Littoral
Outre six formes de l’azote et cinq formes du phosphore, le modèle
simule trois types de biomasses algales : le phytoplancton, considéré
comme toujours en suspension dans l’eau, et les ulves qui passent au
gré de la turbulence verticale entre la forme en suspension dans l’eau
et la forme déposée sur le fond. Le carbone étant réapprovisionné
constamment par dissolution de gaz carbonique atmosphérique dans
l’eau de surface de la mer, il n’est presque jamais limitant dans nos eaux
côtières bien brassées et son cycle n’a pas été modélisé. Etant donné
qu’il n’a aucune influence directe sur les ulves, le cycle du silicium n’a
pas non plus été simulé ici, bien que le ralentissement de croissance
estival des diatomées, algues phytoplanctoniques à enveloppe siliceuse,
soit partiellement dû à l'épuisement momentané du silicate dans l’eau
de mer. Par contre, la simulation explicite du contenu des algues en N
et P correspond à la volonté de prendre en compte la grande capacité
de stockage des sels nutritifs par les algues (Fujita, 1985) et de pouvoir comparer la simulation du carencement en N et/ou P aux mesures
effectivemenr réalisées sur le terrain (Dion, 1988). II s'agit clonc d’un
modèle de croissance dit « à quotas » (Droop, 1973).
Chaque variable d’état Xi est régie par une équation différentielle ordinaire du temps qui permet de calculer à l’instant t sa dérivée dXi,/dt;
cette dérivée temporelle est fonction des transformations locales subies
par la variable Xi (création par les termes « sources » et disparition par
les termes « puits ») mais également cles échanges avec le milieu environnant, qu’il s’agisse d’apports par les rivières ou d’échanges advectifs
et dispersifs avec les eaux marines voisines du point de calcul. Le détail
des équations et de leurs paramètres est fourni dans Ménesguen (1998).
Résultats pour la baie de Lannion
La simulation a été effectuée pour l’année 1994, du jour 100 jusqu’au
jour 300, période favorable à la croissance algale et pour laquelle des
mesures de flux de nutriments amenés par les huit rivières se jetant dans
la baie avaient été effectuées par le conseil général des Côtes-d’Armor.
Pour les conditions initiales, une valeur uniforme sur toute la zone a
été prise pour chaque variable, les ulves ètant considérées entièrement
déposées sur le fond, avec une densité uniforme de dix grammes de
poids sec par mètre carré sur toute la zone. Cette répartition géographique irréaliste a volontairement été retenue pour tester la capacité
du modèle à créer des « marées vertes » uniquement dans les sites où
elles sont réellement observées.
Au début mai (fig. 2a, p. 337), période du maximum annuel du phytoplancton (« bloom ») dans la région, la biomasse du phytoplancton
est abondante sur toute la zone, mais nettement stimulée par les apports
de nutriments aux débouchés du Léguer, du Douron et des rivières arrivant sur la Lieue de Grève. La durée du bloom printanier est également
allongée d’environ trois semaines en zone enrichie. Au début septembre
(fig. 2b, p. 337), comme clurant tout l’été, la biomasse phytoplanctonique est faible sur toute la zone, et plus encore dans le secteur sud-est,
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Outre six formes de l’azote et cinq formes du phosphore, le modèle
simule trois types de biomasses algales : le phytoplancton, considéré
comme toujours en suspension dans l’eau, et les ulves qui passent au
gré de la turbulence verticale entre la forme en suspension dans l’eau
et la forme déposée sur le fond. Le carbone étant réapprovisionné
constamment par dissolution de gaz carbonique atmosphérique dans
l’eau de surface de la mer, il n’est presque jamais limitant dans nos eaux
côtières bien brassées et son cycle n’a pas été modélisé. Etant donné
qu’il n’a aucune influence directe sur les ulves, le cycle du silicium n’a
pas non plus été simulé ici, bien que le ralentissement de croissance
estival des diatomées, algues phytoplanctoniques à enveloppe siliceuse,
soit partiellement dû à l'épuisement momentané du silicate dans l’eau
de mer. Par contre, la simulation explicite du contenu des algues en N
et P correspond à la volonté de prendre en compte la grande capacité
de stockage des sels nutritifs par les algues (Fujita, 1985) et de pouvoir comparer la simulation du carencement en N et/ou P aux mesures
effectivemenr réalisées sur le terrain (Dion, 1988). II s'agit clonc d’un
modèle de croissance dit « à quotas » (Droop, 1973).
Chaque variable d’état Xi est régie par une équation différentielle ordinaire du temps qui permet de calculer à l’instant t sa dérivée dXi,/dt;
cette dérivée temporelle est fonction des transformations locales subies
par la variable Xi (création par les termes « sources » et disparition par
les termes « puits ») mais également cles échanges avec le milieu environnant, qu’il s’agisse d’apports par les rivières ou d’échanges advectifs
et dispersifs avec les eaux marines voisines du point de calcul. Le détail
des équations et de leurs paramètres est fourni dans Ménesguen (1998).
Résultats pour la baie de Lannion
La simulation a été effectuée pour l’année 1994, du jour 100 jusqu’au
jour 300, période favorable à la croissance algale et pour laquelle des
mesures de flux de nutriments amenés par les huit rivières se jetant dans
la baie avaient été effectuées par le conseil général des Côtes-d’Armor.
Pour les conditions initiales, une valeur uniforme sur toute la zone a
été prise pour chaque variable, les ulves ètant considérées entièrement
déposées sur le fond, avec une densité uniforme de dix grammes de
poids sec par mètre carré sur toute la zone. Cette répartition géographique irréaliste a volontairement été retenue pour tester la capacité
du modèle à créer des « marées vertes » uniquement dans les sites où
elles sont réellement observées.
Au début mai (fig. 2a, p. 337), période du maximum annuel du phytoplancton (« bloom ») dans la région, la biomasse du phytoplancton
est abondante sur toute la zone, mais nettement stimulée par les apports
de nutriments aux débouchés du Léguer, du Douron et des rivières arrivant sur la Lieue de Grève. La durée du bloom printanier est également
allongée d’environ trois semaines en zone enrichie. Au début septembre
(fig. 2b, p. 337), comme clurant tout l’été, la biomasse phytoplanctonique est faible sur toute la zone, et plus encore dans le secteur sud-est,
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