Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
partie notable (10 à 61 %) des apports de nitrate des bassins versants
avant que ces flux nutritifs n’atteignent les zones côtières sensibles à
l'eutrophisation. Cette consommation comporte une part de prélèvement biologique et une grande partie de dénitrification microbienne.
Celle-ci dépend de la superficie de la zone immergée, du flux d’azote
entrant, clu temps de transit dans la zone humide et des biomasses bactériennes en place.
La consommation peut atteindre des valeurs de 4 à 7 kg d’azote par
hectare de marais et par jour, ce qui est supérieur aux données de la
bibliographie internationale. La présence cle roseaux sur ces sites favorise certainement la dénitrification. On manque de données sur les
sites qui en sont dépourvus.
Ces chiffres indiquent que, en saison, sur certains sites favorables, une
forte réduction des apports d’azote au littoral pourra s’opérer rapidement. C’est le cas du marais de Kervigen qui peut consommer en
moyenne 67 % des apports de nitrate en transit et 30% des apports
totaux de la rivière, le Kerharo, avant qu’ils n’arrivent en baie de Douarnenez, zone très sensible aux proliférations d’algues vertes.
Environ 300 ha de marais dans les parties aval de quelques bassins versants bretons pourront être utilisés pour diminuer l’alimentation azotée des algues vertes proliférantes. Sans considérer ici les potentialités
diffuses de dénitrification sur les parties amont des bassins versants, les
superficies utilisables pour cette fonction paraissent relativement restreintes clans les vallées aval. C’est dire qu’une importante réduction
de l’eutrophisation littorale bretonne ne pourra s’envisager sans la mise
en place d’orientations agricoles adaptées : respect des réglementations,
fortes réductions d’intrants, bonnes pratiques agronomiques.
Références bibliographiques
† Coïc D., 1996. Suivi des concentrations et des flux d’azote (nitrate,
ammonium) en baies cle Douarnenez et Tressény (Finistère) au cours
du printemps et de l'eté 1996. Estimation de leur abattement par
les marais littoraux cle Kervigen et du Curnic et par l’étang du
Pont. Rapport EEL, contrat Ifremer, 27 p.
†Coïc D., 1997. Etude du potentiel de dénitrification de marais littoraux en Bretagne et recherche de sites susceptibles d’accueillir des
roselières dénitrifiantes. Rapport EEL, contrat Ifremer, 29 p.
Créocéan, 1 995. Etude du fonctionnement et cle l’effet épurateur d’un
marais littoral, le marais de Kervigen. Contrat Ifremer, 14
p. + annexes.
Cuillandre J.-P., 1998. Etude relative à l’actualisation des connaissances sur le marais de Kervigen. Biotopes. Conseil général du Finistère, Union européenne 47 p. + annexes.
Durand P, Henault C, Bidois J., Trolard E, 1998. La dénitrification
en zone humide de fonds de vallée. hr. Agriculture intensive et qualité des eaux, Inra-éditions, 223-231.
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partie notable (10 à 61 %) des apports de nitrate des bassins versants
avant que ces flux nutritifs n’atteignent les zones côtières sensibles à
l'eutrophisation. Cette consommation comporte une part de prélèvement biologique et une grande partie de dénitrification microbienne.
Celle-ci dépend de la superficie de la zone immergée, du flux d’azote
entrant, clu temps de transit dans la zone humide et des biomasses bactériennes en place.
La consommation peut atteindre des valeurs de 4 à 7 kg d’azote par
hectare de marais et par jour, ce qui est supérieur aux données de la
bibliographie internationale. La présence cle roseaux sur ces sites favorise certainement la dénitrification. On manque de données sur les
sites qui en sont dépourvus.
Ces chiffres indiquent que, en saison, sur certains sites favorables, une
forte réduction des apports d’azote au littoral pourra s’opérer rapidement. C’est le cas du marais de Kervigen qui peut consommer en
moyenne 67 % des apports de nitrate en transit et 30% des apports
totaux de la rivière, le Kerharo, avant qu’ils n’arrivent en baie de Douarnenez, zone très sensible aux proliférations d’algues vertes.
Environ 300 ha de marais dans les parties aval de quelques bassins versants bretons pourront être utilisés pour diminuer l’alimentation azotée des algues vertes proliférantes. Sans considérer ici les potentialités
diffuses de dénitrification sur les parties amont des bassins versants, les
superficies utilisables pour cette fonction paraissent relativement restreintes clans les vallées aval. C’est dire qu’une importante réduction
de l’eutrophisation littorale bretonne ne pourra s’envisager sans la mise
en place d’orientations agricoles adaptées : respect des réglementations,
fortes réductions d’intrants, bonnes pratiques agronomiques.
Références bibliographiques
† Coïc D., 1996. Suivi des concentrations et des flux d’azote (nitrate,
ammonium) en baies cle Douarnenez et Tressény (Finistère) au cours
du printemps et de l'eté 1996. Estimation de leur abattement par
les marais littoraux cle Kervigen et du Curnic et par l’étang du
Pont. Rapport EEL, contrat Ifremer, 27 p.
†Coïc D., 1997. Etude du potentiel de dénitrification de marais littoraux en Bretagne et recherche de sites susceptibles d’accueillir des
roselières dénitrifiantes. Rapport EEL, contrat Ifremer, 29 p.
Créocéan, 1 995. Etude du fonctionnement et cle l’effet épurateur d’un
marais littoral, le marais de Kervigen. Contrat Ifremer, 14
p. + annexes.
Cuillandre J.-P., 1998. Etude relative à l’actualisation des connaissances sur le marais de Kervigen. Biotopes. Conseil général du Finistère, Union européenne 47 p. + annexes.
Durand P, Henault C, Bidois J., Trolard E, 1998. La dénitrification
en zone humide de fonds de vallée. hr. Agriculture intensive et qualité des eaux, Inra-éditions, 223-231.
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