Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
La stabilisation observée ne semble pas due à une chronologie particulière des événements climatiques et notamment des pluies. On sait que
la concentration en nitrate des eaux de surface est dépendante des conditions de pluviosité. La figure 1 montre que, après déduction de l'effet
des débits sur les concentrations mensuelles de 1988 à 1997, il reste
un résidu distribué de façon aléatoire.
Figure 1
Concentrations de mtrate
à l’exutoire
du bassin versant
du Coët-Dan (56)
de 1988 à 1997.
Pendant toute la période de l’étude, l'excédent annuel est certes stabilisé mais reste à un niveau très élevé. Depuis 1988, un nouvel équilibre
dynamique, régulé notamment par l'activité microbienne du sol, semble
atteint.
Les facteurs de variation de l’azote et de sa lixiviation
dans le sol agricole
Le sol est le point de passage obligé de toute la pollution azotée provenant de l'agriculture. Notamment, la couche labourée est le siège cle
phénomènes microbiens agissant à des pas de temps allant de quelques
jours, voire quelques mois (minéralisation, organisation, volatilisation,
dénitrification), à au moins quelques dizaines d'années (humification).
L'inertie du système est très élevee en raison cle l’intégration rapide des
apports dans la matière organique du sol et du couplage entre le cycle
de l'azote et celui du carbone. En résumé, l’activité microbienne clans
la couche superficielle du sol, correspondant approxivativement à l’épaisseur de la couche labourée, détermine la première répartition de l’azote
apporté entre les trois compartiments (atmosphère, sol, eau) depuis les
écoulements superficiels en dessous de la zone labourée jusqu’aux écoulements souterrains à grande profondeur. L’activité du sol est profondé316
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