Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
En s’inspirant des travaux cle Dorland & Beauchamp (1991), la variation de l’activité dénitrifiante entre 5 °C et 20 °C a pu être modélisée
sous la forme suivante :
D t°
C = (a . (T° c -20) + VD 20°c )
2
[2]
avec
DT°C : capacité dénitrifiante à T°c en ng N/g sol sec/h,
T°c : température en degré Celsius.
Cependant, la pente de cette relation a est variable selon les échantillons. Elle est cependant fortement dépendante de C, N et P. Une
bonne estimation de ce coefficient est obtenue par l’équation :
100.a = 11,6.N + 3,2
(r-2 = 0,72)
[3].
Ces trois équations permettent donc de prédire correctement la capacité dénitrifiante des sols et sa variation en fonction de la température. Un
test effectué sur un autre site breton donne des résultats satisfaisants ;
ils permettent d’envisager la généralisation de ce mode d’estimation, au
moins dans un contexte régional.
Une autre conséquence importante de ce résultat est que la capacité épuratoire de sols soumis à cles apports réguliers de nutriments est appelée à augmenter avec le temps, l’augmentation des teneurs en azote et
phosphore dans le sol entraînant une augmentation de son activité biologique.
En supposant la zone de Kerveldreac’h homogène et irriguée uniformément par un flux d’eau contaminée, la capacité dénitrifiante théorique de cette zone à 1 3 °C serait de l’ordre de 17 gN/jour, ce qui, pour
une concentration moyenne de 60 mg/1 de NO3, représente un débit
d’eau cle 0,01 l/s. Cela signifie que, lorsque la zone est à son maximum
d’inliltration, la capacité d’épuration maximum théorique est largement excédée.
Conclusion
Le site cle Kerveldreac'h, en raison de sa taille réduite, de ses limites
hydrologiques bien définies et cle son organisation simple, représente
un cas expérimental de grand intérêt pour la compréhension du fonctionnement d’une zone humide aménagée. Son étude détaillée permet
d’établir un diagnostic précis et riche d’enseignements. Globalement,
son impact sur la qualité des eaux est faible pour trois raisons. D’une
part, la capacité d’infiltration limitée cles sols conduit à des débordements fréquents du dispositif. D’autre part, les conditions cle circulation de l’eau infiltrée sont hétérogènes, ce c]ui détermine cles voies de
circulations trop rapides pour permettre l’épuration. Enfin, la surface
restreinte de la zone lui confère une capacité dénitrifiante réduite au
regard des flux incidents.
Cependant, lorsque les flux incidents sont proportionnés à la taille de
la zone, l’effet épuratoire est manifeste et important (25 à 80 % des flux
incidents en mars-avril 1998) et ce, malgré la rusticité de l’aménagement.
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En s’inspirant des travaux cle Dorland & Beauchamp (1991), la variation de l’activité dénitrifiante entre 5 °C et 20 °C a pu être modélisée
sous la forme suivante :
D t°
C = (a . (T° c -20) + VD 20°c )
2
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avec
DT°C : capacité dénitrifiante à T°c en ng N/g sol sec/h,
T°c : température en degré Celsius.
Cependant, la pente de cette relation a est variable selon les échantillons. Elle est cependant fortement dépendante de C, N et P. Une
bonne estimation de ce coefficient est obtenue par l’équation :
100.a = 11,6.N + 3,2
(r-2 = 0,72)
[3].
Ces trois équations permettent donc de prédire correctement la capacité dénitrifiante des sols et sa variation en fonction de la température. Un
test effectué sur un autre site breton donne des résultats satisfaisants ;
ils permettent d’envisager la généralisation de ce mode d’estimation, au
moins dans un contexte régional.
Une autre conséquence importante de ce résultat est que la capacité épuratoire de sols soumis à cles apports réguliers de nutriments est appelée à augmenter avec le temps, l’augmentation des teneurs en azote et
phosphore dans le sol entraînant une augmentation de son activité biologique.
En supposant la zone de Kerveldreac’h homogène et irriguée uniformément par un flux d’eau contaminée, la capacité dénitrifiante théorique de cette zone à 1 3 °C serait de l’ordre de 17 gN/jour, ce qui, pour
une concentration moyenne de 60 mg/1 de NO3, représente un débit
d’eau cle 0,01 l/s. Cela signifie que, lorsque la zone est à son maximum
d’inliltration, la capacité d’épuration maximum théorique est largement excédée.
Conclusion
Le site cle Kerveldreac'h, en raison de sa taille réduite, de ses limites
hydrologiques bien définies et cle son organisation simple, représente
un cas expérimental de grand intérêt pour la compréhension du fonctionnement d’une zone humide aménagée. Son étude détaillée permet
d’établir un diagnostic précis et riche d’enseignements. Globalement,
son impact sur la qualité des eaux est faible pour trois raisons. D’une
part, la capacité d’infiltration limitée cles sols conduit à des débordements fréquents du dispositif. D’autre part, les conditions cle circulation de l’eau infiltrée sont hétérogènes, ce c]ui détermine cles voies de
circulations trop rapides pour permettre l’épuration. Enfin, la surface
restreinte de la zone lui confère une capacité dénitrifiante réduite au
regard des flux incidents.
Cependant, lorsque les flux incidents sont proportionnés à la taille de
la zone, l’effet épuratoire est manifeste et important (25 à 80 % des flux
incidents en mars-avril 1998) et ce, malgré la rusticité de l’aménagement.
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