Solutions techniques
Des tests colorimétriques de terrain ont été utilisés pour déterminer,
sur la motte, l’état redox du sol. Des échantillons de sol ont été prélevés et incubés pour déterminer les paramètres biochimiques (potentiel
dénitrifiant et consommation d’oxygène). Sur ces prélèvements, des
analyses de sol classiques ont été réalisées pour mettre en relation l’activité dénitrifiante et des paramètres plus accessibles, dans une perspective d’extrapolation.
L’ensemble des dispositifs et méthodes de mesures est décrit dans le détail
par ailleurs (Bidois, 1999).
Résultats et discussion
La qualité des eaux et les zones humides ripariennes du Kerharo
En préalable à l’expérimentation menée sur le site de Kerveldreac’h, un
diagnostic de la qualité des eaux et des zones ripariennes a été réalisé
sur I’ensemble du bassin versant du Kerharo. Il ressort de cette étude
une forte zonation de la pollution sur le bassin versant, les parties gréseuses au nord étant moins polluées que les parties schisteuses. De
même, une forte variabilité de l’état des zones humides a été constatée. Les sols hydromorphes à très hydromorphes couvrent 23 % de la
superficie totale du bassin versant. Globalement, une part importante,
entre le tiers et la moitié, de cette surface a été drainée et mise en culture, et les ruisseaux recalibrés. Là encore, la partie gréseuse est, en
général, mieux préservée. Il reste toutefois, de manière discontinue et
irrégulière, des zones de friches, cle bois ou de prairies humides n’ayant
pas été drainées. Ces zones présentent des potentialités intéressantes en
matière d’épuration, bien que la majorité d’entre elles n’ait pas de rôle
décelable sur la qualité des eaux (Bidois, 1995).
Il ressort de ce diagnostic rapide que le bassin versant dans son ensemble
présente une surface importante de zones humides susceptibles de faire l’objet d’aménagements légers permettant d’en restaurer ou d’en
améliorer la capacité épuratoire. Pour certaines d’entre elles, à l’image
de la zone cle Kerveldreac’h, ces aménagements n’empiéteraient pas ou
peu sur la surface agricole utile.
Il fallait ensuite déterminer les paramètres à respecter pour la réalisation cle ces aménagements et le bénéfice que l’on pouvait en attendre
en terme de qualité des eaux. Ceci a constitué l’objet de l’expérimentation de Kerveldreac’h.
Site de Kerveldreac'h : comparaison amont - aval des concentrations
Durant toute la période de suivi, les débits en aval de la zone ont varié
de 0 à 4 l/s. La première année de suivi a été exceptionnellement sèche.
La deuxième année a présenté une pluviométrie plus proche de la normale, caractérisée par deux périodes humides, de novembre à janvier
et en avril. Les débits amont et aval ne sont pas significativement différents. La capacité maximale d’infiltration dans le site (débit au-delà
duquel un débordement du seuil amont se produit) est estimée à 0,2l/s.
291
Des tests colorimétriques de terrain ont été utilisés pour déterminer,
sur la motte, l’état redox du sol. Des échantillons de sol ont été prélevés et incubés pour déterminer les paramètres biochimiques (potentiel
dénitrifiant et consommation d’oxygène). Sur ces prélèvements, des
analyses de sol classiques ont été réalisées pour mettre en relation l’activité dénitrifiante et des paramètres plus accessibles, dans une perspective d’extrapolation.
L’ensemble des dispositifs et méthodes de mesures est décrit dans le détail
par ailleurs (Bidois, 1999).
Résultats et discussion
La qualité des eaux et les zones humides ripariennes du Kerharo
En préalable à l’expérimentation menée sur le site de Kerveldreac’h, un
diagnostic de la qualité des eaux et des zones ripariennes a été réalisé
sur I’ensemble du bassin versant du Kerharo. Il ressort de cette étude
une forte zonation de la pollution sur le bassin versant, les parties gréseuses au nord étant moins polluées que les parties schisteuses. De
même, une forte variabilité de l’état des zones humides a été constatée. Les sols hydromorphes à très hydromorphes couvrent 23 % de la
superficie totale du bassin versant. Globalement, une part importante,
entre le tiers et la moitié, de cette surface a été drainée et mise en culture, et les ruisseaux recalibrés. Là encore, la partie gréseuse est, en
général, mieux préservée. Il reste toutefois, de manière discontinue et
irrégulière, des zones de friches, cle bois ou de prairies humides n’ayant
pas été drainées. Ces zones présentent des potentialités intéressantes en
matière d’épuration, bien que la majorité d’entre elles n’ait pas de rôle
décelable sur la qualité des eaux (Bidois, 1995).
Il ressort de ce diagnostic rapide que le bassin versant dans son ensemble
présente une surface importante de zones humides susceptibles de faire l’objet d’aménagements légers permettant d’en restaurer ou d’en
améliorer la capacité épuratoire. Pour certaines d’entre elles, à l’image
de la zone cle Kerveldreac’h, ces aménagements n’empiéteraient pas ou
peu sur la surface agricole utile.
Il fallait ensuite déterminer les paramètres à respecter pour la réalisation cle ces aménagements et le bénéfice que l’on pouvait en attendre
en terme de qualité des eaux. Ceci a constitué l’objet de l’expérimentation de Kerveldreac’h.
Site de Kerveldreac'h : comparaison amont - aval des concentrations
Durant toute la période de suivi, les débits en aval de la zone ont varié
de 0 à 4 l/s. La première année de suivi a été exceptionnellement sèche.
La deuxième année a présenté une pluviométrie plus proche de la normale, caractérisée par deux périodes humides, de novembre à janvier
et en avril. Les débits amont et aval ne sont pas significativement différents. La capacité maximale d’infiltration dans le site (débit au-delà
duquel un débordement du seuil amont se produit) est estimée à 0,2l/s.
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