Littoral
courantologie résiduelle particulièrement pénalisantes dans ce site.
Rappelons qu’il a été parmi les tout premiers touchés par le phénomène.
Tableau 2 - Résultat de divers scénarios de réduction d’apports azotés en baie de Lannion.
Situation
% d'abattement par rapport
à la situation réelle de 1994
en boîtes 1 et 2 (grève de St-Michel)
Situation actuelle (4472 tonnes de poids frais) en 1994
Sur la base de 1994, la teneur moyenne du Yar en nitrate est alors :
sur l'année : 32 mg/l
de mai à septembre : 33 mg/l
0
Sans aucun apport terrestre de NO 3
95
Sans apport de NO 3 par le Douron
0
Sans apport de NO 3 par le Dourmeur
0
Sans apport de NO 3 par le Quinquis
3
Sans apport de NO 3 par le Roscoat
11
Sans apport de NO 3 par le Kerdu
4
Sans apport de NO 3 par le Traou Bigot
0
Sans apport de NO 3 par le Léguer
0
Sans apport de NO 3 par le Yar
72
Avec apports de NO 3 du Yar réduits de 25 %
Sur la base de 1994. la teneur moyenne du Yar en nitrate est alors,
de mai à septembre : 25 mg/l
13
Avec apports de NO 3 du Yar réduits de 50 %
Sur la base de 1994, la teneur moyenne du Yar en nitrate est alors,
de mai à septembre : 17 mg/l
31
Avec apports de NO 3 du Yar réduits de 75 %
Sur la base de 1994, la teneur moyenne du Yar en nitrate est alors,
de mai à septembre : 8 mg/l
51
L'eutrophisation côtière à phytoplancton
Les caractéristiques du phénomène
Le scénario général est toujours identique, même si les espèces phytoplanctoniques impliquées peuvent être différentes d’un site à l’autre ou
d’une année sur l’autre. Alors qu’en mer tempérée il y a en général une
seule floraison majeure du phytoplancton, au printemps, qui épuise le
stock disponible de sels nutritifs, les zones côtières soumises à d’importants apports issus d’une rivière ou d’un fleuve peuvent soutenir
plusieurs floraisons intenses durant le printemps et l’été grâce à leur
approvisionnement continu en nutriments. L’extrême abondance du
phytoplancton (des millions, voire des dizaines de millions de cellules
par litre) obscurcit alors l’eau, empêchant toute photosynthèse sur une
épaisseur de plusieurs mètres au-dessus du fond et provoquant une
intense respiration puis une dégradation aérobie du phytoplancton. Si
le réapprovisionnement en oxygène de l’air n’est pas assuré par un brassage suffisant de la tranche d’eau, par exemple parce qu'une stratification haline ou thermique s’est établie et c]ue le vent est faible, l’anoxie
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