L’accroissement de la population algale était étudié à l’aide du
taux de croissance p2 encore appelé taux de doublement :
Ln(N
2
/N 1 )/(t
2
-t 1 )Ln
2
calculé avec les densités cellulaires N_> et N 1 correspondant aux temps
t 2 et t 1 , de la plus grande pente. Le taux p2 traduit l’aptitude d'une
espèce à se diviser à un moment donné et représente le dynamisme de
la population (Guillard, 1979 ; Fukazawa et al., 1980). Ce calcul tenait
compte des modifications éventuelles du rendement de fluorescence
en présence de certains herbicides (Tissut & Severin, 1984 in Bérard &
Pelte, 1 999).
Résultats
Le taux de croissance p2 calculé dans chaque expérience est exprimé en
pourcentage du contrôle µ2
c
. Ces valeurs permettent cle comparer les
variations du taux de croissance en fonction des doses d’herbicides utilisées : 100-100(µ2 c -µ2)/µ2 c . Les résultats relatifs à C. gracilis, G. mikimotoi et H. akashiwo sont réunis dans le tableau 3. Les figures 1 et 2
présentent ceux d’A. mhwtnm. Les variations montrent que les effets des
herbicides sur la croissance des algues dépendent, dans la plupart des
cas, des conditions d’enrichissement en sels nutritifs.
En milieux optimal et maximal, le p2 de la diatomée est peu modifié
par les ajouts de trifluraline, 2,4-D, alachlore et métolachlore. L’atrazine ralentit le développement de C. gracilis à partir de 20 µg.l -1 (p2 de
80 %) en milieu maximal. En milieu minimal, l’atrazine et le 2,4-D à
0,025 pg.l - 1 , la trifluraline à 0,005 pg.l - 1 abaissent le µ2 chez la diatomée. L’alachlore n’agit qu’à partir de 0,5 µg.l -1 et le métolachlore agit
peu ou pas aux concentrations inférieures ou égales à 10 µg.l - 1 . Seul le
diuron inhibe la diatomée dans tous les cas d’enrichissement. Dès
0,025 µg.l - 1 , p2 est de 60 et 10 % du controle, en milieux maximal et
minimal respectivement.
En milieux optimal et maximal, l’atrazine ralentit le développement des
cultures du dinoflagellé G. mikimotoi à partir de 20 µg.l - 1 , tandis qu’en
milieu minimal, cette concentration d’herbicide stimule significativement le développement de l’algue (p2 de 170 %). Le diuron inhibe la
croissance de G. mikimotoi dès 0,025 µg.l -1 en milieu minimal (p2 à
63 %) tandis qu’une inhibition totale est observée dans tous les milieux
à 5 µg.l - 1 . En milieu minimal, un ralentissement du développement est
toujours observé en présence d’alachlore à 10 µg.l - 1 et de métolachlore
à partir de 0,1 pg.L
1 .
L'atrazine à 0,025 µg.l -1 agit sur la croissance d'H. akashiwo en milieu
maximal par une stimulation significative (p2 de 129 %) et en milieu
minimal par une inhibition (p2 de 64 % ). A partir de 100 µg.l -1 , le
développement de l’algue est ralenti dans tous les cas.
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