Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
même pour l'ensemble des sites à ulves de la baie de Douarnenez. Au
vu de ceci et à partir de 1997, le suivi des flux azotés a été élargi à ces
autres sites.
En 1998, sur les indications de pêcheurs professionnels de Douarnenez,
la présence de concentrations d’ulves a été recherchée au large de la
zone de déferlement, par des fonds compris entre -2 et -18 mètres.
Le résultat des investigations précitées et les relations existant entre les
flux d’azote et les proliférations d'ulves sont présentés ci-après, ainsi que
les enseignements que l'on peut en tirer d'un point de vue opérationnel.
Methodes
Site
La description de la baie cle Douarnenez et du bassin versant du Kerham est présentée dans une autre communication à laquelle on peut se
reporter (Bordenave & Merceron, dans ce volume).
Flux azotés
En baie de Douarnenez, comme ailleurs en Bretagne, l'azote inorganique
constitue le principal facteur limitant la croissance des ulves (Dion &
Le Bozec, dans ce volume). Le phosphore est souvent disponible en
abondance dans les sédiments marins, à partir desquels il est relargué
dans l’eau sus-jacente au fur et à mesure de sa consommation. En conséquence, seuls les flux d’azote minéral ont étè mesurés dans cette ètude.
De plus, le dosage de sa forme ammoniacale a ètè abandonné car, effectué initialement, il n’a représenté qu’autour de 1 % de l'azote minèral
total. Ce dernier est constitué presqu’exclusivement de nitrate, et c’est
cet ion seulement c|ui a été dosé.
En 1995 et 1996, seuls les ruisseaux du Kerharo, cle Ty-Anquer et du
Lapic ont ètè étudiés, puisqu'à ce moment la mobilité des algues et de
l’eau entre les différentes plages de la baie n’était pas établie. En 1997
et 1998, l'èchantillonnage a ètè élargi aux cinq autres cours d’eau débouchant sur des plages prèsentant ègalement des marèes vertes soit, du
nord au sud : les ruisseaux de Pentrez, de Lestrevet, de Trezmalaouen,
de Kersampen et du Nèvet. Pour chacun des huit cours d'eau èchantillonnés, les prélèvements ont ètè effectués en eau douce hors cle l’influence marine, le plus près possible de l'embouchure (fig. 1).
Les missions sur le terrain, d’un nombre compris entre 10 et 14 par ruisseau selon les annèes, se sont déroulées pendant la pèriode de pousse
des ulves, c’est-à-dire entre avril et mi-juillet (jusqu'à mi-août en 1996),
selon une périodicité hebdomadaire ou bimensuelle.
Le flux de nitrate est le produit du débit par la concentration. La vitesse
du courant des ruisseaux a ètè mesurèe à l’aide d'un courantomètre à
moulinet OTT. Celui-ci a ètè utilisé sur plusieurs verticales de la section mouillée cle chaque cours d’eau. Un logiciel ad hoc a permis de calculer le débit à partir de ces donnèes associèes à d’autres décrivant la
géométrie et la rugosité du lit. L’ion nitrate des échantillons d’eau a ètè
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même pour l'ensemble des sites à ulves de la baie de Douarnenez. Au
vu de ceci et à partir de 1997, le suivi des flux azotés a été élargi à ces
autres sites.
En 1998, sur les indications de pêcheurs professionnels de Douarnenez,
la présence de concentrations d’ulves a été recherchée au large de la
zone de déferlement, par des fonds compris entre -2 et -18 mètres.
Le résultat des investigations précitées et les relations existant entre les
flux d’azote et les proliférations d'ulves sont présentés ci-après, ainsi que
les enseignements que l'on peut en tirer d'un point de vue opérationnel.
Methodes
Site
La description de la baie cle Douarnenez et du bassin versant du Kerham est présentée dans une autre communication à laquelle on peut se
reporter (Bordenave & Merceron, dans ce volume).
Flux azotés
En baie de Douarnenez, comme ailleurs en Bretagne, l'azote inorganique
constitue le principal facteur limitant la croissance des ulves (Dion &
Le Bozec, dans ce volume). Le phosphore est souvent disponible en
abondance dans les sédiments marins, à partir desquels il est relargué
dans l’eau sus-jacente au fur et à mesure de sa consommation. En conséquence, seuls les flux d’azote minéral ont étè mesurés dans cette ètude.
De plus, le dosage de sa forme ammoniacale a ètè abandonné car, effectué initialement, il n’a représenté qu’autour de 1 % de l'azote minèral
total. Ce dernier est constitué presqu’exclusivement de nitrate, et c’est
cet ion seulement c|ui a été dosé.
En 1995 et 1996, seuls les ruisseaux du Kerharo, cle Ty-Anquer et du
Lapic ont ètè étudiés, puisqu'à ce moment la mobilité des algues et de
l’eau entre les différentes plages de la baie n’était pas établie. En 1997
et 1998, l'èchantillonnage a ètè élargi aux cinq autres cours d’eau débouchant sur des plages prèsentant ègalement des marèes vertes soit, du
nord au sud : les ruisseaux de Pentrez, de Lestrevet, de Trezmalaouen,
de Kersampen et du Nèvet. Pour chacun des huit cours d'eau èchantillonnés, les prélèvements ont ètè effectués en eau douce hors cle l’influence marine, le plus près possible de l'embouchure (fig. 1).
Les missions sur le terrain, d’un nombre compris entre 10 et 14 par ruisseau selon les annèes, se sont déroulées pendant la pèriode de pousse
des ulves, c’est-à-dire entre avril et mi-juillet (jusqu'à mi-août en 1996),
selon une périodicité hebdomadaire ou bimensuelle.
Le flux de nitrate est le produit du débit par la concentration. La vitesse
du courant des ruisseaux a ètè mesurèe à l’aide d'un courantomètre à
moulinet OTT. Celui-ci a ètè utilisé sur plusieurs verticales de la section mouillée cle chaque cours d’eau. Un logiciel ad hoc a permis de calculer le débit à partir de ces donnèes associèes à d’autres décrivant la
géométrie et la rugosité du lit. L’ion nitrate des échantillons d’eau a ètè
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