Littoral
Levolution temporelle est marquée et semble suivre un schéma comparable à ce qui est observé en général sur les estrans des sites étudiés
ailleurs.
Le tonnage maximum, estimé en juin, est voisin du cubage cumulé
ramassé durant la saison 1 998. Bien que la masse volumique des thalles
soit légèrement supérieure à un, on considère souvent qu’un mètre
cube ramassé correspond à 0,8 t d’algues, compte tenu du sable enlevé avec les algues (voir ci-dessus).
La biomasse offshore mesurée par unité de surface a été très variable selon
les stations et les dates. Les plus fortes concentrations ont été rencontrées en juillet par -12 m au nord-nord-ouest du Ry (1,6 kilogramme
de poids frais essoré par mètre carré). Il s’agissait d’un tapis d’environ
10 cm d’épaisseur, couvrant presque entièrement le fond sableux. Les
plongeurs ont constaté qu’une turbulence, même modérée, suffit à
remettre temporairement les algues en suspension.
L’espèce très majoritairement présente dans les échantillons était Ulva
rotundata (Dion, comm. pers.).
De juin à août et à un mètre au-dessus du fond, les températures ont
été comprises entre 14,4 °C et 17,5 °C. En juillet et août, une thermocline a été observée à 4 m de profondeur aux stations situées le plus
au large ; elle correspondait à un écart de 2 à 3 °C entre la surface et le
fond. Pour la même période, la salinité au fond a varié entre 34,4 et
34,9 PSS. La différence entre le fond et la surface n’était c]ue de 0,1 à
0,2 PSS au large, et nulle près de la côte.
En juillet et août, l’éclairement mesuré au fond a été compris entre 38
et 200 µE/s/m
2 , selon la couverture nuageuse et la profondeur de la
colonne d’eau. Aux stations situées au large, les coefficients d’extinction
ont varié entre 0,1 35 et 0,205/m. À cette période et à proximité de la
côte, la concentration d’azote inorganique (N-NO 3 + N-NH 4 ) s’est
située entre 5 et 6 µmol/1, et au mois de juin elle se situait autour de 2
à 3 µmol/1.
Discussion
Flux de nitrate
Les flux de nitrate mesurés en baie de Douarnenez entre avril et juilletaoût sont essentiellement influencés par les débits qui sont décroissants
sur la période. Cependant, les concentrations décroissent également,
mais légèrement. Cela correspond très probablement à une contribution
relative plus importante des eaux profondes, issues de l’aquifère (Watremez & Talbo, dans ce volume). Le pas de temps hebdomadaire des
mesures qui a été adopté ne permet sans doute pas d’appréhender tous
les épisodes de crue. En effet, la faible taille des bassins versants et la
nature schisteuse de certains d’entre eux induisent des temps de réponse aux précipitations brefs. Durant ces épisodes, la concentration en
nitrate est cl’abord abaissée par dilution par les eaux de ruissellement peu
chargées, avant de remonter sous l’effet des apports hypodermiques assez
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